Genèses de la modernité. Les douze siècles où se fit notre Europe, de "La Cité de Dieu" à "La Nouvel
Gandillac Maurice de
CERF
65,00 €
Epuisé
EAN :9782204045032
Alors que la "modernité" est déjà rejetée dans le passé par les "post-modernes", ne faut-il pas s'interroger sur les modernités successives ou les "renaissances" qui se sont affirmées en Europe depuis la fin de l'Antiquité ? De La Cité de Dieu de saint Augustin à La Nouvelle Atlantide de Bacon, conjointes ici à La Cité du soleil de Campanella, ce sont les fondements contractuels et consensuels de la société qui sont soumis à une réflexion qui ne craint pas d'innover comme chez Duns Scot. La première partie s'arrête au début du XIVème siècle avec le "rêve logique" du Catalan Raymond Lulle, annonciateur des utopies de la Renaissance. Mais ce seuil est préparé par de nombreux débats sur le langage et le rôle de la Parole révélée face à la raison, la persistance de la théologie négative, l'intérêt porté à la praxis par les victorins, les "encyclopédies" médiévales, les hardiesses d'Abélard concernant les juifs, la philosophie et le primat éthique de l'intention. La deuxième partie - de Maître Eckhart à Francis Bacon - annonce de maintes manières le grand bouleversement cosmologique qui, plus qu'amorcé par Nicolas de Cues, allait abolir toute limitation, sinon déjà du temps au moins de l'étendue. Qu'il suffise de nommer, après les mystiques rhénans, Dante et Pétrarque, Agrippa de Nettecheim défenseur et illustrateur de la féminité, Paracelse, Bacon, Campanella, Boehme, tous soucieux de savoir positif et rêveurs d'avenir harmonieux.
Nombre de pages
670
Date de parution
09/09/1992
Poids
1 301g
Plus d'informations
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EAN
9782204045032
Titre
Genèses de la modernité. Les douze siècles où se fit notre Europe, de "La Cité de Dieu" à "La Nouvel
Auteur
Gandillac Maurice de
Editeur
CERF
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Poids
1301
Date de parution
19920909
Nombre de pages
670,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'ouvrage se décompose en deux parties. Tout d'abord l'auteur présente la philosophie de Nicolas de Cues puis dans un deuxième temps Maurice de Gandillac propose des textes commentés qui offrent une approche directe de l'oeuvre de Nicolas de Cues. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants, professeurs et à toux ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir la philosophie de Nicolas de Cues.
Le Périgord de Jacquou le Croquant. La ligne bleue des Vosges au temps de l'Europe sans passeports. Chéchias et casquettes dans le port d'Alger. Le petit train d'Arpajon devant la grille du Luxembourg et l'omnibus Panthéon-Courcelles descendant la rue Soufflot. Lampes à huile et feu de boulets au ministère de l'Intérieur : toute la modernité en 1913. Le drame de Sarajevo. La folle journée du 11 novembre 1918. Sartre en hypokhâgne. Maurras et Maritain. Brunschvicg, Jankélévitch, Raymond Aron, Simone Weil, etc. Claudel, Lyautey, Mauriac. Sur le lac du bois de Boulogne, Hélène et Simone de Beauvoir. Maurice Merleau-Ponty et Zaza. Heidegger et Cassirer à Davos. De Le Revue universelle à Esprit. Gabriel Marcel et Jean Wahl. Berlin en 1935. Goebbels et Carl Schmitt. Mai 40 au centre d'état-major de Compiègne. Tournier et Nimier en philo à Neuilly. Au printemps 44, Sartre et Bataille disputent du péché avec Daniélou et Massignon. L'agrégation de philosophie : Althusser, Foucault, Deleuze, Derrida, Jean d'Ormesson et les autres. Teilhard de Chardin ouvre une avancée nouvelle vers le point Oméga. De l'abbaye de Pontigny au Cercle de Royaumont et au Centre culturel de Cerisy. Des Chaises au Roi se meurt. Le Nouveau Roman et l'Oulipo. À Pondichéry et Sit-Sat-Ananda. Le happening de 68 entre les communistes du SNESup et le cabinet du doyen Durry. L'éclatement de la vieille Sorbonne et les grandes heures de Vincennes...Maurice de Gandillac, longtemps professeur d'histoire de la philosophie à la Sorbonne, auteur de Genèses de la modernité et animateur des décades de Cerisy, nous livre ici sa « traversée du siècle ».
Platonicien né en Moyenne-Egypte au début du IIIe siècle de notre ère, Plotin, venu d'Alexandrie à Rome, y enseigna en grec une philosophie qui est d'abord la quête de la paix intérieure et de l'unité, à la limite fusionnelle, des âmes purifiées avec l'indicible principe nommé par à peu près Un ou Bien, inépuisable et éternelle source de laquelle procède toute chose par la double entremise de l'Intelligence, monde d'idées où apparaît la dualité du connaissant et du connu, et de cette Ame cosmique qui, donnant naissance au temps par son insatiable désir de production, ne cesse d'épuiser sa puissance dans un univers matériel de pures apparences. Empruntant à Aristote une partie de sa logique et aux stoïciens la notion d'une sympathie universelle. Plotin, maître de Porphyre et de tout le néoplatonisme, est un relais essentiel entre la grande tradition hellénique, l'augustinisme, le Pseudo-Denys, les soufis et une bonne partie des poètes-penseurs de La Renaissance.
Parti de l'imitation des troubadours occitans, créateur d'une forme nouvelle de poésie épique qui tient du roman initiatique, Dante Alighieri est aussi un patriote florentin, un précurseur de la philologie comparée, un théoricien de la politologie. S'il a rêvé d'une paix fondée sur l'instauration d'un Etat universel où trois pouvoirs se partageraient les rôles dirigeants (le philosophe, le pape et l'empereur), il a connu les ambiguïtés de l'amour humain et les épreuves de l'exil Par la magie du verbe, sous l'inspiration de Béatrice et le patronage de saint Bernard, sans négliger les leçons de l'Antiquité, il a reconstitué imaginairement un au-delà à trois étages, terribles visions du châtiment suprême et de la sévère expiation, joyeuse montée parmi les gradins d'un Paradis d'abord lié à des conceptions astronomiques puis dépassant toute image spatiale pour culminer dans une sorte de "ravissement" au contact du mystère trinitaire. Cette vie singulière, cette oeuvre complexe, ce voyage imaginaire - à la fois ceux d'un théologien, d'un métaphysicien et d'un poète - sont ici parcourus dans leurs éléments essentiels par un spécialiste des pensées antique et médiévale, dont les curiosités ne se limitent pas à l'histoire du passé. Né en 1906, condisciple d'Aron et de Sartre à l'Ecole Normale, auditeur de Cassirer et de Heidegger à Davos en 1929, témoin ensuite à Berlin des débuts de l'hitlérisme, Maurice de Gandillac, qui enseigna à la Sorbonne pendant plus de trente-cinq ans, participe encore activement à de nombreux colloques et entretiens en France et à l'étranger.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...