Garrido Palacios Manuel ; Toledo Isabelle ; Rozenb
L'HARMATTAN
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EAN :9782296031883
A Herrumbre, petit village perdu au milieu d'un nulle part maudit. il ne reste plus personne, sauf un vieux corps allongé sur son lit de mort qui, en attendant son enterrement, raconte, à son vieil ami Tasio qui le veille, l'histoire de son village et de ses habitants. Sans même savoir si celui-ci, unique et dernier survivant, est capable de l'entendre, le mort se lance dans un interminable soliloque d'une vitalité extraordinaire et plonge dans les abîmes d'une mémoire collective peuplée de personnages pittoresques, d'anecdotes quotidiennes, d'intrigues, de tragédie, d'amour et de haine. Au fil des pages, un microcosme chargé de symboles se dessine et finit par envahir tout l'espace de cette nuit infinie. Dans un langage populaire où se mêlent humour et poésie, l'auteur de L'Abandonnoir brouille les pistes et efface la frontière qui sépare la vie de la mort, le rationnel de la magie, la réalité de la fiction. Le mort, emporté par la mémoire d'un village aussi mort que lui, finit par devenir prisonnier de sa propre fantasmagorie. Le lecteur, lui, terminera convaincu que la mort n'est pas peuplée de silence.
Nombre de pages
141
Date de parution
23/04/2007
Poids
160g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296031883
Titre
L'Abandonnoir
Auteur
Garrido Palacios Manuel ; Toledo Isabelle ; Rozenb
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
160
Date de parution
20070423
Nombre de pages
141,00 €
Disponibilité
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Le chien est le meilleur ami de l'homme mais l'homme, quelquesfois, par égoïsme ou indifférence, ne répond pas toujours à cette amitié. Il n'hésite pas à l'abandonner sur les routes ou dans un chenil dès qu'il devient encombrant. Dans ce recueil, Manuel Garrido Palacios nous offre par petites touches très fines un magnifique tableau mettant en relief la générosité désintéressée de l'animal.
Garrido Palacios Manuel ; Toledo Isabelle ; Rozenb
Pour raconter l'histoire d'Herrumbre, petit village perdu dans un nulle part maudit, il ne fallait pas moins d'une trilogie. Le Faiseur de pluie en est le deuxième tome. Le troisième, Mémoire des tourmentes, vient de paraître en Espagne clôturant ainsi le cercle narratif. Dans le premier, L'Abandonnoir, publié chez L'Harmattan, se dévoilait un monde presque surnaturel où les morts parlaient et leurs mots, tout vibrants de poésie, racontaient l'amour, la haine, la solitude et l'espoir. Le lecteur apercevra sans doute, entre les lignes de cette histoire, le spectre d'une Espagne déchirée par une guerre fratricide ; mais l'auteur du Faiseur de pluie, bien au-delà des mots et de l'Histoire, nous transporte dans un espace narratif atemporel et universel - celui de l'âme humaine - où les faits se succèdent indépendamment du lieu ou de l'époque ou des personnes qui les vivent ; car toute action, bien que locale en apparence, devient universelle dès qu'entrent en jeu les passions qui de tout temps ont gouverné le monde et les hommes, qu'ils vivent dans la plus peuplée des villes ou dans le plus isolé des villages, comme Herrumbre. Dans ce roman, Manuel Garrido Palacios mesure la vie à l'aune de l'être humain qui nous raconte, tel un choeur infatigable, la tragédie d'un conflit, jamais résolu, la tragédie d'hommes et de femmes dont l'existence, ils le savent, est condamnée à l'oubli - rien n'est fait pour durer - mais qui tiennent quand même à raconter leur histoire, si modeste soit-elle, pour témoigner de leur passage dans "ce quelque chose entre deux riens" qu'est la vie.
Entends-tu, lecteur, le mugissement qui descend des cimes perdues dans les nues ? Et ces grattements, là, ne sont-ce pas ceux que feraient les mains d'un corps désireux de s'extraire de la tombe ? Ne vois-tu pas sur la fenêtre aux volets clos de ta chambre ce visage qui te regarde, l'oeil étincelant de malice ? Je vois que tu doutes, le moment est venu de franchir la porte, tu sais, celle qui mène de l'autre côté, là où plus rien n'est normal, dans ce monde étrange dans lequel les fuligineuses créatures de la nuit guettent le moindre faux pas pour infliger au voyageur imprudent les tourments qu'engendrent les maléfices de la peur. Il y a toujours un prix à payer à vouloir regarder ce qui se cache derrière le miroir. Te voilà prévenu, il n'appartient qu'à toi maintenant d'affronter le verdict des ombres.