Pinel, en élaborant le concept d'aliénation mentale, a donné l'assise théorique qui a permis la véritable libération des fous. Il ne suffit pas en effet d'écrire, comme il le fait dans cette deuxième édition du Traité : "Les aliénés, loin d'être des coupables qu'il faut punir, sont des malades dont l'état pénible mérite tous les égards dus à l'humanité souffrante et dont on doit chercher, par les moyens les plus simples, à rétablir la raison égarée" , encore faut-il en faire la démonstration. Ce que Pinel découvre à Bicêtre, c'est que grâce à la manière dont Pussin - gouverneur des fous - traitait ces fous réputés incurables, un certain nombre d'entre eux guérissaient. Pussin les traitait humainement et c'est cette constatation que les fous sont sensibles au fait d'être traités comme des êtres humains qui est l'origine même du concept d'aliénation et de son traitement. C'est pour avoir découvert ce point d'appui, qui comme celui du levier d'Archimède permet de soulever un monde, et pour ses écrits théoriques que nous devons admirer Pinel et non pour avoir, selon la scène primitive imaginée beaucoup plus tard, fait enlever les chaînes aux fous de Bicêtre. ont contribué à ce volume : J. Garrabé, D. Wildlöcher, G. Lantéri-Laura, S. D. Kipman, J. Postel, D. F. Allen, A. Mousnier-Lompre, J. Juchet, D. Weiner, T. Gineste, J. P. Huber, P. Sabourin.
Nombre de pages
156
Date de parution
15/01/1994
Poids
320g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782908602500
Titre
Philippe Pinel
ISBN
2908602504
Auteur
Garrabé Jean
Editeur
EMPECHEURS
Largeur
160
Poids
320
Date de parution
19940115
Nombre de pages
156,00 €
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La psychiatrie a élaboré des concepts qui en font la profession experte des troubles psychiatriques graves souvent traités à l'hôpital (psychoses, schizophrénie), mais aussi désormais des troubles rencontrés en médecine de ville (différentes formes de dépression, troubles obsessionnels, anxiété, troubles des conduites des enfants et des adolescents). Jean Garrabé, psychiatre et historien reconnu de la psychiatrie, montre comment l'ensemble des notions qui structurent le champ psychiatrique sont en cohérence, mais font aussi l'objet de débats et de controverses. On comprendra mieux l'articulation entre psychologie, psychanalyse et psychiatrie.
La schizophrénie touche 1 % de la population et commence le plus souvent chez des adolescents, de manière totalement imprévue. Toux ceux qui sont en contact avec des personnes schizophrènes sont frappés par l'étrangeté de leurs comportements, de leurs paroles et de leurs raisonnements. Cela fait maintenant un siècle que l'on cherche à comprendre ce redoutable trouble mental, que l'on a isolé des autres maladies dont la psychiatrie s'occupe. Ce livre retrace cet effort soutenu de la psychiatrie pour affiner ses analyses et prendre en charge et soigner les patients. Il reprend les débats, les conflits et les hésitations qui ont agité le monde psychiatrique et qui sont loin d'être clos aujourd'hui.
Toute l'oeuvre de Henri Ey tend à cela : montrer ce qu'est la liberté humaine en démontrant en quoi les maladies mentales, en tant que désorganisations de l'être conscient, constituent la pathologie de la liberté, objet de la psychiatrie.
Les ouvrages de promenades à Paris ne manquent pas dans les rayonnages actuels des librairies. Chacun d'entre eux propose de découvrir la capitale sous un angle particulier : l'amour, la gastronomie, les jardins, etc. Mais Promenades dans le Paris de la folie nous invite à une balade peu commune dans l'univers des événements, personnages et lieux qui ont marqué l'histoire de la folie dans la capitale. Les auteurs sillonnent les rues de Paris à la recherche d'un passé récent ou plus lointain. Leurs pas les amènent de la Conciergerie à l'hôpital Sainte-Anne, de Saint-Germain-des-Prés à la Bastille, et dans bien d'autres lieux encore. Battant le pavé, ils croisent la route de Landru, Sade, Baudelaire, mais aussi de Valentin Magnan ou de Balzac et retracent la folle histoire de la capitale, à l'aide de nombreuses anecdotes, parfois amusantes, mais parfois plus dramatiques. Un ouvrage pour les amoureux de Paris, de l'Histoire et des histoires, un compagnon de route pour les psychiatres curieux de leur passé.
Abandonnons la caricature! Il n'y a pas, d'un côté, des psys "dresseurs d'ours" et, de l'autre, des charlatans. Il ne s'agit pas du combat entre, à gauche, "l'humanisme psychanalytique" et, à droite, le scientisme américanisé menaçant la civilisation européenne... mais un domaine en effervescence, en crise, en mutation: la psychothérapie. Si les dix auteurs rassemblés ici par Tobie Nathan ont pour point commun de ne pas prendre pour argent comptant l'histoire officielle de la psychanalyse, ils ne sont certainement pas des dévots de l'évaluation ou des militants de l'arithmétique mentale. Ils ont le souci de ne pas faire à la psychanalyse le coup qu'elle a fait aux autres psychothérapies - à l'hypnose, au magnétisme, aux thérapies traditionnelles de notre monde et des mondes éloignés: les disqualifier au nom de la science ou de la vérité du sujet. La diversité des psychothérapies n'est pas un malheur, mais une chance! C'est précisément au sein de cette multiplicité que peut se déployer l'expertise des patients qui regardent, expérimentent, discutent, critiquent. Il ne s'agit pas ici de reconstruire, en surplomb, une théorie ayant le privilège de tout expliquer-elles sont mensongères, staliniennes, terroristes et produisent immanquablement factions et inquisitions - il s'agit d'inventer des modes d'échanges enfin démocratiques entre expériences d'égale dignité... Vous avons donc réalisé un livre d'espoir qui incite les psychothérapeutes à s'ouvrir s'ils ne veulent pas disparaître sous les coups réciproques qu'ils se portent et la colère de leurs patients.
La psychiatrie a élaboré des concepts qui en font la profession experte des troubles psychiatriques graves souvent traités à l'hôpital (psychoses, schizophrénie), mais aussi désormais des troubles rencontrés en médecine de ville (différentes formes de dépression, troubles obsessionnels, anxiété, troubles des conduites des enfants et des adolescents). Jean Garrabé, psychiatre et historien reconnu de la psychiatrie, montre comment l'ensemble des notions qui structurent le champ psychiatrique sont en cohérence, mais font aussi l'objet de débats et de controverses. On comprendra mieux l'articulation entre psychologie, psychanalyse et psychiatrie.
Peter Jean-Pierre ; Chastenet Amand-Marc-Jacques d
Ce volume reprend les textes écrits par le marquis de Puységur (1751-1825) au sujet du traitement d'un jeune psychotique, Alexandre Hébert, dans les années 1811-1812. Nous avons rassemblé, dans un seul volume, une série de textes édités à l'époque en brochures séparées et successives, comme le célèbre Les fous, les insensés, les maniaques et les frénétiques ne seraient-ils que des somnambules désordonnés ... Homme des Lumières, militaire de carrière, le marquis de Puységur a pratiqué le magnétisme selon l'orthodoxie mesmérienne, notamment dans le cadre de son régiment strasbourgeois, auprès de jeunes soldats malades. Revenu sur ses terres de Buzancy, dans le Soissonnais, Puységur va approfondir la technique héritée de Mesmer, qu'il va appeler " somnambulisme provoqué ", tout en abandonnant la notion de " fluide magnétique ". Cela va lui valoir une immense notoriété.
Comment garder la force que nous ont transmise les femmes dont on n'attendait rien d'autre que d'être une maîtresse de maison - épouse, mère? Ces femmes qui, bravant le ridicule, de manière parfaitement désintéressée (elles ne pouvaient nourrir aucun espoir de carrière), ont résisté à l'objection doucereuse de leur père: « Mais, ma chérie, tu ne manques de rien... » et ont cherché par tous les moyens à créer et à vivre. L'Université leur était alors interdite et Virginia Woolf mettait leurs filles en garde: n'allez jamais rejoindre la procession « des hommes chargés d'honneurs et de responsabilités ». Qu'avons-nous appris, nous, les filles infidèles de Virginia, qui avons, de fait, rejoint les rangs des « hommes cultivés »? Nous avons le sentiment d'assister à la fin d'une époque: celle où nous pouvions nous réjouir de voir des jeunes femmes (et des jeunes hommes aussi) prendre goût à la recherche, devenir capables de cette liberté dont nous avons profité. Désormais, à l'Université comme partoutailleurs, il s'agit de manifester sa flexibilité, d'apprendre à donner les bons signaux et à écouter ceux qui proviennent du marché, bref de donner les gages requis de motivation et de sérieux. Comment vivre cette fin d'époque sur un mode qui ne soit ni cynique ni nostalgique? Comment échapper au « chacun pour soi » qui devient la règle à l'Université comme ailleurs? Comment faire aujourd'hui relais au cri de Woolf, « Penser nous devons »? Il nous fallait rencontrer des femmes chez qui nos questions faisaient écho et qui pourraient leur donner des dimensions imprévues, appeler à prolonger ainsi le cri de Virginia Woolf. Françoise Balibar, Bernadette Bensaude-Vincent, Laurence Bouquiaux, Barbara Cassin, Mona Chollet, Emilie Hache, Françoise Sironi, Marcelle Stroobants, Benedikte Zitouni, ont accepté de témoigner des anecdotes, des événements discrets ou des perplexités qui ont marqué le chemin par lequel chacune a découvert ce que pouvait signifier « penser » et passer ainsi du refus à la création. Mêmes si les portes de l'Université se sont ouvertes aux femmes, cela ne signifie pas qu'elles s'y soient senties « à leur place ».