LE PROCHE-ORIENT ASIATIQUE. Tome 1, des origines aux invasions des peuples de la mer
Breniquet Catherine ; Durand Jean-Marie ; Garelli
PUF
41,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782130475279
Dès le milieu du IV millénaire, on voit se développer en basse Mésopotamie, c'est-à-dire au Sud de l'Iraq actuel, un système d'écriture sur argile et sur pierres qui nous renseigne sur l'évolution des sociétés archaïques. Il fut inventé dans ce qu'on appelait alors le pays de Sumer, mais il se répandit peu à peu sous la forme plus abstraite dite "cunéiforme" dans les régions voisines, jusqu'aux extrémités du croissant fertile. Ces documents comportent des tablettes d'argile pour les opérations commerciales ou politiques, ainsi que des bas-reliefs en pierres sculptées. Ils nous révèlent l'histoire des pays de Sumer et d'Akkad, puis l'adoption de cette écriture en Transtigrine et dans les régions méditerranéennes nous permet de connaître toute l'histoire du Proche-Orient antique. On voit se développer sur le Haut Tigre le royaume d'Assour, plus à l'est l'Elam, sur le Moyen Euphrate le pays de Mari, ses voisins méditerranéens, notamment Ugarit, et en Asie mineure le royaume hittite. Tous ces États entrèrent en contact les uns avec les autres pour des motifs économiques et politiques. Au début du II millénaire on voit les Assyriens entretenir des relations commerciales avec la région de Kayseri en Asie mineure, mais ce sont les archives de Mari qui fournissent la documentation la plus riche sur tous ces royaumes. L'expansion araméenne s'est étendue jusqu'en Babylonie. Les Assyriens parvinrent à réagir et on les voit entrer en contact avec les Hittites, qui avaient pénétré en Mésopotamie. Il se forme alors quatre grandes zones d'influence, celle de Babylone, d'Assour, des Hittites et des régions méditerranéennes. Il y eut des allées et venues entraînant parfois des conflits, mais aucun État ne cherchait à constituer véritablement un empire. Cette tendance s'est développée par la suite, au I millénaire, mais auparavant les différents royaumes établirent des contacts relativement équilibrés. C'est l'évolution de ces événements que présente cet ouvrage. L'immense documentation accumulée au cours de ces dernières années, dont on trouve une liste au début du volume, a nécessité la collaboration de trois spécialistes de ces civilisations. Mais il subsiste de vastes problèmes, dont on trouvera l'exposé dans la deuxième partie de l'ouvrage.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.
On commence à s'aviser qu'une meilleure intelligence de la continuité historique nous interdit d'arrêter la remontée de notre passé au monde grec, d'une part, biblique de l'autre, mais nous incite à poursuivre plus haut encore, jusqu'aux limites de la connaissance historique, jusqu'aux plus anciens documents écrits - en Mésopotamie, vers trois mille ans avant notre ère. C'est là qu'est née alors la plus vieille haute civilisation connue. C'est là, nous le savons aujourd'hui, qu'il faut chercher nos plus vieux papiers de famille, et nos plus vieux parents identifiables en ligne ascendante directe. Je me félicite que nous soit donné à tous, professionnels aussi bien que grand public cultivé, ce guide excellent, clair, complet, agréable à lire, qui rappellera aux premiers et révélera aux seconds la trajectoire entière de cette antique civilisation exemplaire, désormais intégrée à notre patrimoine."
Lafont Bertrand ; Tenu Aline ; Joannès Francis ; C
Entre désert aride et riches vallées fluviales, se sont développés des civilisations brillantes et ouvertes. Au tout début du IIIe millénaire avant notre ère, les Sumériens y ont inventé l'écriture cunéiforme, l'agriculture céréalière irriguée, la civilisation urbaine autour de vastes palais ainsi que les premières formes de l'État. Par la suite, alors que les caravanes des marchands allant de l'Anatolie jusqu'à la vallée de l'Indus dessinent les routes commerciales et transportent métaux et produits précieux, les rois font mettre par écrit la législation, établir les règles de la comptabilité publique et de la diplomatie... Au tournant du Ier millénaire, la Mésopotamie est le centre de gravité de grands empires : assyrien, babylonien, puis perse achéménide. Leurs capitales ont laissé des vestiges impressionnants et l'activité de leurs scribes nous a transmis l'essentiel de leur tradition écrite, associant les Annales royales assyriennes, l'Épopée de Gilgamesh ou l'astrologie mésopotamienne? Depuis la redécouverte, au milieu du XIXe siècle, des restes architecturaux de cette civilisation et le déchiffrement de milliers de textes cunéiformes, les historiens ont pu reconstituer l'essentiel des événements qui ont scandé 3 000 ans de l'histoire du Proche-Orient mésopotamien. Cet ouvrage a pour ambition de présenter, sur la longue durée, une vision des lieux et des acteurs de cette histoire, de mettre en évidence l'inventivité de leurs réalisations et l'importance de l'héritage matériel et culturel qu'ils nous ont laissé.
Le prestige de Babylone, coeur spirituel et intellectuel de toute la Mésopotamie, incarnation du brassage de l'humanité, était incomparable aux yeux de ses contemporains. Nulle cité au monde ne fut davantage enviée et crainte, admirée et honnie, plus souvent dévastée et reconstruite. Elle était le centre cosmique et le symbole de l'harmonie du monde, née de la puissance de son dieu suprême, Marduk, organisateur de l'univers. La dualité réelle et mystique de Babylone lui assura un destin remarquable, bien au-delà de son existence dans le temps. Cet ouvrage se propose de dévoiler l'histoire d'une cité aussi fascinante que peu connue, depuis ses origines jusqu'à sa chute.
L'écriture fait tellement partie de notre paysage quotidien qu'elle semble aller de soi. Or, son apparition - en Orient, en Chine puis, plus tard, en Méso-Amérique - est si récente que la période qui nous en sépare représente moins de un pour cent de l'Histoire humaine. Comment les humains, il y a quelque six mille ans, en sont-ils arrivés à l'écriture ? Pourquoi est-elle apparue en certains lieux et pas ailleurs ? Comment expliquer que des civilisations brillantes ne l'ont pas connue ? Quels sont les liens entre religions et écritures ? Pourquoi certaines langues ont-elles un alphabet, tandis que d'autres, utilisent un système beaucoup plus complexe ? Qui furent les grands déchiffreurs, et comment expliquer que certains écrits n'ont toujours pas été décryptés ? Comment naissent encore de nouvelles écritures ? C'est à ces questions et à beaucoup d'autres que répond cette passionnante synthèse.