Côte d'Ivoire et zone Ohada. Gestion immobilière et droit foncier urbain
Garrier Claude
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782296041691
Juristes, investisseurs et simples particuliers s'accordent pour considérer que les biens immobiliers requièrent une particulière sollicitude tant en raison de la masse d'argent nécessaire pour les acquérir, qu'en raison de leur longévité et des garanties qu'ils offrent aux éventuels prêteurs d'argent. La gestion de ces biens fait appel à des compétences diverses, juridiques, architecturales, financières, etc. L'ouvrage qui suit vise à donner à l'investisseur, à l'administrateur de biens et au syndic de copropriété, à l'étudiant qui s'initie techniques de gestion de l'immobilier urbain, les outils juridiques, financiers et organisationnels utiles à un management réussi en Côte d'Ivoire et plus généralement dans les pays membres de I'OHADA. Le présent ouvrage résulte du cours que l'auteur a professé à l'Université d'Abidjan de 1998 à 2004. Il a bénéficié de l'actualisation nécessaire dans un domaine où le droit et la pratique sont en constante évolution. Certaines solutions proposées, conformes au droit de la Côte d'Ivoire, ne sont pas encore mises en œuvre bien que largement exploitées dans d'autres pays. Ce sont des suggestions offertes aux opérateurs entreprenants.
Nombre de pages
283
Date de parution
24/09/2007
Poids
400g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296041691
Titre
Côte d'Ivoire et zone Ohada. Gestion immobilière et droit foncier urbain
Auteur
Garrier Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
400
Date de parution
20070924
Nombre de pages
283,00 €
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Le colonisateur est arrivé au XIXe devant une " forêt vierge ". A la fin de ce siècle, il l'a mise en exploitation à la fois pour en exporter l'" acajou bassam " qui était utilisé dans la construction navale, et pour en tirer les droits de sortie qui sont encore perçus aujourd'hui. La colonie de Côte d'Ivoire n'a rien coûté au contribuable français, contrairement aux affirmations des détracteurs de la colonisation. Il est même arrivé que ses comptes présentent un excédent de recettes. Le Gouverneur qui a organisé dix ans de la plus violente répression et qui s'en est fait gloire, a conçu en 1912, une réglementation forestière de grande qualité, malheureusement remplacée en 1935 et oubliée depuis cette époque. A la suite de Clozel, certains commandants de cercle ont collecté les coutumes locales qui auraient dû fonder les décisions de la " justice indigène " et, mieux encore, le droit moderne de la Côte d'Ivoire. En reprenant cette collecte, la Côte d'Ivoire pourrait se doter d'un droit civil plus conforme aux mœurs, aux usages de ses habitants. L'ouvrage s'adresse particulièrement aux forestiers et aux amoureux de la forêt, aux spécialistes du droit foncier et plus généralement aux personnes qui cherchent dans les expériences passées des solutions pour le présent.
Les restes de la forêt vierge de la Côte d'Ivoire peuvent disparaître malgré les efforts de quelques ingénieurs des Eaux et Forêts amoureux de leur forêt, et les financements extérieurs. L'ouvrage cherche, à travers l'analyse du concept "forêt", à comprendre la réalité du fonctionnement des institutions de la Côte d'Ivoire. Le mépris des coutumes foncières, institué aux temps coloniaux et perpétué après l'Indépendance, une très longue absence de dialogue entre les populations rurales et les administrations, la pression économique et démographique concourent à la disparition des forêts. Houphouët-Boigny a fermé les yeux sur les accaparements des politiques et des hauts fonctionnaires, parce qu'il comptait que l'attrait financier détourne leurs auteurs de la recherche du pouvoir qu'il entendait conserver, tel les "roitelets nègres sanguinaires" dont il était le neveu, jusqu'à son trépas. L'auteur a participé à l'élaboration de décisions qui visaient à freiner ce mouvement. Il a constaté l'origine coloniale de plusieurs dispositions juridiques. L'ouvrage rappelle les fondements des droits fonciers et forestiers ivoiriens, souligne les inadaptations et propose des solutions de rechange par comparaison avec des pratiques étrangères ou en rappelant des règles dont l'abolition a été une erreur. Les troubles qui secouent la Côte d'Ivoire depuis quatre ans laissent le champ libre aux prédateurs. Il est urgent qu'un pouvoir à la légitimité incontestable prenne en main le destin des forêts et impose dans tout le pays les mesures, souvent impopulaires, indispensables à leur restauration.
L'auteur montre aux entrepreneurs africains que l'étatisme français est préjudiciable à la croissance de leur activité. Les propositions pour la zone OHADA sont aussi nécessaires pour les PME d'Europe souvent plus grosses que leurs cousines africaines et d'autant plus en mesure de "monter à l'assaut" commercial de la planète. L'ouvrage expose les modes de raisonnement du géo-stratège et présente divers outils juridiques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...