Gasse Annie ; Rondot Vincent ; Lecler Alain ; Cala
IFAO
95,00 €
Épuisé
EAN :9782724704341
Séhel, une des plus vastes parmi les îles situées au sud d'Assouan, au c?ur de la première cataracte du Nil, porte, sur les gros blocs de granit qui occupent sa moitié méridionale, une grande quantité d'inscriptions. Très tôt l'intérêt des archéologues s'est porté sur ces textes souvent aussi difficiles à lire qu'ils l'ont été à graver. Lepsius, Mariette et Brugsch furent les premiers à faire connaître ces documents dont l'intérêt historique est considérable. Toujours à la fin du XIXe siècle, Jacques de Morgan et son équipe entreprirent la description systématique des sites et monuments de l'Égypte en partant de la frontière sud du pays. Séhel figurait, bien sûr, au premier rang de leur programme. Ils copièrent quelque 230 inscriptions et leur publication, en 1894, exemplaire pour l'époque, reste jusqu'à nos jours l'unique référence. Depuis, plusieurs égyptologues se sont intéressés ponctuellement à ces textes; il faut citer en premier l'infatigable inspecteur du Service des antiquités égyptiennes que fut Labib Habachi. Les auteurs de la présente publication, quant à eux, ont consacré plusieurs campagnes aux relevés épigraphiques, photographiques et topographiques des inscriptions de Séhel. Aux textes rassemblés dans l'édition de Morgan, ils ont pu en ajouter plus de 300 qui avaient échappé à la sagacité des prédécesseurs et dont la grande majorité appartient à l'Ancien Empire. Les lectures et copies anciennes ont été systématiquement vérifiées et corrigées si nécessaire. A Séhel, l'Ancien Empire est particulièrement présent, grâce à des textes qui font essentiellement allusion aux notables de la province. Au Moyen Empire, ce sont surtout les expéditions nubiennes des souverains, notamment Sésostris III, qui sont commémorées dans le granit de l'île. La période la plus abondamment représentée est le Nouvel Empire. Alors, sous l'égide des vice-rois de Kouch, les échanges avec la Nubie s'intensifient; les grandes villes de l'Empire envoient des expéditions importantes à Assouan pour quérir le granit indispensable à l '?uvre architecturale. Le culte de la déesse Ânouqet, maîtresse de Séhel, se développe de façon qu'un sanctuaire attire nombre de pèlerins célèbres. Les dernières époques de l'histoire égyptienne, si elles sont quantitativement minoritaires, sont illustrées par quelques inscriptions remarquables au premier rang desquelles il faut citer la stèle de la Famine, donnée ici pour la première fois en fac-similé. Dans le présent ouvrage, chaque inscription est documentée par une photographie, un fac-similé (si nécessaire), une copie autographiée, une bibliographie et une traduction. Des plans clefs situent chaque document dans l'espace. Sept indices enfin permettent un accès rapide aux informations.
Nombre de pages
607
Date de parution
17/04/2008
Poids
3 368g
Largeur
320mm
Plus d'informations
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EAN
9782724704341
Titre
Les inscriptions de Séhel
Auteur
Gasse Annie ; Rondot Vincent ; Lecler Alain ; Cala
Editeur
IFAO
Largeur
320
Poids
3368
Date de parution
20080417
Nombre de pages
607,00 €
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Horus sur les crocodiles " : cette formule a priori quelque peu énigmatique cache l'un des mythes les plus populaires de l'ancienne Égypte pendant le dernier millénaire avant J.-C. : pour le soustraire aux attaques de son oncle Seth, Isis dissimule son jeune fils Horus dans les marais du Delta. Un jour, l'enfant est mordu par un serpent ; il doit mourir mais, grâce à l'intervention des divinités majeures du panthéon égyptien, il guérit miraculeusement. Ayant triomphé de ce danger, il devient le protecteur des humains, victimes désignées de tous les animaux nuisibles, serpents, scorpions, crocodiles, etc. Omniprésente dans la religion et la magie égyptiennes, cette légende trouve sa principale, et parfois naïve illustration, sur les stèles " d'Horus sur les crocodiles ". L'iconographie de leur recto lui est entièrement consacrée tandis que tout le reste de leur surface - côtés et bases compris- est couvert de textes en relation avec ce récit et les pouvoirs magiques d'Horus. Accouru au chevet du patient, le médecin-magicien plongeait l'un de ces objets dans l'eau et lui faisait ensuite absorber le liquide chargé de vertus guérisseuses, tout en récitant les formules appropriées. Paradoxalement, ces petits monuments de la piété populaire, qui étaient souvent la propriété personnelle des thérapeutes-magiciens, comptent parmi les pièces archéologiques conservées les moins nombreuses : environ quatre cents stèles seulement sont connues dans le monde. Le département des Antiquités égyptiennes du Louvre abrite une quantité significative de ces pièces - quarante -, avec cette remarquable particularité de posséder au moins un exemplaire de chaque époque, ce qui permet de suivre l'évolution typologique de ces documents pendant le millénaire de leur existence. Tels qu'ils sont, ces objets de petites dimensions, souvent frustes, inscrits de formules parfois mal comprises et déformées par les copistes égyptiens eux-mêmes, éclairent un aspect particulièrement humain de la pensée religieuse de l'ancienne Égypte, où se mêlent confiance en l'écrit et croyances fondées sur l'image.
Cet ouvrage regroupe les textes des communications présentées lors du colloque international Vers une francophonie entrepreneuriale, qui s'est tenu en mars 2008 à Québec (Canada), et dont l'objectif était de réfléchir aux différentes problématiques en lien avec l'entrepreneuriat et la culture entrepreneuriale dans les pays francophones. Ce fut aussi l'occasion de partager entre les pays de la francophonie les expériences en matière d'entrepreneuriat, et d'identifier des mesures visant à mutualiser ce savoir-faire. L'ouvrage actualise les connaissances de l'entrepreneuriat moderne et réaffirme que le développement du potentiel entrepreneurial dans une société passe par la sensibilisation, la promotion et la mise à la disposition de moyens appropriés.
L'objectif de cet ouvrage, fondé sur une vaste enquête, est de déterminer les profils et caractéristiques des créateurs et repreneurs d'entreprises des générations X et Y. Il met en évidence leurs motivations, leurs aspirations, leurs besoins et les formes d'entreprises créées. Il soulève la question de la relève entrepreneuriale et a pour but d'accompagner les entrepreneurs, de favoriser les conditions de leur réussite et de valoriser leur fonction. Il contribue à la construction de nouveaux styles de management, de nouveaux modes d'organisation correspondant à leurs profils et de nouveaux modèles de gouvernance adaptés à leurs motivations. Il fournit aussi des orientations sur l'enseignement en entrepreneuriat. Plusieurs témoignages et vignettes d'entrepreneurs illustrent, par des exemples pratiques, les principaux apports de cette étude. Celle-ci est le fruit de la collaboration entre quatre auteurs : deux Français, Martine Pelé et Gérard Kokou Dokou, respectivement Professeur à l'Université Paris II Panthéon-Assas et Maître de conférences-HDR à l'ULCO, deux Québécois, Yvon Gasse et Maripier Tremblay, Professeurs à l'Université Laval.
Si "le sommeil est l'ami de l'homme", selon Péguy, comment se fait-il que l'homme le lui rende si peu ? C'est particulièrement vrai en France où la consommation de somnifères et de tranquillisants atteint un niveau très élevé. On peut expliquer ce manque de sommeil par notre mode de vie et le stress de la société moderne. Mais on peut y voir plus profondément la conséquence d'une mentalité trop rationnelle qui favorise la surexcitation du cerveau. Riche de son expérience d'insomniaque, Maryvonne Gasse explore les différentes thérapies possibles. Elle montre aussi combien une vision unifiée de l'homme, reliant esprit, psychisme et corps, peut permettre un meilleur sommeil, et donc un vrai repos.
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A Dendara, le domaine d'Horus est indépendant de celui d'Hathor ; diverses processions reliaient cependant les deux espaces sacrés. Horus était le maître de Dendara, époux d'Hathor maîtresse de Dendara, et Edfou et Dendara ne forment qu'un seul nome. Les deux divinités incarnent la royauté, masculine et féminine, transmise par Rê d'Héliopolis. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire.