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Guerres nomades et sociétés ouest-africaines
Galy Michel
L'HARMATTAN
31,01 €
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EAN :9782296046429
Ce conflit ouest-africain qui a tourné depuis 1989 entre quatre pays semble bien une " guerre nomade " échappant aux Etats déliquescents comme aux forces interventionnistes, et qui se propage en partie hors de la volonté immédiate des acteurs. Cette guerre, pour reprendre une formule célèbre, pourrait bien traduire la " continuité des sociétés par d'autres moyens " , et même certains traits de leur Histoire qu'on aurait pu croire révolus ou désormais impossibles : massacres, inversions sociales, revival esclavagiste, etc. Les différents auteurs de cet ouvrage - et parfois d'écoles ou d'opinions sensiblement différentes ! montrent bien cette circulation qui du Libéria à la Sierra Leone, puis à la Guinée et la Côte d'Ivoire obéit à des logiques propres : amplification de la violence par l'errance des groupes armés et l'usage de la guérilla, ethnies transfrontalières et " foyers " d'insurrection, rôle ambigu des corps expéditionnaires et néonationalisme réactif, émergence des médias et piégeage des organisations humanitaires. Et si l'Afrique - par la guerre - refusait de force l'Etat ? Du moins sa forme prédatrice et coercitive que les peuples de l'hinterland et des frontières ont toujours connue ? Là aussi, que d'instrumentalisations extérieures comme dans le cas ivoirien, que d'enjeux sous-jacents au conflit, surtout autour des matières premières - du fer du Mont Nimba au pétrole ivoirien ! L'apaisement récent, au prix d'une recolonisation rampante et d'interventions occidentales violentes, ne doit pas faire oublier le terrible laboratoire des conflits nomades : fautes de nouveaux rapports mondiaux et sociaux, les mêmes causes risquent de causer encore - ici comme ailleurs - les mêmes effets guerriers.
Nombre de pages
300
Date de parution
06/12/2007
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296046429
Titre
Guerres nomades et sociétés ouest-africaines
Auteur
Galy Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20071206
Nombre de pages
300,00 €
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Multiplicité des pouvoirs, objets nouveaux, relectures des Etats et des conflits : c'est bien à une relecture originale, résolument constructiviste, des objets classiques du politique qu'invite cette mise en perspective de l'Afrique subsaharienne par des auteurs s'inscrivant dans la mouvance de la revue Cultures et conflits, où ils ont déjà publié les réflexions ici présentées. Et le continent est bien le lieu par excellence de sociétés fortes et d'acteurs non étatiques multiples ; pourtant loin de s'enfermer comme d'autres dans on ne sait quelle spécificité " africaniste " sans cesse recréée, ces recherches informées de l'état le plus contemporain des savoirs politologiques et internationalistes démontrent au contraire la valeur inestimable de " laboratoire " d'un continent africain sur la réévaluation théorique des objets du politique. Si les conflits à différentes échelles se taillent la part du lion, la réflexion sur des pays continents comme le Nigeria ou encore l'Afrique du Sud fait le pari d'analyser la continuité des violences ordinaires et des réinterprétations permanentes de l'ethnicité loin de tout fixisme ou essentialisme. Aux conflits séculaires, voire millénaires de l'Ethiopie, s'articulent des " guerres nomades " embrasant des sous-régions entières ; les interventions militaires occidentales, quant à elles, se posent dans leur sérialité : guerres en Afrique, ou " guerre à l'Afrique ", quand on prétend depuis un demi-siècle " contenir " des désordres et des rébellions, mais aussi des épidémies et des migrations, dans un vertige de biopouvoir transcontinental ?
Michel Galy, professeur de géopolitique à l'ILERI, est chercheur au Centre d?études sur les conflits. Bertrand Badie est professeur des universités à Sciences Po Paris et co-directeur de L'état du monde. Hélène Claudot-Hawad, anthropologue et directrice de recherche au CNRS, est spécialiste de la « question touarègue ». François Gèze est P.-D.G. des éditions La Découverte. Gregory Giraud est géographe. Benoît Miribel, président d'Action contre la Faim, est directeur général de la Fondation Mérieux. Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou, directeur du Programme sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord au Centre de Politique de Sécurité de Genève. Jean-Louis Sagot Duvauroux est philosophe et dramaturge.
De fait, l'Etat africain, importé et réinterprété, semble sans cesse en changement, instrumentalisé, dupliqué, aussitôt déconstruit que construit - ou l'inverse... Cette édition et présentation du Colloque de Milan vise, au-delà des contributions elles-mêmes, à rendre compte d'une des premières rencontres entre praticiens du politique, chercheurs, acteurs des cités d'Afrique ou d'Europe ; de l'intérêt nouveau porté depuis peu par l'Italie au continent noir - et ce dernier a certes besoin de nouveaux acteurs. Le CREA (ou Centre de Recherche et de formation sur l'Etat en Afrique) s'est récemment fondé dans ce but à Abidjan - ce lieu de travail est d'ailleurs une exception remarquable pour un centre de recherche international, et a précisément pour ambition de dessiner les lignes futures des évolutions à venir, en liaison avec le monde de l'Université, du politique, et des organisations internationales. Les voies les plus novatrices de réflexion sur l'Etat, à travers cette rencontre, ont été de proposer de nouveaux paradigmes de réflexion, qui prennent en compte la très longue durée braudélienne et les Etats autochtones, son renouvellement par la reconnaissance de l'ethnicité et des communautés sur son territoire, les mouvances de ses appareils administratifs comme de son corpus législatif. Bref de prendre en compte une gouvernementalité multiforme et très souple, véritable laboratoire politologique et sociologique qui permet aussi bien à ces Etats africains d'expérimenter des formes gouvernementales très évolutives, articulées tant bien que mal à des sociétés très changeantes qui se revendiquent d'une légitimité concurrente ; ce qui leur permet aussi de survivre aux événements, coups d'Etat, conflits régionaux ou guerres continentales avec une inventivité permanente. D'autres colloques et publications du CREA vont paraître prochainement chez l'Harmattan, notamment sur les migrations en Afrique de l'Ouest - cœur des conflits et des enjeux, et sur les formes autochtones de gouvernementalité ; en parallèle avec un site internet de référence et d'actualité, une collection spécifique voit aussi le jour, sur les thématiques du CREA, pour publier thèses et ouvrages africains encore trop souvent inédits.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.