Au cours des années 1840, le philosophe et le psychologue universitaire Adolphe Garnier (1800-1864) élabore une théorie des facultés de l'âme dont on trouvera l'exposition définitive dans son Traité des facultés de l'âme (1852), l'ouvrage le plus connu de l'auteur. Ce livre restera comme un modèle de fines analyses, de solides et ingénieuses distinctions, accompagnées d'exemples bien choisis et d'agréables épisodes. Cette psychologie descriptive se distingue de la psychologie expérimentale et interprétative, développée au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, qui a pour objet d'expliquer les phénomènes. Dans ce second volume, Garnier traite des facultés intellectuelles avec les perceptions (suite du livre VI), les conceptions (livre VII) et les croyances (livre VIII : induction, interprétation et foi naturelle). Les objets de la perception existent hors de l'esprit ; ceux de la conception se renferment dans l'enceinte de l'intelligence ; ceux de la croyance peuvent exister hors de nous ou seulement dans notre pensée. Les sens, la conscience et la mémoire ne nous apprennent que le présent et le passé des phénomènes ; l'induction nous en révèle l'avenir ; et l'interprétation nous découvre derrière les phénomènes visibles, des phénomènes invisibles. Enfin, à l'existence de la cause éternelle, que perçoit l'intuition pure extérieure, la foi naturelle ajoute l'attribut de la perfection. Ainsi s'élève peu à peu l'édifice de l'intelligence humaine ; il commence aux plus humbles connaissances et se termine aux plus sublimes idées. Nous reproduisons ici en fac simile le second volume de l'édition originale (1852), qui en comprend trois, du livre de Garnier : Traité sur les facultés de l'âme. Ce livre s'adresse aux philosophes, psychologues, historiens et étudiants désireux de découvrir un des premiers écrits majeurs de la psychologie spiritualiste française du XIXe siècle.
Nombre de pages
539
Date de parution
23/02/2007
Poids
560g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296028197
Titre
Traité des facultés de l'âme (1852). Volume II
Auteur
Garnier Adolphe ; Nicolas Serge
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
560
Date de parution
20070223
Nombre de pages
539,00 €
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Le plus fameux ouvrage psychologique du XIXe siècle reste sans nul doute le Traité des facultés de l'âme (1852) écrit par Adolphe Garnier (1800-1864). Un historique exact et précis de toutes les questions psychologiques, précède dans chaque chapitre, l'exposition des opinions propres de l'auteur qui donne ici un tableau complet, un vaste répertoire des m?urs de l'âme, savamment et ingénieusement distribué. Dans ce troisième et dernier volume, Garnier termine la partie consacrée à l'intelligence avec des études sur le jugement et la certitude (livre IX), sur les opérations complexes de l'intelligence (livre X : raisonnement et sciences) et sur les principaux systèmes des facultés intellectuelles (livre XI). L'ouvrage se termine sur une esquisse générale de l'âme humaine. L'homme a vu par sa conscience que la force motrice dont il jouit lui fait percevoir la résistance des objets extérieurs, et que c'est la même âme qui meut son corps et qui connaît les obstacles étrangers. Il a remarqué que cette âme a des pensées de différents genres, des inclinations diverses et qu'elle jouit de la liberté dans ses déterminations. Après avoir perçu les objets extérieurs, elle se les représente en leur absence. Elle distingue directement et immédiatement ses représentations intérieures, ou ses conceptions d'avec ses perceptions. L'âme croit naturellement à la continuation de l'existence des objets qu'elle connaît, et à la ressemblance intime de ceux dont elle aperçoit la ressemblance extérieure. Son induction dépasse ainsi les bornes de son expérience, et elle entre dans le champ des découvertes. Pour y arriver, nous avons aussi le secours d'une interprétation naturelle des signes, par laquelle, sans le raisonnement et sans l'emploi d'aucune comparaison, nous devinons la pensée et le sentiment d'autrui. Tels sont les premiers degrés de l'intelligence. Nous reproduisons ici en fac simile le troisième volume de l'édition originale (1852), qui en comprend trois, du livre de Garnier : Traité sur les facultés de l'âme. Ce livre s'adresse aux philosophes, psychologues, historiens et étudiants désireux de découvrir un des premiers écrits majeurs de la psychologie spiritualiste française du XIXe siècle.
Garnier Adolphe ; Nicolas Serge ; Jouffroy Théodor
Thomas Reid (1710-1796) reste une des figures majeures de l'Ecosse des lumières. La pensée originale de ce philosophe du sens commun, et surtout sa psychologie, a exercé une influence déterminante sur les philosophes français du début du XIXe siècle. Reid utilisera la méthode inductive pour développer la science ou philosophie de l'esprit qui sera lue et étudiée par les plus fameux philosophes français du début du XIXe siècle. Dans une savante et célèbre introduction écrite en 1836, Théodore Jouffroy (1796-1842) avait jugé l'ensemble de la philosophie écossaise lors de la traduction française de l'oeuvre de Reid. Il en avait fait apercevoir d'une part le mérite et de l'autre l'insuffisance. Ce travail sera continué par son fameux élève Adolphe Garnier (1800-1864). C'est le 25 mai 1840 que Garnier soutient en Sorbonne sa thèse française sur la Critique de la philosophie de Thomas Reid. La première partie de ce travail consiste en un simple exposé de la doctrine de Reid sur les facultés mentales. La seconde partie est une critique de la psychologie du philosophe écossais. Cette psychologie eut un immense succès en France au cours de la première moitié du XIXe siècle après les leçons de Pierre Paul Royer-Collard (1763-1845) puis de Victor Cousin (1792-1867) qui ont vu dans cette philosophie un moyen de combattre le sensualisme condillacien représenté alors à la Sorbonne par l'enseignement de Pierre Laromiguière (1756-1837). Les psychologues éclectiques français vont s'efforcer alors de rendre accessible au public les plus fameux écrits de cette école écossaise représentée alors par la philosophie de Thomas Reid. La critique de Garnier sur la philosophie de Reid reste une référence incontournable en philosophie. Nous reproduisons ici en édition fac simile l'ouvrage de Garnier : Critique de la philosophie de Thomas Reid. Cette thèse est précédée de la fameuse introduction qu'a donnée Théodore Jouffroy lors de la traduction française de l'oeuvre de Reid en 1836. Ce livre s'adresse aux philosophes, aux psychologues et aux historiens intéressés à la redécouverte de la philosophie et de la psychologie écossaise du XVIIIe siècle.
Parmi les philosophes universitaires français de la première moitié du XIXe siècle, le professeur Adolphe Gainier ( 1801-1864) fut un des premiers à réagir contre l'influence de la phrénologie de Gall et de ses émules. Frappé (lu dédain des phrénologies envers les psychologues, il pensait que seule la psychologie peut déterminer les qualités primitives et fondamentales de l'âme. Avant d'assigner le siège d'une faculté, il faut avoir constaté l'existence de celle-ci par l'observation psychologique. Son ouvrage " La psychologie et la phrénologie comparées " (1839) est dédié à son maître Théodore Jouffroy. Au début de l'ouvrage Garnier rappelle que la phrénologie se compose de deux parties bien distinctes : 1° elle recherche, au moyen de l'observation, les facultés constitutives de l'espèce humaine; 2° elle essaie, par l'observation physique, de rapporter chaque faculté à une partie du cerveau qui en devient le siège et l'organe. La phrénologie " comprend donc tout à la fois rare psychologie et une organologie " ; Gall, qui voulait réunir ces deux sciences en une seule avait donné à cet ensemble le nom de physiologie du cerveau. Pour Garnier, Gall a échoué dans sa tentative car il n'a pas développé sa psychologie sur de bonnes bases. C'est dans ce contexte qu'il donne une 1° facultés intellectuelles ; 2° facultés affectives ; 3° faculté motrice ; 4° l'acuité de vouloir. Cette classification sera ultérieurement développée dans l'ouvrage au titre évocateur : " Traité des facultés de l'âme " (1852) qui deviendra le livre de référence de la psychologie spiritualiste française du XIXe siècle. Nous reproduisons ici en fac simile l'édition originale (1839) du livre de Garnier La psychologie et la phrénologie comparées. Ce livre s'adresse aux philosophes, psychologues, historiens et étudiants désireux de découvrir un des premiers écrits critiques de la phrénologie élaboré par un psychologue spiritualiste.
Pour Adolphe Garnier (1800-1864) un cours de philosophie doit commencer par l'étude de la psychologie. Ainsi la psychologie est la description des états et des opérations du moi. L'observation intime et le raisonnement par induction, qui sont les méthodes propres à cette branche de la philosophie, nous font connaître en nous trois grands phénomènes : penser, sentir, vouloir. Par la suite, Garnier va élaborer sa propre théorie des facultés de l'âme.