Le cardinal Poupard face à l'athéisme. De crise en crise, l'effritement d'un pouvoir, Approche d'une
Garreau Lydie
L'HARMATTAN
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EAN :9782747569910
Issu d'une région vinicole angevine, et particulièrement marqué par une enfance pieuse et un milieu catholique anti-républicain, le cardinal Poupard est très attaché à son Église. Son amour passionné des papes et sa fonction de recteur à l'institut catholique de Paris le conduiront à Rome. Pour Jean-Paul II, il sera l'homme idéal susceptible d'assurer, dans une Église usée, le fonctionnement du Conseil pontifical de la culture. Sa mission est de combattre l'athéisme, la multiplication des sectes et, d'une manière générale, l'indifférence religieuse, et de diffuser la vieille doctrine de la loi naturelle et divine, supérieure, selon la vision romaine, à toutes le autres. Aujourd'hui la séparation de l'Église et de l'État semble bien compromise. La laïcité est menacée. La réunion des deux sphères, privée et publique, prônée par l'Église catholique, constitue un grand danger pour une école vraiment laïque, libérée réellement de toute pression religieuse. C'est pourquoi, la séparation du temporel et du spirituel est indispensable à un enseignement de qualité pour tous.
Nombre de pages
255
Date de parution
01/11/2004
Poids
310g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747569910
Titre
Le cardinal Poupard face à l'athéisme. De crise en crise, l'effritement d'un pouvoir, Approche d'une
ISBN
2747569918
Auteur
Garreau Lydie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
310
Date de parution
20041101
Nombre de pages
255,00 €
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Nous ne pouvons comprendre certains des grands enjeux d'aujourd'hui, notamment ceux qui se jouent autour de l'école et de la laïcité, si nous ne percevons pas le contexte paradoxal et complexe duquel émerge cette laïcité. Les rénovateurs du 19e siècle ont poursuivi le combat mené par les promoteurs de la liberté au cours du siècle précédent ; ils illustrent, selon la politique de leur époque, le combat pour un enseignement libéré du monopole et de la tutelle de l'Eglise catholique. Aussi, de nombreux défenseurs de l'instruction publique ont-ils lutté contre une Eglise autoritaire et intransigeante, afin de faire entrer la religion dans la sphère privée et rompre ainsi l'alliance entre l'Etat et l'Eglise. Le passage de la domination à l'émancipation de l'école ne se fit guère sans rivalités et condamnations. Celles-ci ne sont, en réalité, que l'aspect politique d'un grand conflit récurrent entre l'Eglise et l'Etat. J. Ferry et P. Bert parviendront, difficilement, à la publication des lois scolaires de 1881 et 1882. Cette dernière loi, du 28 mars, sera vivement critiquée par Léon XIII puisqu'elle supprimera l'enseignement religieux à l'école. Pour lui, cette législation est le plan " insensé et criminel " de ceux qui nient, non seulement " les doctrines révélées de Dieu ", mais également l'autorité romaine. Depuis, même si les temps ont changé, la stratégie romaine reste la même. De nos jours, l'antagonisme entre l'Eglise et l'Etat est une question d'actualité ainsi que la liberté d'expression, de penser, de critiquer, de même que le droit au blasphème. Ces droits sont violemment décriés par les dénonciateurs des caricatures de Mahomet, lesquels sont soutenus par les hautes autorités romaines, hostiles comme eux, à les reconnaître. Aussi, la question scolaire, même si l'on cherche à la faire oublier, s'impose-t-elle toujours.
Lebret a été un de ces intellectuels qui ont contribué à l'essor d'une nouvelle orientation de l'Eglise. Dénonçant son conformisme spirituel et sa connivence avec les forces de la bourgeoisie, il a souhaité la réconcilier avec " les pauvres et les nécessiteux " mais aussi la voir rompre avec ce qu'il estimait être l'orientation politique alors en vogue. Lebret préconise une Eglise ouverte sur le monde, sur les autres cultures et sur les autres religions. Il est, certes, fortement marqué par le marxisme, mais il n'adhère, en aucune façon, au matérialisme radical. Il prône un humanisme social : il souhaite un rapprochement de l'Eglise avec le parti communiste et se révolte contre " l'anti-communisme haineux et ridicule " de certains chrétiens. Ouvert aux nouvelles disciplines intellectuelles de son temps, il pratique plus la sociologie et l'économie que la théologie et pense indispensable l'abandon d'une liturgie à ses yeux surannée.
Le mariage traditionnel comme le mariage moderne ont promis le bonheur parfait. Les réalités ouvrent souvent la porte du désenchantement. De Léon XIII à Jean-Paul II, l'idéologie de la famille et la doctrine de la loi naturelle et divine sont diffusées afin de préserver un ordre moral universel ainsi que l'autorité pontificale. Aussi, de nombreuses voix se sont-elles élevées pour dénoncer la complicité entre une société autoritaire et les gardiens de la doctrine catholique prêchant une morale conjugale inhumaine, une culture de la culpabilité et un certain fanatisme. Nul n'ignore les carences d'une éducation vertueuse prônant la chasteté, l'obéissance et la souffrance au détriment des besoins les plus élémentaires de l'individu. En considérant notamment le divorce et l'avortement comme un crime, l'Eglise met en relief son intransigeance et son souci de maintenir, malgré une déchristianisation de la société civile française, une subordination des institutions laïques à ses dogmes archaïques. A-t-elle vraiment perdu ses habitudes interventionnistes en matière de défense de la famille et de la visée procréatrice du couple ...
Notre attitude aujourd'hui en ce qui concerne la sexualité et le plaisir est-elle libre ? Les limites morales, religieuses et laïques ne sont-elles pas enracinées dans nos comportements ... Du début du 20e siècle à Mai 68, les modes de vie des couples, hétéros ou homos, ont progressivement changé de sens, mais la sexualité reste toujours aujourd'hui déconsidérée si elle n'a pas une visée reproductrice. Les militants de la libération sexuelle ont dénoncé certains tabous et interdits tout en soulignant les méfaits des principes autoritaires et conquérants. En accusant une éducation antisexuelle, tendant à mettre sa libido au vestiaire, ils ont contribué à faire reconnaître l'égalité des droits sexuels et la dignité de l'individu libéré de l'anxiété du plaisir sexuel. Mais les faits s'accordent-ils toujours avec ces discours ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...