Financer l'entreprise dans l'espace OHADA. Quelques idées pour le développement des Etats africains
Garrier Claude ; Kassia Bi Oula Joachim
L'HARMATTAN
25,50 €
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EAN :9782343095905
Le développement économique est d'abord le fait des entreprises de transformation et des producteurs agricoles. Financer l'entreprise dans l'espace OHADA propose de repenser l'environnement juridique dans lequel elles opèrent, d'y introduire une libre concurrence que nul monopole ne vient fausser, qu'aucun règlement ne vient entraver, à l'exception de ceux qui protègent les salariés, la santé publique et l'environnement naturel. Se fondant sur ce qu'écrivait Claude-Henri de Saint-Simon au XIXe siècle, "Dans les idées industrielles, c'est là, et là seulement que nous devons chercher notre salut, et la fin de la Révolution", l'ouvrage propose que l'OHADA institue de nouveaux montages favorisant le financement des entreprises par les opérateurs privés, et que soient modifiées profondément les institutions publiques pour donner au peuple et aux entrepreneurs une plus large place, une plus grande responsabilité dans leur fonctionnement, et donc accroître la marge d'initiative juridique laissée aux entreprises privées. Le sous-titre, Quelques idées pour le développement des Etats africains, souligne la nécessité de dépasser les considérations financières et d'offrir aux entreprises un environnement qui favorise leur croissance. C'est ainsi que l'ouvrage propose de repenser les structures constitutionnelles pour que les citoyens y prennent une part active et s'y sentent à l'aise, en lui donnant la forme fédérale, solution qui rendrait presque impossibles les troubles qui déchirent l'Afrique subsaharienne depuis quarante ans.
Nombre de pages
228
Date de parution
22/09/2016
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343095905
Titre
Financer l'entreprise dans l'espace OHADA. Quelques idées pour le développement des Etats africains
Auteur
Garrier Claude ; Kassia Bi Oula Joachim
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
280
Date de parution
20160922
Nombre de pages
228,00 €
Disponibilité
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Le colonisateur est arrivé au XIXe devant une " forêt vierge ". A la fin de ce siècle, il l'a mise en exploitation à la fois pour en exporter l'" acajou bassam " qui était utilisé dans la construction navale, et pour en tirer les droits de sortie qui sont encore perçus aujourd'hui. La colonie de Côte d'Ivoire n'a rien coûté au contribuable français, contrairement aux affirmations des détracteurs de la colonisation. Il est même arrivé que ses comptes présentent un excédent de recettes. Le Gouverneur qui a organisé dix ans de la plus violente répression et qui s'en est fait gloire, a conçu en 1912, une réglementation forestière de grande qualité, malheureusement remplacée en 1935 et oubliée depuis cette époque. A la suite de Clozel, certains commandants de cercle ont collecté les coutumes locales qui auraient dû fonder les décisions de la " justice indigène " et, mieux encore, le droit moderne de la Côte d'Ivoire. En reprenant cette collecte, la Côte d'Ivoire pourrait se doter d'un droit civil plus conforme aux mœurs, aux usages de ses habitants. L'ouvrage s'adresse particulièrement aux forestiers et aux amoureux de la forêt, aux spécialistes du droit foncier et plus généralement aux personnes qui cherchent dans les expériences passées des solutions pour le présent.
Les restes de la forêt vierge de la Côte d'Ivoire peuvent disparaître malgré les efforts de quelques ingénieurs des Eaux et Forêts amoureux de leur forêt, et les financements extérieurs. L'ouvrage cherche, à travers l'analyse du concept "forêt", à comprendre la réalité du fonctionnement des institutions de la Côte d'Ivoire. Le mépris des coutumes foncières, institué aux temps coloniaux et perpétué après l'Indépendance, une très longue absence de dialogue entre les populations rurales et les administrations, la pression économique et démographique concourent à la disparition des forêts. Houphouët-Boigny a fermé les yeux sur les accaparements des politiques et des hauts fonctionnaires, parce qu'il comptait que l'attrait financier détourne leurs auteurs de la recherche du pouvoir qu'il entendait conserver, tel les "roitelets nègres sanguinaires" dont il était le neveu, jusqu'à son trépas. L'auteur a participé à l'élaboration de décisions qui visaient à freiner ce mouvement. Il a constaté l'origine coloniale de plusieurs dispositions juridiques. L'ouvrage rappelle les fondements des droits fonciers et forestiers ivoiriens, souligne les inadaptations et propose des solutions de rechange par comparaison avec des pratiques étrangères ou en rappelant des règles dont l'abolition a été une erreur. Les troubles qui secouent la Côte d'Ivoire depuis quatre ans laissent le champ libre aux prédateurs. Il est urgent qu'un pouvoir à la légitimité incontestable prenne en main le destin des forêts et impose dans tout le pays les mesures, souvent impopulaires, indispensables à leur restauration.
Juristes, investisseurs et simples particuliers s'accordent pour considérer que les biens immobiliers requièrent une particulière sollicitude tant en raison de la masse d'argent nécessaire pour les acquérir, qu'en raison de leur longévité et des garanties qu'ils offrent aux éventuels prêteurs d'argent. La gestion de ces biens fait appel à des compétences diverses, juridiques, architecturales, financières, etc. L'ouvrage qui suit vise à donner à l'investisseur, à l'administrateur de biens et au syndic de copropriété, à l'étudiant qui s'initie techniques de gestion de l'immobilier urbain, les outils juridiques, financiers et organisationnels utiles à un management réussi en Côte d'Ivoire et plus généralement dans les pays membres de I'OHADA. Le présent ouvrage résulte du cours que l'auteur a professé à l'Université d'Abidjan de 1998 à 2004. Il a bénéficié de l'actualisation nécessaire dans un domaine où le droit et la pratique sont en constante évolution. Certaines solutions proposées, conformes au droit de la Côte d'Ivoire, ne sont pas encore mises en œuvre bien que largement exploitées dans d'autres pays. Ce sont des suggestions offertes aux opérateurs entreprenants.
L'auteur montre aux entrepreneurs africains que l'étatisme français est préjudiciable à la croissance de leur activité. Les propositions pour la zone OHADA sont aussi nécessaires pour les PME d'Europe souvent plus grosses que leurs cousines africaines et d'autant plus en mesure de "monter à l'assaut" commercial de la planète. L'ouvrage expose les modes de raisonnement du géo-stratège et présente divers outils juridiques.