
Le coeur du capital. Ces travailleuses de l'ombre qui font tourner le monde
On croise certaines d'entre elles sans les voir?: tôt le matin dans le métro, tard le soir à la sortie d'un hôtel, d'un hôpital ou de bureaux. Qui sont ces femmes qui portent à bout de bras l'économie capitaliste, depuis ses coulisses?? Elles prennent en charge les tâches de soin, d'éducation, de ménage. Elles sont peu visibles, peu considérées, mal rémunérées, mais elles constituent pourtant le «?c'ur?» du capital. Sans elles, pas de force de travail, pas d'économie?: c'est ce qu'on appelle le travail reproductif. Cet essai écrit à quatre mains croise les apports des féminismes, de l'économie et de l'histoire des luttes sociales, pour mettre en lumière ce travail de l'ombre. Une puissante critique du capitalisme, enracinée dans l'expérience concrète de millions de personnes, qui enjoint les lecteurs et lectrices à réinventer l'organisation du travail et de la société tout entière.Fanny Gallot est historienne à l'Université Paris Est Créteil, où elle enseigne à l'INSPE. Ses recherches portent sur l'histoire du travail ? professionnel et domestique ?, prise dans une perspective intersectionnelle, l'histoire du syndicalisme, des féminismes et des mouvements sociaux. Hugo Harari-Kermadec est professeur en sociologie et économie politique à l'Université d'Orléans. Il s'intéresse à la marchandisation du travail dans l'Enseignement supérieur et la Recherche.
| Nombre de pages | 176 |
|---|---|
| Date de parution | 06/02/2026 |
| Poids | 200g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782488244114 |
|---|---|
| Auteur | Gallot Fanny ; Harari-Kermadec Hugo |
| Editeur | UNIV PARIS CITE |
| Largeur | 120 |
| Date de parution | 20260206 |
| Nombre de pages | 176,00 € |
| Disponibilité | En stock |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

En découdre. Comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société
Gallot FannyAlors que depuis la fin des années 1990, le monde ouvrier revient sur le devant de la scène avec des luttes de plus en plus dures (occupations, séquestrations, grèves de la faim, menaces de faire " sauter l'usine ", etc.), le rôle joué par les femmes a été passé sous silence. À la différence des hommes, elles ont souvent effectué leur carrière entière dans la même usine et subissent de plein fouet l'épreuve des restructurations ou de la liquidation pure et simple. Qui sont ces femmes décidées à " en découdre " ? Ayant commencé à travailler après 1968, elles n'ont plus grand-chose de commun avec leurs mères : elles ne sont ni fatalistes ni résignées. Grâce à leurs combats, de nouvelles lois ont révolutionné le travail et, plus largement, la société. Elles ont obtenu d'être reconnues comme des salariée s à part entière, et non pas comme des subalternes devant se contenter d'un salaire d'appoint. Elles ont mis en cause le pouvoir des petits chefs disposant d'un quasi-droit de cuissage. Elles ont donné sa dignité au travail en usine jusqu'alors considéré comme dégradant pour une femme. Elles ont changé le fonctionnement syndical en refusant de tout déléguer aux hommes. Les syndicats ont été obligés de prendre en charge des questions comme la contraception, l'avortement ou le partage des tâches familiales. Fanny Gallot s'est appuyée, entre autres, sur les témoignages précis des femmes engagées dans cette lente et profonde révolution. Elle raconte leurs histoires surprenantes et émouvantes, comme celles des ouvrières de Chantelle et Moulinex dont les luttes ont marqué l'actualité.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,90 € -

Mobilisées ! Une histoire féministe des contestations populaires
Gallot FannyDans toutes les mobilisations sociales de la période récente, l'implication des femmes est forte et, pourtant, à chaque fois, elle surprend. Leur présence est interprétée comme le signe d'une contestation exceptionnelle. En réalité, ce qui mérite l'étonnement, c'est qu'on oublie leur participation. Car les femmes ont toujours pris la parole et la rue, avec des modalités d'action singulières.De la figure de la « ménagère » des Trente Glorieuses, à celle des « Rosies » dans les récentes manifestations contre la réforme des retraites, Fanny Gallot revisite le passé des luttes sociales depuis 1945. Elle montre comment les modalités d'action et les revendications ont pu évoluer au fil des décennies, sous l'influence des mouvements féministes et de l'écho qu'ils ont rencontré auprès des organisations syndicales.La question du « travail reproductif » est au c'ur de ces luttes. Que l'on dénonce sa « déqualification » lorsqu'il est exercé dans le domaine professionnel ou son « invisibilisation » quand il désigne les tâches domestiques accomplies quotidiennement, il est au centre des débats, des revendications et des actions. En tenir compte, tenter d'en discerner les contours est un puissant levier d'action pour les luttes passées, présentes et à venir.Fanny Gallot est historienne, spécialiste des mouvements sociaux, du syndicalisme et des féminismes, membre du Centre de recherche en histoire européenne comparée (CRHEC). Elle a notamment publié En découdre. Comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société (La Découverte, 2015).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,50 € -

Education à la vie affective, relationnelle et à la sexualité. Sortir des polémiques, ouvrir des pos
Gallot FannyEpuiséVOIR PRODUIT10,00 € -

Travail, genre et sociétés N° 44, novembre 2020 : Intersectionnalité au travail
Gallot Fanny ; Pochic Sophie ; Séhili DjaouidaAvec la pandémie de la Covid-19, la représentation de la hiérarchie sociale des métiers a été symboliquement ébranlée, puisque des activités et des services méprisés et dévalorisés comme les caissières, les aides à domicile, les aides-soignantes, les personnels de nettoyage se sont révélés être indispensables pour la survie de nos sociétés.L'articulation des rapports sociaux permet de comprendre pourquoi ces travailleuses se trouvent reléguées au plus bas de la hiérarchie dans la division sexuée et raciale du travail. Cette position qu'elles subissent est parfois renversée par les femmes elles-mêmes pour dénoncer des conditions inhumaines d'exploitation du travail, le racisme et le sexisme, et revendiquer dignité et application de leurs droits. D'ordinaire frappées d'invisibilité, les travailleuses racisées comme leurs mobilisations marquent temporairement l'espace de leur présence. Élaboré aux États-Unis, à partir des années 1970, par des théoriciennes se revendiquant du " black feminism ", le prisme de l'intersectionnalité a produit un profond renouvellement sociologique et historiographique dans les recherches anglo-saxonnes portant sur le travail et les migrations. En France, l'approche intersectionnelle a été importée, débattue et mise en pratique plus tardivement ? à partir des années 2000 ?, principalement autour de la question des migrantes, pour éclairer la situation de personnes " dominées " dans la division du travail.L'enjeu de ce dossier est de mettre le concept d'intersectionnalité à l'épreuve du réel en proposant des contributions de différentes disciplines (histoire, sociologie, science politique) qui s'appuient sur des enquêtes ou des archives se rapportant à des terrains d'investigation variés allant de la France métropolitaine à la Réunion, en passant par Dubaï et les États-Unis. Il s'attache à aborder les processus de racialisation en tant que rapport de pouvoir à l'?uvre dans le monde du travail et la manière dont ils s'articulent avec les rapports sociaux de sexe et de classe, en particulier. En d'autres termes : comment les processus de racialisation segmentent- ils la main-d'?uvre et comment les personnes réagissent-elles à ces inégalités ? Il questionne également l'usage du concept pour aborder la position des dominant·e·s tandis qu'une nouvelle génération de chercheur·e·s analyse la blanchité comme un avantage structurel pour les classes supérieures. Enfin, dans une acception large du travail (productif, domestique, militant, etc.), il ambitionne également de montrer comment l'intersectionnalité est un concept critique qui peut renouveler les stratégies et modes d'organisation des mobilisations sociales.EpuiséVOIR PRODUIT24,99 €
Du même éditeur
-

Suprémaciste. Anatomie d’un parcours d’ultra-droite
Settoul ElyamineLors d'une perquisition, la police interpelle Kylian et fait la découverte inattendue d'un arsenal et d'un projet glaçant : l'attaque sur le territoire français de dizaines de mosquées, de restaurants, et d'hommes politiques. Ce projet terroriste révèle en creux le parcours d'un jeune homme isolé, happé par les sphères les plus radicales de l'ultradroite. Sociologue et spécialiste des processus de radicalisation, Elyamine Settoul décide d'enquêter et rencontre Kylian en prison. De leurs échanges naît un récit inédit, rigoureux et intime, qui retrace le cheminement d'un individu, et avec lui d'un groupe, vers la violence. L'auteur met au jour les ressorts personnels, familiaux et sociaux de cette dérive. Les idéologies, les réseaux et les discours identitaires qui nourrissent cette haine, puisent notamment dans une mémoire coloniale non apaisée, et ravivent les fractures du passé pour justifier la violence du présent. Une double plongée saisissante dans les tensions de la société française, et dans les méandres d'une galaxie d'ultradroite encore trop méconnue.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,00 € -

Premières classes. Comment la reproduction sociale joue avant six ans
Giraud Frédérique ; Henri-Panabière GaëleDès la grande section de maternelle, des inégalités s'immiscent au sein du quotidien des enfants. À travers une enquête sociologique de terrain menée à la fois en famille et en classe, cet ouvrage met en lumière les mécanismes précoces causant leur transmission d'une génération à l'autre. Une réalité apparaît alors : ces différences ne se distribuent pas au hasard. Mais celles-ci ne sont ni une fatalité liée à la personnalité des enfants, ni le produit d'une démission de leurs parents ou des enseignants. Elles se construisent dans des conditions économiques contrastées, et au fil d'habitudes et de pratiques culturelles qui façonnent, dès le plus jeune âge, la perception de soi, les manières d'apprendre, le rapport au temps et l'ouverture au monde.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,00 € -

Etienne-Jules Marey : chronophotographie, sciences et arts
Sanjuan AgatheÉtienne-Jules Marey : chronophotographie, sciences et arts retrace le parcours fascinant d'un savant visionnaire, à la croisée de la médecine, de la physiologie, de la photographie et du cinéma naissant. Inventeur de dispositifs d'enregistrement du mouvement ? le célèbre fusil photographique, la chronophotographie sous toutes ses formes ?, Marey a su mettre l'image au service de la science, révolutionnant notre manière de voir le corps en action. À travers une sélection d'objets scientifiques, de documents d'archives et d'images rares, ce livre rend hommage à cette figure essentielle dont l'héritage irrigue aujourd'hui encore aussi bien les sciences que les arts visuels. Cet ouvrage, entre mémoire scientifique et exploration esthétique, donne à voir l'oeuvre d'un homme animé par un même élan : comprendre, capter et représenter le mouvement sous toutes ses formes, saisir des phénomènes qui échappent à nos sens. Un dialogue fécond entre précision scientifique et puissance poétique.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Lever la tête. La recherche interdite sur la résistance kurde
Selek Pinar1995. Alors que le conflit entre la Turquie et le peuple kurde fait rage, la sociologue Pinar Selek entreprend une recherche sur l'origine du mouvement de résistance kurde, au péril de sa vie. À travers ses rencontres, elle met en lumière l'oppression d'un peuple que le pouvoir tente de faire disparaître. Ses premières conclusions à peine formulées, elle est arrêtée par le gouvernement turc. Commence alors une longue descente aux enfers, faite de torture, d'emprisonnement et de persécutions. Entre quête de vérité et répression d'État, ce récit bouleversant n'est pas un simple retour sur un passé douloureux, mais un acte de résistance intellectuelle et de création. Avec ce témoignage inédit, la chercheuse, soutenue internationalement, signe un manifeste en défense de la liberté de penser.Pinar Selek est maîtresse de conférences en sociologie à l'Université Nice Côte d'Azur et membre de l'Unité de recherche migrations et société (Urmis). Ses recherches portent principalement sur les dispositifs de pouvoir, l'action collective et les mobilisations sociales. Elle a été emprisonnée deux ans par l'État turc suite à sa recherche, période durant laquelle elle a été soumise à la torture.En stockCOMMANDER15,00 €
De la même catégorie
-

Sociologie du changement. Dans les entreprises et les organisations
Bernoux PhilippeLes acteurs, à l'intérieur d'une organisation, ne sont pas seulement soumis à ses contraintes : sans leur implication et s'ils ne s'approprient pas les outils proposés, les changements ne peuvent tout simplement pas avoir lieu. S'appuyant sur une évaluation critique des théories sociologiques du changement ainsi que sur trente ans d'observation interne au sein d'organisations, l'auteur établit une sociologie de l'action fondée sur l'interaction entre contraintes et autonomie. Il dresse ensuite l'état de nos savoirs sur le rôle et le poids des déterminants du changement (contraintes socio-économiques et techniques, institutions, acteurs...). Enfin, il décrit les transformations en cours et tire les conclusions pratiques quant à la conduite du changement.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,10 € -

Le salaire de la peine. Le business de la souffrance au travail
Perragin SylvaineEn France, la souffrance au travail se porte bien : 30 000 burn out, 3,2 millions de personnes en danger d'épuisement, 400 suicides par an... Un marché économique s'est donc créé autour des risques psychosociaux : formations, expertises, séminaires... Ce juteux business prolifère et gangrène le monde du travail. Malgré les sommes astronomiques investies par les entreprises, une prise de conscience nationale, une médiatisation de grande ampleur, la souffrance professionnelle s'est-elle atténuée pour autant ? En aucun cas. Il est vrai que, sous couvert de " bien-être au travail ", l'objectif reste le profit de l'entreprise. Un salarié " heureux " serait en effet plus rentable. Rien d'étonnant alors si cette mascarade ne fait pas rimer labeur avec bonheur !Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,00 € -

Un désir d'égalité. Vivre et travailler dans des communautés utopiques
Lallement MichelDepuis la fin des années 1960, des femmes et des hommes ont décidé de projeter leurs "rêves en avant" en faisant le choix de vivre en communauté. Pour faire pièce à la société capitaliste et donner vie à leurs idéaux, ils ont bâti des utopies concrètes. Afin de comprendre la logique et la portée de ces initiatives multiples, il faut se demander non seulement qui sont les "communards", mais aussi ce qu'ils font. Il convient, autrement dit, d'examiner la manière de mettre en oeuvre au quotidien les utopies dont ils se réclament. Telle est l'ambition de ce livre. Celui-ci interroge les permanences et les recompositions des mondes communautaires d'hier et d'aujourd'hui. Fruit de plusieurs années d'enquête, il s'intéresse en particulier aux "communautés intentionnelles" qui, aux Etats-Unis, ont adopté des principes de vie et de travail égalitaires. Il porte ainsi attention au cas de Twin Oaks (Virginie), l'une des plus anciennes et des plus importantes d'entre elles. Si les accommodements avec la société et les différends internes complexifient le bilan d'un demi-siècle d'expérimentations sociales originales, tout indique que, loin de la trace archaïque d'un monde révolu à laquelle certains ont voulu les réduire, les communautés utopiques sont devenues aujourd'hui des ferments propres à féconder notre avenir.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Manifeste pour une démocratie du travail
COLLECTIFAlors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.En stockCOMMANDER13,00 €
