Cette pièce fut trouvée parmi les oeuvres posthumes. Ecrite en 1930 à Cuba et publiée pour la première fois en 1938 à Buenos Aires. Elle est l'expression d'une nouvelle forme de théâtre que García Lorca cherche à l'aube des années trente et qui se poursuit par l'éclosion de son oeuvre dramatique jusqu'à son assassinat en 1936 par les franquistes. L'essentiel de son oeuvre dramatique coïncide en fait avec l'avènement et la fin tragique de la seconde république espagnole. La pièce est une méditation surréaliste avec un seul personnage réel, un Jeune qui refuse le présent et reste prisonnier de ses rêves. Tous les autres personnages en sont des émanations. Son scepticisme est incarné par un Vieux, sa virilité conquérante et son dévouement féminin par deux amis. Incapable de saisir la vie, il veut en exclure les passions et donc la douleur et la joie. Il décide d'attendre cinq ans avant de revoir sa fiancée. Et une dactylographe qui lui offre son amour est refusée. Evidemment, au bout de cinq ans, la Fiancée désavoue son épouseur et déguerpit avec un Joueur de Rugby moins porté sur les rêveries. Le Jeune se sent amer ; mais c'est alors qu'un mannequin de couturière, vêtu en mariée, lui apprend l'essence de l'amour. Au bout du compte, le Jeune qui s'est déjà réveillé du présent, court quérir la dactylographe. On retrouve ici la technique que Strindberg a pratiqué dans le Songe : tout peut se passer, tout est possible et probable. Les lois du temps et de l'espace n'existent plus ; un mélange de souvenirs et d'inventions est la base sur laquelle se lève l'imagination. Mais il y a une constante et elle réside dans la conscience du rêveur. Pour le rêveur il n'y a pas d'inconséquence, pas de secret ou de scrupule. Il ne condamne pas, il n'acquitte pas ; en nous en faisant part, il nous anime.
Nombre de pages
85
Date de parution
11/10/2006
Poids
105g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782851816344
Titre
Que passent encore cinq ans
Auteur
Garcia Lorca Federico ; Aguila Luis del
Editeur
L ARCHE
Largeur
116
Poids
105
Date de parution
20061011
Nombre de pages
85,00 €
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Ce volume contient les oeuvres suivantes: Poésie: Livre de poèmes - Poème du Cante Jondo - Suites - Chansons - Romancero gitan - Odes - Poèmes en prose - Huit sonnets et une berceuse - Poète à New-York - Six poèmes galiciens - Chant funèbre - Pour Ignacio Sanchez Méjias - Divan du Tamarit - Sonnets de l'amour obscur - Appendice à la poésie. Prose: Premières proses - Mon village - Fantaisie symbolique - Divagation: Les règles dans la musique - Impressions et paysages - Contes, hommages et conférences - Deux contes - Hommages et conférences. Correspondance: Février 1918-juillet 1936. Traduit de l'espagnol par André Belamich, Jacques Comincioli, Claude Couffon, Robert Marrast, Bernard Sesé et Jules Supervielle. Edition augmentée d'un supplément en 1987.
Ce tome II et dernier est consacré au théâtre de Lorca. A côté des chefs-d'ouvre - La Savetière prodigieuse, Le Public, La Maison de Bemarda Alba - donnés ici dans des traductions révisées ou refaites, il révèle des pièces encore inédites dans notre langue et propose pour la première fois les textes inachevés ou restés à l'état d'esquisse. La deuxième partie du volume est le complément naturel de ces textes, puisque les interviews accordées par l'écrivain et les déclarations faites par lui, dans la plupart des cas inconnues en français, ont pour principal objet le théâtre : le sien, analysé de manière extraordinairement vivante, et celui de l'Espagne, au service duquel il a consacré des années de sa vie. Etrange trajectoire, selon le mot d'André Belamich, que celle de l'ouvre dramatique de Federico Garcia Lorca. A son premier théâtre (1920-1926), imprégné de poésie symboliste, succèdent en 1930 des pièces oniriques et secrètes qui, plus de vingt ans avant Beckett ou Ionesco, placent le poète à l'extrême avant-garde de l'art occidental. Théâtre et méditations sur le théâtre, négation du théâtre et théâtre des vérités dernières, Le Public et Lorsque cinq ans seront passés acquièrent une valeur universelle. Mais, en 1932, volte-face : Lorca rencontre le "grand" public. Visionnaire dans la société, il veut désormais offrir des pièces accessibles, pour élever les hommes à un plan supérieur de beauté. Nouvelles aspirations, inspiration nouvelle, nourrie par le miracle du réel. Le dernier théâtre est celui de l'ouverture au monde. Mais il ne trahit rien. Par d'autres voies, plus larges, il continue à exprimer la révolte de l'homme devant l'inanité de la vie et de l'amour. Il contribue à donner à Lorca sa place, l'une des toutes premières, parmi les grands auteurs dramatiques de notre temps.
Ce volume d'oeuvres de Garcia Lorca rassemble des proses d'époque diverses : Impressions et paysages, des textes d'inspiration surréaliste, et enfin des articles et des conférences. Publié à ses frais en 1918, oublié par la suite, Impressions et paysages est le premier livre de Lorca. Écrit à dix-neuf ans, quand le poète était étudiant à l'université de Grenade, il est la relation d'un voyage que fit le jeune homme avec quelques compagnons d'études à travers les terres de la vieille Castille et de León. ?uvre de jeunesse, Impressions et paysages révèle déjà, en sa forme encore hésitante, les prodigieuses ressources d'un tempérament exceptionnel. Le lecteur y découvrira, mêlées à des réflexions sur l'art, la religion, la musique, de riches variations sur deux grands thèmes chers à Lorca : l'obsession de la mort et l'amour de la ville natale. Les proses surréalistes, contemporaines des derniers poèmes du Romancero gitan (1927-1928), sont d'un artiste en pleine possession de ses moyens. Elles oscillent entre le burlesque et l'horreur, où s'exprime, en images proches du délire, une terrible et étrange fascination du sang. Cinq textes - conférences et articles - consacrés à Grenade terminent ce volume. Dédaignant le pittoresque et l'anecdote, le poète va droit à l'essentiel, à ce fond de quiétude jalousement défendue qui caractérise sa ville natale. Or il se confond tellement avec elle que c'est en lui-même qu'il en découvrira le secret.
Au début des années 1970, une mère et sa fille de 56 ans vivent dans un immense manoir à East Hampton, station balnéaire de la bourgeoisie new-yorkaise. Mais depuis plusieurs années, le manoir se dégrade : Big Eddie et Small Eddie ne vivent plus que dans une seule pièce, avec des dizaines de chats et quelques ratons laveurs. Dans cette chambre, encombrée du sol au plafond, elles mangent, lisent les journaux, évoquent des souvenirs, font rarement le ménage, et se demandent comment elles font pour se supporter. Edith Ewing Bouvier Beale et Edith Bouvier Beale sont deux icônes camp du XXe siècle, rendues célèbres par le documentaire Grey Gardens de 1975 sur leur vie dans leur manoir délabré. L'Art de la chute de Sara Stridsberg s'empare de ces femmes qui ont marqué l'imaginaire états-unien, aristocrates déchues, tante et cousine de Jackie Kennedy vivant dans un monde rêvé. Images de l'isolement et de la démesure, Big Eddie et Small Eddie, quelques années avant le tournage du film, nous parlent des relations dysfonctionnelles qui peuvent exister entre mère et fille, de l'abandon et de l'amour malgré tout.
Grotowski Jerzy ; Vido-Rzewuska Marie-Thérèse ; Ma
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