A près les attentats parisiens des 7, 8 et 9 janvier 2015, qui ont notamment décimé la rédaction du magazine satirique Charlie Hebdo, on a vu fleurir dans les "marches républicaines du 11 janvier, à l'instar du slogan "Je suis Charlie affiché en signe de solidarité et de protestation par les manifestants, les panneaux Voltaire est Charlie". Alors qu'on ne lisait plus beaucoup Voltaire (de même que les lecteurs boudaient Charlie Hebdo), les ventes de son Traité sur la tolérance se sont brusquement envolées, l'ouvrage paraissant être de nouveau d'actualité. En même temps, de nombreux articles de presse présentaient Voltaire comme ayant toujours été en première ligne du combat multiséculaire pour la tolérance et la liberté. Un tel engouement pour Voltaire, dans ces circonstances précises, était-il justifié ? Voltaire était-il vraiment un héros (un héraut aussi) de la tolérance, un chantre de la liberté d'expression, un défenseur de la justice, un parangon de la vérité ? Peut-on vraiment, sans se fourvoyer, faire encore référence à lui de nos jours quand tolérance, liberté, justice et vérité sont menacées, comme ce fut le cas en janvier 2015 ? Voltaire aurait-il été Charlie ?
Nombre de pages
68
Date de parution
20/11/2015
Poids
62g
Largeur
105mm
Plus d'informations
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EAN
9782364411494
Titre
Voltaire et Charlie
Auteur
Garnot Benoît
Editeur
EUD
Largeur
105
Poids
62
Date de parution
20151120
Nombre de pages
68,00 €
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Hiérarchies sociales, mondes des campagnes et des villes, religions et croyances, déviances exutoires et révoltes, démographie, hiérarchie des apparences et des manières de vivre : pour chacun de ces thèmes, l'auteur offre une introduction à l'étude de la France de l'Ancien Régime. SOMMAIRE : 1. Les fondements d'une société : naître, vivre et produire. 2. Des privilèges et des hommes : noblesse, clergé, bourgeoisies. 3. Un monde majoritaire et dominé : la société rurale. 4. Un milieu contrasté : la société urbaine. 5. Vivre au quotidien : se nourrir, se loger, se vêtir. 6. La paix sociale : exutoires, dérivatifs et révoltes. 7. Les voies du salut : religions et croyances. 8. Les chemins de la connaissance : lire, écrire, savoir ;
L'évolution de la justice, de l'Ancien Régime à nos jours, est le plus souvent présentée comme un processus de rationalisation, homogène et global, qui s'imposerait progressivement aux Français: l'Etat aurait monopolisé à son profit la violence, élargi son domaine d'intervention, reculé sans cesse les limites entre le privé et le public, et discipliné la population par des mécanismes d'obéissance. Cette vision, quant au fond inexacte, fait de l'Etat l'acteur principal. Or les modes de fonctionnement de la justice, depuis le XVIe siècle, s'expliquent d'abord par les demandes des justiciables. En outre, malgré l'apparent bouleversement de la Révolution, les continuités l'emportent sur les ruptures. S'il est une rupture essentielle, elle s'est produite à la fin du Moyen Age, avec l'affirmation de la justice de l'Etat, l'adoption de la procédure inquisitoire dans la justice pénale et du système des preuves dites "rationnelles". Ces nouveautés créent la justice moderne; tout en évoluant, elles dominent jusqu'à l'époque contemporaine. Voilà qui offre à l'historien la possibilité de rendre compte de la "judiciarisation", c'est-à-dire d'écrire une histoire à la fois de l'institution, des normes mais aussi des pratiques. En d'autres termes, une histoire sociale de la justice, de l'Ancien Régime à nos jours.
Le brigandage peut être défini comme une forme de professionnalisation du crime, parfois individuelle, souvent collective. Il inclut les bandits de grand chemin, évidemment, mais aussi les contrebandiers, les escrocs, la pègre urbaine, ainsi que les diverses formes de criminalité accompagnées de violence, à condition que l'appât du gain soit leur motivation principale. Il culmine dans ce qu'on a pris l'habitude d'appeler aujourd'hui le " crime organisé ", appellation récente, certes, mais qui recouvre une réalité multiséculaire. Les brigands sont présentés ici dans l'espace français, du Moyen Âge à nos jours. Pendant cette longue période, ils ont évolué à l'instar de la société environnante, dont ils n'ont jamais cessé de faire partie, d'une manière ou d'une autre, puisqu'ils en sont issus et puisqu'ils vivent d'elle. Brigands imaginés, brigands réels, brigands en action, brigands en justice, sont les thèmes abordés successivement, tels qu'ils ont été renouvelés par l'historiographie récente. L'ouvrage s'enrichit aussi de nombreux documents d'époque, d'une bibliographie et d'un glossaire. Benoît Garnot, agrégé d'histoire et docteur ès lettres, est professeur d'histoire moderne à l'université de Bourgogne. Auteur d'une quarantaine d'ouvrages, il a contribué à renouveler l'histoire de la justice et de la criminalité dans la France moderne.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.