Jeunesse d'Eglise, jeunesse d'Etat au Mexique (1929-1945). Action des catholiques et fastes révoluti
Gardet Mathias
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782747553308
Après plus de vingt années de guerre civile, l'Eglise et l'Etat au Mexique se retrouvent profondément déstructurés. A partir de 1929, ces deux entités mettent l'accent sur la reconstruction é travers l'Action catholique mexicaine et le Parti national révolutionnaire. Ces nouveaux organes de représentation, censés englober l'ensemble de la société, créent en leur sein deux organisations de jeunesse : l'Association catholique de la jeunesse mexicaine et la Confédération des jeunes mexicains. Il est alors possible de parler d'effets de miroir. Tout en maintenant des lignes idéologiques et des objectifs par essence divergents - l'une étant axée sur le politique et puisant ses références dans la révolution mexicaine, l'autre sur le religieux et se référant au catholicisme social -, les deux organisations développent des stratégies, des méthodes, des pratiques et m'étale une imagerie et un discours sur la jeunesse analogues. Soeurs ennemies, elles apparaissent aussi comme des soeurs jumelles qu'il devient possible de confondre.
Nombre de pages
314
Date de parution
01/11/2003
Poids
440g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747553308
Titre
Jeunesse d'Eglise, jeunesse d'Etat au Mexique (1929-1945). Action des catholiques et fastes révoluti
ISBN
2747553302
Auteur
Gardet Mathias
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
440
Date de parution
20031101
Nombre de pages
314,00 €
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La plupart des chercheurs sur le secteur de la protection de l'enfance et de l'adolescence se confrontent à un moment donné à la tentation de savoir ce qu'il en est des principaux intéressés. Qui sont ces mineurs pris en charge ? Ont-ils laissé des traces de leur vécu dans les différentes institutions d'accueil ? Que racontent-ils d'eux-mêmes ? Qu'a-t-on fait et que peut-on faire de ces récits, quand ils existent ? La confrontation des expériences menées par des historiens sur différents corpus d'archives nous amène tout d'abord à plusieurs constatations : la présence et la prise en compte d'une parole de ces milliers de jeunes pris en charge depuis la fin du XIXe siècle est très inégale non seulement selon les époques, mais aussi selon les établissements ou organismes ; par ailleurs, l'usage qui en est fait est souvent détourné et vise rarement à constituer ou à donner valeur de témoignage. [..] Ce dossier voudrait être une amorce de réflexion sur la place (le peu de place ?) de la parole des jeunes placés dans leurs dossiers, mais aussi une invitation pour tous les historiens et non pas seulement ceux spécialisés dans le secteur de la protection de l'enfance et de l'adolescence, a aller renouveler le regard porté sur les jeunes générations selon les périodes en les confrontant aux vécus, aux pratiques de sociabilités et aux visions portées par ces dernières sur la société adulte.
Expérience souvent fondatrice de notre enfance, les colonies de vacances sont profondément enracinées dans nos souvenirs et notre imaginaire. Malgré les mutations sociologiques et idéologiques qu'elles ont connues durant plus d'un siècle, elles semblent parfois échapper à l'emprise du temps et des modes, comme en témoignent les milliers de clichés conservés par des collectionneurs nostalgiques ou par des associations. Ce sont ces archives extrêmement riches et jamais publiées que revisite Mathias Gardet en suivant l'emploi du temps d'un séjour type en colonie. Car ce qui caractérise ces vacances destinées à faire connaître aux petits citadins les vertus du grand air, c'est la répétition immuable des activités qui, du réveil à l'extinction des feux, rythment la vie des colos de la fin du XIXe siècle aux années 1970 : travaux manuels, sieste, repas, promenade, courrier, petits et grands jeux, sport... ou le quotidien de nos plus belles vacances.
Pour qui s'intéresse aux œuvres et aux politiques sociales du XXe siècle, le chanoine Jean Viollet et ses œuvres du Moulin-Vert sont partout. Or, si l'on en parle beaucoup, qu'en sait-on ? Peu de chose. La découverte d'archives et d'un manuscrit inédit, reproduit en tête de ce livre, permet de mieux cerner l'homme d'œuvres entreprenant qu'était Jean Viollet. Fondant associations ouvrières familiales, société du logement ouvrier, sociétés d'habitations à bon marché, colonies de vacances, préventoriums, unions pieuses, écoles pour jardinières d'enfants ou résidentes sociales mutualités familiales Jean Viollet loin de procéder à la mise en place d'une seule œuvre se déployant progressivement sur des champs d'intervention de plus en plus larges, constitue une myriade de petites structures indépendantes dont le seul point commun est leur siège social, rue du Moulin-Vert, dans le 14e arrondissement de Paris. Action religieuse et action sociale : Jean Viollet sépare les deux domaines, certaines des associations qu'il crée affirmant leur caractère confessionnel, d'autres se voulant neutres et laïques, deux termes d'une grande ambiguïté. Cependant, il serait aventureux de penser que, s'il prône " la neutralité religieuse ", Jean Viollet renonce à toute idée d'apostolat, ou qu'il soit animé d'une plus grande ouverture ou d'un esprit œcuménique : on est souvent surpris devant sa ferveur religieuse et missionnaire. Concevant les actions menées dans le domaine du social et du religieux comme complémentaires, Jean Viollet s'inscrit d'emblée dans un courant d'une certaine modernité qui est loin de faire l'unanimité au sein de l'Eglise.
Une histoire sensible et documentée de la jeunesse en difficulté publiée à l'occasion du 150e anniversaire de la fondation Apprentis d'Auteuil. Du petit vagabond traqué par la police au jeune migrant isolé, ce parcours unique est illustré par plus de 200 documents : archives, photos et fac-similés.