Parti de l'imitation des troubadours occitans, créateur d'une forme nouvelle de poésie épique qui tient du roman initiatique, Dante Alighieri est aussi un patriote florentin, un précurseur de la philologie comparée, un théoricien de la politologie. S'il a rêvé d'une paix fondée sur l'instauration d'un Etat universel où trois pouvoirs se partageraient les rôles dirigeants (le philosophe, le pape et l'empereur), il a connu les ambiguïtés de l'amour humain et les épreuves de l'exil Par la magie du verbe, sous l'inspiration de Béatrice et le patronage de saint Bernard, sans négliger les leçons de l'Antiquité, il a reconstitué imaginairement un au-delà à trois étages, terribles visions du châtiment suprême et de la sévère expiation, joyeuse montée parmi les gradins d'un Paradis d'abord lié à des conceptions astronomiques puis dépassant toute image spatiale pour culminer dans une sorte de "ravissement" au contact du mystère trinitaire. Cette vie singulière, cette oeuvre complexe, ce voyage imaginaire - à la fois ceux d'un théologien, d'un métaphysicien et d'un poète - sont ici parcourus dans leurs éléments essentiels par un spécialiste des pensées antique et médiévale, dont les curiosités ne se limitent pas à l'histoire du passé. Né en 1906, condisciple d'Aron et de Sartre à l'Ecole Normale, auditeur de Cassirer et de Heidegger à Davos en 1929, témoin ensuite à Berlin des débuts de l'hitlérisme, Maurice de Gandillac, qui enseigna à la Sorbonne pendant plus de trente-cinq ans, participe encore activement à de nombreux colloques et entretiens en France et à l'étranger.
Nombre de pages
250
Date de parution
03/05/2000
Poids
210g
Largeur
110mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782852449633
Titre
Dante ou la passion de la catholicité
Auteur
Gandillac Maurice de
Editeur
TEQUI
Largeur
110
Poids
210
Date de parution
20000503
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'ouvrage se décompose en deux parties. Tout d'abord l'auteur présente la philosophie de Nicolas de Cues puis dans un deuxième temps Maurice de Gandillac propose des textes commentés qui offrent une approche directe de l'oeuvre de Nicolas de Cues. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants, professeurs et à toux ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir la philosophie de Nicolas de Cues.
Le Périgord de Jacquou le Croquant. La ligne bleue des Vosges au temps de l'Europe sans passeports. Chéchias et casquettes dans le port d'Alger. Le petit train d'Arpajon devant la grille du Luxembourg et l'omnibus Panthéon-Courcelles descendant la rue Soufflot. Lampes à huile et feu de boulets au ministère de l'Intérieur : toute la modernité en 1913. Le drame de Sarajevo. La folle journée du 11 novembre 1918. Sartre en hypokhâgne. Maurras et Maritain. Brunschvicg, Jankélévitch, Raymond Aron, Simone Weil, etc. Claudel, Lyautey, Mauriac. Sur le lac du bois de Boulogne, Hélène et Simone de Beauvoir. Maurice Merleau-Ponty et Zaza. Heidegger et Cassirer à Davos. De Le Revue universelle à Esprit. Gabriel Marcel et Jean Wahl. Berlin en 1935. Goebbels et Carl Schmitt. Mai 40 au centre d'état-major de Compiègne. Tournier et Nimier en philo à Neuilly. Au printemps 44, Sartre et Bataille disputent du péché avec Daniélou et Massignon. L'agrégation de philosophie : Althusser, Foucault, Deleuze, Derrida, Jean d'Ormesson et les autres. Teilhard de Chardin ouvre une avancée nouvelle vers le point Oméga. De l'abbaye de Pontigny au Cercle de Royaumont et au Centre culturel de Cerisy. Des Chaises au Roi se meurt. Le Nouveau Roman et l'Oulipo. À Pondichéry et Sit-Sat-Ananda. Le happening de 68 entre les communistes du SNESup et le cabinet du doyen Durry. L'éclatement de la vieille Sorbonne et les grandes heures de Vincennes...Maurice de Gandillac, longtemps professeur d'histoire de la philosophie à la Sorbonne, auteur de Genèses de la modernité et animateur des décades de Cerisy, nous livre ici sa « traversée du siècle ».
Platonicien né en Moyenne-Egypte au début du IIIe siècle de notre ère, Plotin, venu d'Alexandrie à Rome, y enseigna en grec une philosophie qui est d'abord la quête de la paix intérieure et de l'unité, à la limite fusionnelle, des âmes purifiées avec l'indicible principe nommé par à peu près Un ou Bien, inépuisable et éternelle source de laquelle procède toute chose par la double entremise de l'Intelligence, monde d'idées où apparaît la dualité du connaissant et du connu, et de cette Ame cosmique qui, donnant naissance au temps par son insatiable désir de production, ne cesse d'épuiser sa puissance dans un univers matériel de pures apparences. Empruntant à Aristote une partie de sa logique et aux stoïciens la notion d'une sympathie universelle. Plotin, maître de Porphyre et de tout le néoplatonisme, est un relais essentiel entre la grande tradition hellénique, l'augustinisme, le Pseudo-Denys, les soufis et une bonne partie des poètes-penseurs de La Renaissance.
Alors que la "modernité" est déjà rejetée dans le passé par les "post-modernes", ne faut-il pas s'interroger sur les modernités successives ou les "renaissances" qui se sont affirmées en Europe depuis la fin de l'Antiquité ? De La Cité de Dieu de saint Augustin à La Nouvelle Atlantide de Bacon, conjointes ici à La Cité du soleil de Campanella, ce sont les fondements contractuels et consensuels de la société qui sont soumis à une réflexion qui ne craint pas d'innover comme chez Duns Scot. La première partie s'arrête au début du XIVème siècle avec le "rêve logique" du Catalan Raymond Lulle, annonciateur des utopies de la Renaissance. Mais ce seuil est préparé par de nombreux débats sur le langage et le rôle de la Parole révélée face à la raison, la persistance de la théologie négative, l'intérêt porté à la praxis par les victorins, les "encyclopédies" médiévales, les hardiesses d'Abélard concernant les juifs, la philosophie et le primat éthique de l'intention. La deuxième partie - de Maître Eckhart à Francis Bacon - annonce de maintes manières le grand bouleversement cosmologique qui, plus qu'amorcé par Nicolas de Cues, allait abolir toute limitation, sinon déjà du temps au moins de l'étendue. Qu'il suffise de nommer, après les mystiques rhénans, Dante et Pétrarque, Agrippa de Nettecheim défenseur et illustrateur de la féminité, Paracelse, Bacon, Campanella, Boehme, tous soucieux de savoir positif et rêveurs d'avenir harmonieux.
Josefa Menéndez, jeune femme espagnole déchirée entre un désir intense de donner sa vie à Dieu, et l'amour qu'elle porte pour sa famille souffrant de la voir partir, rentrera après une série d'événements improbables dans un couvent français en fondation. C'est donc à Poitiers en 1919, où la dévotion au sacré coeur renaît, que Josefa devient religieuse. Elle vivra ici une entrée intense dans la vie mystique, où le Coeur de Jésus lui délivrera un profond message intérieur d'appel à l'amour. On retrouvera dans ce petit livret des méditations extraites des confidences du Sacré-Coeur à la mystique espagnole s'adressant aux âmes qui ont soif d'absolu. A emporter partout pour le rosaire.
La question de la richesse pour le disciple du Christ reste décisive et complexe : signe de bénédiction ou prison satanique ? Quelle pédagogie du Christ avec les riches ?