Le théâtre de Jean-Paul Sartre devant ses premiers critiques. Tome 1, Les pièces créées sous l'Occup
Galster Ingrid
L'HARMATTAN
33,00 €
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EAN :9782747507158
L'attitude de Sartre sous l'Occupation allemande continue à être l'objet de bien des débats. On accorde une importance particulière aux pièces de théâtre créées en 1943 et 1944 à Paris. Les Mouches montées, avec l'aval de la Censure de l'occupant, par Charles Dullin au Théâtre Sarah Bernhardt, dont le nom avait été "aryanisé" suite à l'antisémitisme nazi et vichyste, peuvent-elles être considérées comme pièce résistante ? Pour répondre à cette question parmi d'autres, la présente étude s'intéresse surtout à l'accueil des critiques contemporains. Partant d'une vaste documentation qui comprend les comptes rendus parus dans la presse autorisée et dans la presse clandestine française ainsi que dans les journaux de l'occupant, le livre déploie l'éventail entier de la réception dans le contexte politico-culturel de l'époque. Il tient également compte des dossiers inédits de la Censure allemande et de témoignages (dont ceux de Michel Leiris et du lieutenant Heller qui donne ici plus de précisions que dans son livre bien connu).
Nombre de pages
394
Date de parution
01/11/2003
Poids
598g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747507158
Titre
Le théâtre de Jean-Paul Sartre devant ses premiers critiques. Tome 1, Les pièces créées sous l'Occup
ISBN
2747507157
Auteur
Galster Ingrid
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
598
Date de parution
20031101
Nombre de pages
394,00 €
Disponibilité
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Présentation de l'éditeur À la lumière de nouveaux documents darchives et des avancées de lhistoriographie, Ingrid Galster, repense litinéraire de Sartre, en particulier sa posture par rapport au nazisme et aux juifs, et fait le point sur la Censure allemande et vichyste face aux pièces créées sous lOccupation, Les Mouches et Huis clos. Elle réfléchit aussi sur lactualité de Sartre hier et aujourdhui et soumet à un examen critique des jugements récents sur sa biographie et son oeuvre, dont ceux de Jean-Pierre Azéma, Bernard-Henri Lévy ou Gisèle Sapiro.
Maquisard intellectuel ou arriviste sous la botte, symbole de l'erreur politique ou bouc émissaire d'une gauche reconvertie : vingt ans après sa mort, Sartre reste l'objet de controverses. Les textes réunis dans ce recueil invitent à dépasser ces vues schématiques ; ils plaident pour une approche complexe qui avance dans les zones en demi-teintes faites des contradictions auxquelles Sartre, pas plus que d'autres, n'a su échapper.
En mai 1949, Les Temps modernes prépublient, en tête du numéro, un chapitre tiré du Deuxième Sexe : "l'initiation sexuelle de la femme". Le texte provoque un scandale. Une philosophe appartenant à une école qu'on soupçonne de corrompre les meurs a décrit avec minutie un coït. François Mauriac invite les jeunes intellectuels à se manifester : l'exploitation de l'érotisme dans les lettres ne constitue-t-elle pas un danger pour l'individu, la littérature elle-même ? Des journalistes ricanent dans leurs chroniques : parler du corps en termes philosophiques n'est-ce pas pédant ? Quelques-uns comprennent pourtant la nouveauté de l'approche de Beauvoir : ils défendent cette démythification de l'éternel féminin qui désigne comme produit élaboré par la civilisation ce qui, pour beaucoup, correspondrait toujours à la nature. L'accueil du Deuxième Sexe par les premiers critiques éclaire un tournant essentiel dans l'histoire des mentalités.
En janvier 2008, Simone de Beauvoir aurait eu cent ans. La philosophe engagée, la romancière, la mémorialiste fait figure d'enfant surdouée d'un siècle mouvementé, dont elle a marqué la deuxième moitié d'une profonde empreinte. Le Deuxième sexe, paru en 1919, fut le bréviaire féministe de deux générations: dans Les Mandarins se sont retrouvés les intellectuels nés entre 1900 et 1920: les Mémoires d'une jeune fille rangée, suivies de La Force de l'âge, composent un portrait de femme où beaucoup se sont reconnues, ou rêvées. Mais Simone de Beauvoir, qui s'était faite avec son compagnon Sartre l'apôtre de la transparence, a-t-elle toujours dit toute la vérité sur elle-même ? Comment son oeuvre fut-elle reçue ? Quelle image laisse-t-elle d'elle-même, près de douze ans après sa mort ? La controverse demeure ouverte. Au moins faut-il la nourrir d'arguments fondés et vérifiés. Ingrid Galster, qui a consacré l'essentiel de ses travaux aux personnes et à l'univers sartro-beauvoiriens, apporte en vingt chapitres qui sont autant de petits essais des éléments essentiels, parfois peu connus, sur l'itinéraire de Simone de Beauvoir, depuis ses années d'étudiante, sur lesquelles elle a recueilli des témoignages directs, jusqu'à sa destinée posthume, en passant par Radio-Vichy, où Beauvoir fut active, et par le féminisme dont elle fut la figure de proue. Il en ressort une femme d'envergure rendue à sa vérité, ne méritant ni l'hagiographie ni le dénigrement, possédant comme toute personnalité sa part de rayons et d'ombres.Ingrid Galster, Allemande écrivant directement en français, enseigne les lettres modernes à l'université de Paderborn. Elle a soutenir en 1981 une thèse relative à la réception du théâtre de Sartre sous l'occupation allemande (prix Strasbourg 1986). Auteur de très nombreux articles, elle a publié deux ouvrages remarqués : Sartre, Vichy et les intellectuels et Le théâtre de Jean-Paul Sartre devant ses premiers critiques, préfacé par Michel Winock.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...