Un corps en jeu est un corps qui tient un discours visuel et sonore, se présente et se représente en mobilisant toutes ses capacités motrices (gestuelle, regard, respiration, voix), un corps qui construit un langage où l'apparence, qu'il s'agisse d'un dévoilement ou d'un déguisement, dit, trahit, contredit une vérité humaine, sociale ou politique dans une société donnée. C'est un corps dont les modalités d'exposition s'inscrivent sur un fond de consensus culturel pour produire un sens nouveau, que seul le contexte de la représentation rend déchiffrable. L'objet du colloque international qui s'est tenu à l'Université de Toulouse II en octobre 2008 était d'envisager, pour l'Antiquité, cette question, sous ses aspects les plus divers, parfois les plus contradictoires. Un corps en jeu dans l'antiquité se donnait à voir dans un contexte particulier, qui pouvait être celui de la scène, du stade ou de la cité, dans le cadre de manifestations fondées sur une représentation de soi et des autres, toujours en "s'adressant à" un public. Il ne s'agissait donc pas, à travers les différentes interventions, de disséquer ou de décrypter le sens de gestes, de déguisements ou de postures, mais d'analyser finement la relation établie par le jeu du corps avec un public spectateur, auditeur, lecteur. Les liens complexes et variables qu'entretenaient en effet oralité et écrit (discours de l'orateur, texte des représentations) impliquaient que soient également pris en compte non seulement les documents iconographiques et historiques susceptibles d'éclairer la réflexion, mais aussi les textes, poétiques, rhétoriques, philosophiques proposant une interprétation imagée et toujours orientée, de corps en jeu.
Nombre de pages
378
Date de parution
23/04/2010
Poids
501g
Largeur
155mm
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EAN
9782753509894
Titre
Corps en jeu. De l'Antiquité à nos jours
Auteur
Garelli Marie-Hélène ; Visa-Ondarcuhu Valérie
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20100423
Nombre de pages
378,00 €
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Dès le milieu du IV millénaire, on voit se développer en basse Mésopotamie, c'est-à-dire au Sud de l'Iraq actuel, un système d'écriture sur argile et sur pierres qui nous renseigne sur l'évolution des sociétés archaïques. Il fut inventé dans ce qu'on appelait alors le pays de Sumer, mais il se répandit peu à peu sous la forme plus abstraite dite "cunéiforme" dans les régions voisines, jusqu'aux extrémités du croissant fertile. Ces documents comportent des tablettes d'argile pour les opérations commerciales ou politiques, ainsi que des bas-reliefs en pierres sculptées. Ils nous révèlent l'histoire des pays de Sumer et d'Akkad, puis l'adoption de cette écriture en Transtigrine et dans les régions méditerranéennes nous permet de connaître toute l'histoire du Proche-Orient antique. On voit se développer sur le Haut Tigre le royaume d'Assour, plus à l'est l'Elam, sur le Moyen Euphrate le pays de Mari, ses voisins méditerranéens, notamment Ugarit, et en Asie mineure le royaume hittite. Tous ces États entrèrent en contact les uns avec les autres pour des motifs économiques et politiques. Au début du II millénaire on voit les Assyriens entretenir des relations commerciales avec la région de Kayseri en Asie mineure, mais ce sont les archives de Mari qui fournissent la documentation la plus riche sur tous ces royaumes. L'expansion araméenne s'est étendue jusqu'en Babylonie. Les Assyriens parvinrent à réagir et on les voit entrer en contact avec les Hittites, qui avaient pénétré en Mésopotamie. Il se forme alors quatre grandes zones d'influence, celle de Babylone, d'Assour, des Hittites et des régions méditerranéennes. Il y eut des allées et venues entraînant parfois des conflits, mais aucun État ne cherchait à constituer véritablement un empire. Cette tendance s'est développée par la suite, au I millénaire, mais auparavant les différents royaumes établirent des contacts relativement équilibrés. C'est l'évolution de ces événements que présente cet ouvrage. L'immense documentation accumulée au cours de ces dernières années, dont on trouve une liste au début du volume, a nécessité la collaboration de trois spécialistes de ces civilisations. Mais il subsiste de vastes problèmes, dont on trouvera l'exposé dans la deuxième partie de l'ouvrage.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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