En ces temps de morcèlement et de cloisonnement disciplinaire, il est impératif de rappeler les liens ambigus, mais néanmoins enchevêtrés, entre le travail social et la tradition sociologique dont est issu Erving Goffman. Les auteurs de cet ouvrage - travailleurs sociaux, sociologues, anthropologues, politistes et infirmiers - ouvrent la « boîte à outils goffmanienne », offrant des regards novateurs sur les enjeux contemporains entourant le travail social. Il prend appui sur une pluralité d'objets, dont la santé mentale, la toxicomanie, les soins aux personnes âgées ou avec un handicap, et l'aide aux sans-abris. Que ce soit sous l'angle épistémologique, théorique, méthodologique ou pratique, la posture goffmanienne est digne de considération. Elle permet d'observer les effets des institutions et des catégories du travail social sur les personnes ciblées. Elle aide à sortir d'une vision normative de l'intervenant pour identifier les possibilités et les contraintes qui pèsent sur lui. Elle permet également d'accéder aux dimensions tacites, affectives et parfois insoupçonnées du social et de la relation d'aide dans le but de rendre visible l'invisible, de rendre intolérable le toléré et les allant-de-soi. Les dix-sept collaborateurs rattachent certaines des ficelles qui ont été dénouées entre les deux disciplines au fil des luttes visant leur reconnaissance institutionnelle. Publié en français
Nombre de pages
311
Date de parution
10/10/2017
Poids
439g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782760324978
Titre
Erving Goffman et le travail social
Auteur
Garneau Stéphanie ; Namian Dahlia
Editeur
PU OTTAWA
Largeur
152
Poids
439
Date de parution
20171010
Nombre de pages
311,00 €
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Les politiques en matière d'immigration que privilégient les instances publiques québécoises sont conçues pour être un gage de performance économique. Pourtant, nombreuses sont les recherches sociologiques qui pointent le haut taux de chômage des migrants, leur forte représentation parmi les travailleurs précaires ainsi que la déqualification dont ils font l'objet. Dans cet ouvrage, l'autrice offre un angle de vue original, car elle appelle le lecteur à décentrer son regard pour mieux "déséconomiciser" la sociologie des migrations. Elle considère ainsi le phénomène de migration non pas comme une finalité, mais comme une stratégie de classement social qui prend racine dans le pays d'origine et qui se poursuit bien en aval de l'immigration. Au cours de son enquête démarrée au Maroc, elle a rencontré une quarantaine de ces individus qualifiés qui ont quitté leur pays pour le Québec, et où certains sont finalement retournés. A bien des égards, leur parcours permet de décloisonner les spécialités disciplinaires et de comprendre que la migration n'est pas susceptible d'une seule lecture.
Les jeunes sont souvent décriés pour leur apathie politique, notamment parce que les formes d'engagement qu'ils déploient sont parfois peu légitimées socialement. Les chapitres rassemblés dans ce livre visent à contribuer à la reconnaissance et à la compréhension de la diversité des formes de l'action politique des jeunes aujourd'hui dans plusieurs contextes sociopolitiques (au Québec et au Canada, en Europe, en Amérique latine et ailleurs). Ce livre retrace les processus qui favorisent ou non l'engagement politique des jeunes, par le regard croisé d'études rigoureuses portant tantôt sur des formes d'action politique attendues des pouvoirs publics (le vote, la participation associative), tantôt sur des formes plus contestataires (notamment chez des jeunesses marginalisées), en passant par des modes plus diffus de résistance au pouvoir. De cette panoplie de manières de s'engager se dégage le portrait de jeunesses variées, mais loin d'être apathiques.
Ces homélies ont été adressées, semaine après semaine, à des croyants et croyantes comme on en rencontre dans toutes les églises du monde.Elles peuvent aider l'homéliste à trouver son propre ton et ses propres mots, adaptés à la faim et à la soif des gens réunis au nom du Christ.
Nta'tugwaqanminen-Notre histoire présente la vision, la relation à la terre, l'occupation historique et actuelle du territoire, de même que les noms de lieux et ce que révèlent ceux-ci sur l'occupation ancestrale du territoire. Il porte sur les traités conclus avec la Couronne britannique, sur le respect de ces traités par la nation mi'gmaque et le non-respect de ceux-ci par les divers paliers de gouvernement. Il explore la dépossession des Mi'gmaqs du Gespe'gewa'gi (Nord du Nouveau-Brunswick et péninsule gaspésienne) dans la foulée de la colonisation illégale européenne, puis le développement de la péninsule par ces colons européens, à leur avantage. Il aborde également la question des droits et titres des Mi'gmaqs sur leur territoire. Nta'tugwaqanminen montre que les Mi'gmaqs du Gespe'gewa'gi occupent ce territoire depuis toujours, qu'ils en étaient les seuls occupants avant la colonisation européenne, et qu'ils occupent sans interruption depuis ce temps. Deux voix émergent de cet ouvrage : celle des Mi'gmaqs du Gespe'gewa'gi, et de leurs aînés, qui sont les narrateurs de leur histoire collective, et celle des chercheurs qui ont étudié cette histoire, notamment en menant une enquête toponymique pour découvrir les indicateurs de mouvements migratoires. Une coédition avec Fernwood Publishing.
Qui étaient les "allumettières" de l'usine de pâte et papier E. B. Eddy de Hull ? De jeunes femmes exploitées ou des militantes syndicales engagées ? Entre 1854 et 1928, ces ouvrières chargées de fabriquer 90 % des allumettes du pays ont exercé un métier éreintant et extrêmement dangereux en raison des risques d'incendie et des produits chimiques toxiques qu'elles manipulaient. Les conséquences furent désastreuses pour elles, et il n'est guère surprenant que ces femmes aient déclenché le tout premier conflit syndical féminin au Québec. Dans cette première étude complète sur les allumettières de Hull, l'historienne Kathleen Durocher raconte la fascinante histoire de cette main-d'oeuvre anonyme. Pour ce faire, elle met à contribution les recensements canadiens, les archives gouvernementales, privées et paroissiales, ainsi que de nombreux articles de revues scientifiques et de journaux à grand tirage. Durocher dresse ainsi un profil démographique des allumettières et propose des sections dédiées à la vie quotidienne de ces femmes ; leur rôle au sein de la classe ouvrière ; leurs fonctions dans la manufacture ; leurs conditions de travail, les dangers de l'emploi (notamment ceux associés au phosphore blanc) ; et leurs activités syndicales, de 1918 à 1928 - lorsque l'usine a quitté Hull. Tragique et inspirante, l'histoire des allumettières marque l'histoire de la région et du pays depuis plus d'un siècle, mais demeure trop peu connue. Avec ce livre, elle est enfin tirée des oubliettes.
De la contemplation existentielle au coup de gueule cinglant, Maurice Henrie se dévoile comme jamais, vagabondant d'un sujet à l'autre au gré des idées qui lui viennent, scrutant jusqu'à plus soif des thèmes qui lui sont chers dans ce recueil d'une vingtaine d'essais. Ici, l'auteur écrit pour se prononcer, pour être entendu, pour dompter la mort.
La réputation de l'autrice britannique Jane Austen, particulièrement dans le monde anglophone, n'est plus à faire : son oeuvre est abondamment fréquentée par les lecteurs et lectrices, et l'on ne compte plus les adaptations et continuations - textuelles et transmédiatiques - de ses romans. En français seulement, ses ouvrages ont été l'objet de plus de 70 traductions en deux siècles d'existence. Comment son écriture, où abondent humour, ironie et discours indirect libre, a-t-elle été intégrée au corpus français ? Alors qu'Austen fait déjà l'objet de débats dans le monde anglo-saxon, quelle interprétation aura franchi la Manche et été proposée au lectorat francophone ? Ce transfert linguistique aura-t-il, pour l'autrice, donné lieu à une traduction ou à une métraduction ? Analyse littéraire combinant les disciplines de la traductologie, la narratologie et des études féministes, ce livre se penche, avec une approche diachronique, sur les traductions françaises de trois romans de Jane Austen : Northanger Abbey (1803 [ 1818]), Pride and Prejudice (1813) et Persuasion (1818). Dans cette étude traductologique et littéraire des versions françaises des romans de Jane Austen, Rosemarie Fournier-Guillemette s'intéresse aux destinées françaises des prises de position et de l'écriture de cette autrice qui a inspiré de nombreuses féministes par sa critique de l'institution du mariage.