LE PROCHE-ORIENT ASIATIQUE. Tome 1, des origines aux invasions des peuples de la mer
Breniquet Catherine ; Durand Jean-Marie ; Garelli
PUF
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EAN :9782130475279
Dès le milieu du IV millénaire, on voit se développer en basse Mésopotamie, c'est-à-dire au Sud de l'Iraq actuel, un système d'écriture sur argile et sur pierres qui nous renseigne sur l'évolution des sociétés archaïques. Il fut inventé dans ce qu'on appelait alors le pays de Sumer, mais il se répandit peu à peu sous la forme plus abstraite dite "cunéiforme" dans les régions voisines, jusqu'aux extrémités du croissant fertile. Ces documents comportent des tablettes d'argile pour les opérations commerciales ou politiques, ainsi que des bas-reliefs en pierres sculptées. Ils nous révèlent l'histoire des pays de Sumer et d'Akkad, puis l'adoption de cette écriture en Transtigrine et dans les régions méditerranéennes nous permet de connaître toute l'histoire du Proche-Orient antique. On voit se développer sur le Haut Tigre le royaume d'Assour, plus à l'est l'Elam, sur le Moyen Euphrate le pays de Mari, ses voisins méditerranéens, notamment Ugarit, et en Asie mineure le royaume hittite. Tous ces États entrèrent en contact les uns avec les autres pour des motifs économiques et politiques. Au début du II millénaire on voit les Assyriens entretenir des relations commerciales avec la région de Kayseri en Asie mineure, mais ce sont les archives de Mari qui fournissent la documentation la plus riche sur tous ces royaumes. L'expansion araméenne s'est étendue jusqu'en Babylonie. Les Assyriens parvinrent à réagir et on les voit entrer en contact avec les Hittites, qui avaient pénétré en Mésopotamie. Il se forme alors quatre grandes zones d'influence, celle de Babylone, d'Assour, des Hittites et des régions méditerranéennes. Il y eut des allées et venues entraînant parfois des conflits, mais aucun État ne cherchait à constituer véritablement un empire. Cette tendance s'est développée par la suite, au I millénaire, mais auparavant les différents royaumes établirent des contacts relativement équilibrés. C'est l'évolution de ces événements que présente cet ouvrage. L'immense documentation accumulée au cours de ces dernières années, dont on trouve une liste au début du volume, a nécessité la collaboration de trois spécialistes de ces civilisations. Mais il subsiste de vastes problèmes, dont on trouvera l'exposé dans la deuxième partie de l'ouvrage.
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.
Anatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussite
Comment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !
Cet ouvrage à vocation encyclopédique présente, dans sa partie essentielle, un dictionnaire comprenant plus ou moins 500 entrées touchant de près ou de loin au terme barbare. Ainsi, on y retrouve les peuplades considérées comme barbares au fil des siècles (Perses, Vandales, Huns, Goths, Vikings, …), les auteurs ayant traité de ces peuples à l’époque, des personnages illustres, des batailles, des lieux, des phénomènes sociétaux, des cartes, etc. Dans sa première partie, cinq chapitres sont consacrés à l’évolution que la signification du terme barbare a connue au fil des siècles et des usages, depuis sa création dans la Grèce antique au XXe s. Cette étude est particulièrement intéressante par sa remise en question du stéréotype « barbare » qui a perduré jusqu’à récemment. Ainsi, en sortant de la vision classique et manichéiste de ce terme, les historiens ont pu nuancer et contextualiser, sources à l’appui, la représentation que les auteurs anciens se faisaient des barbares. De ce fait, les fameuses « Invasions Barbares » qui ont déferlé sur l’Empire romain d’Occident aux IVe – Ve s. et mené à sa chute en 476, sont largement remises en perspective, tant les chefs et les élites de « ces royaumes barbares » se sont inscrits dans l’héritage politique et culturel de l’Empire romain. De même, on y apprend que la vision qu’avaient les Grecs des Perses ou les Romains des Gaulois n’était pas limitée à des êtres violents et incultes. Parfois, ils étaient vus comme des êtres corrompus par un trop plein de civilisation ou, à l’inverse, purs car n'ayant pas encore été altérés par l’argent, la luxure, etc.. À picorer au gré de ses envies !
Mésopotamie, Ur, Babylone, le Déluge, Gilgame... Ces mots sont familiers, mais que savons-nous véritablement des débuts de l'Histoire? L'architecture de terre crue ou l'écriture cunéiforme, incisée dans de l'argile tels de petits clous, paraissent n'avoir guère de rapport avec notre civilisation. Or notre culture est l'héritière de manières mésopotamiennes de faire: le découpage du temps (mois, semaine, jour), les symboles religieux (le croissant de lune, l'arbre de vie), l'étymologie de certains mots ("safran", "gypse"), jusqu'au fait de "s'orienter" (les premières cartes étaient établies vers l'Orient). L'histoire de la Mésopotamie, le berceau de la civilisation urbaine et des premiers États, est, plus encore que celle de l'Égypte des pharaons, indissociable de ceux qui permirent sa redécouverte voilà à peine deux siècles - dont Jules Oppert qui déchiffra l'akkadien et François Thureau- Dangin le sumérien. Aujourd'hui discipline à part entière, l'assyriologie dispose de documents - des inscriptions officielles, des textes scolaires, des documents comptables d'exploitations, des actes de propriété, des lettres de simples particuliers - grâce auxquels nous est livré accès à des menues données qui font défaut pour les civilisations grecque, romaine, voire égyptienne. Nous voilà éclairés sur les commencements de l'Histoire: il était une fois un peuple sémite, les Akkadiens, et une civilisation encore plus ancienne, sumérienne, dont l'origine restait inconnue...
Née dans les bas-fonds de Byzance, Théodora devint la plus grande Impératrice de son temps. Sensuelle et déterminée, rien ne résista à son incroyable ascension. Courtisane assumant sa sexualité vénale, Théodora s'affranchit des règles que lui fixe une société intraitable. Sa vie change lorsqu'elle rencontre Justinien, qui fait d'elle son épouse et l'impératrice de l'Empire romain d'Orient. Désormais parée de pourpre et de perles, elle est le véritable "Premier ministre n de l'empereur. Elle fait et défait les carrières des hauts fonctionnaires, crée des réseaux d'espionnage et bouleverse les rituels de cour : on la salue, avec la même déférence que l'empereur, elle, femme et ancienne prostituée.
Mieux que partout ailleurs et avec une grande diversité du fait d'une très longue durée et d'un territoire immense s'étendant de la Méditerranée à l'Inde, l'Antiquité orientale illustre une suite d'étapes décisives de toute l'histoire humaine. Elle est le théâtre de progrès majeurs, comme la création des premières écritures, l'apparition des premières cités... Pierre Amiet nous présente son histoire, celle de la Mésopotamie, de la civilisation sumérienne, du peuple hittite, de Babylone, des Araméens, ou encore de l'Empire perse.