LES QUARTIERS DE LA SEGREGATION. Tiers monde ou Quart monde ?
Gallissot René ; Moulin Brigitte
KARTHALA
27,00 €
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EAN :9782865376223
Une vision franco-française réduit le plus souvent le problème de la ségrégation socio-spatiale à celui des immigrés des cités dortoirs en banlieue. Mais certaines banlieues sont loin d'être des espaces en " crise " et de vieux quartiers d'immigrés se situent aussi dans des centres-villes. Il arrive cependant que ces centres-villes soient tout aussi déshérités que certaines banlieues. Si l'on passe les frontières de l'hexagone, les immigrés ne sont pas forcément d'origine maghrébine, et les populations ségrégées peuvent être des nationaux depuis de nombreuses générations et résider dans des quartiers centraux. Qu'en est-il donc en Grande-Bretagne, en Italie ou en Espagne, en Algérie ou en Tunisie ... ... Se situer dans l'espace Maghreb-Europe, espace migratoire en réciprocité, introduit une dimension comparative dans l'analyse de la ségrégation avec les pays du Tiers monde. La colonisation invoquée pour les uns et la migration de travail pour les autres, les politiques du logement des pays respectifs révèlent la territorialisation de la misère, l'ethnicisation des rapports et des conflits sociaux. La double dimension comparative (à la fois géographique et disciplinaire) de l'analyse du procès de ségrégation permet de mieux comprendre les manisfestations de violences populaires qui se développent à l'heure de l'urbanisation généralisée et de la paupérisation de masse ; elle permet aussi de battre en brèche les idées reçues et ainsi de ne plus sacrifier aux effets d'annonce, aux modes et à la dénonciation de " boucs-émissaires " que provoquent les discours et les stratégies politiques et que véhiculent allègrement les médias.
Nombre de pages
323
Date de parution
03/05/2000
Poids
570g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782865376223
Auteur
Gallissot René ; Moulin Brigitte
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20000503
Nombre de pages
323,00 €
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L'histoire de l'Algérie durant sa colonisation par la France fait l'objet de controverses passionnées où la question sociale redevient centrale. Appartenant à la série Maghreb du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, cet ouvrage présente les figures politiques, syndicales, intellectuelles qui ont marqué l'Algérie du milieu du XIX siècle jusqu'à 1962 , de grands témoins politiques comme Messali Hadj, Mohamed Marouf, Maurice Viollette, Charles-André Julien, Idir Aïssat ou Amar Ouzegane, Henri Al[eg, Henri Curiel, Abderrahrnane Bouchama, M'Hamed Yazid, des dockers, des traminots, des enseignants, de rares femmes dont Nassima Hablal, des sacrifiés... Maurice Laban ou Laid Lamrani. Fruit de vingt ans de recherche, ce dictionnaire biographique ouvre un champ d'études original car l'Algérie, comme tout le Maghreb, est le lieu d'interférence de trois types de militants : les Européens d'Afrique du Nord en majorité français qui introduisent le syndicalisme et le socialisme sans toujours remettre en cause le régime colonial ; les nationaux qui deviennent majoritaires et s'engagent progressivement dans la lutte pour l'indépendance, les émigrés qui, travaillant en métropole, sont au croisement de ces deux inspirations. Le mouvement ouvrier algérien est d'autant plus intéressant qu'il précède la constitution des classes ouvrières. C'est ainsi que les partis nationalistes reprennent le modèle organique du centralisme communiste qui entend commander les organisations dites de masses, à commencer par l'action syndicale. L'ouverture d'archives sur [a guerre d'indépendance depuis les années 1980 et la production de travaux récents consacrés au FLN, aux militants nationalistes et aux Algériens de France élargissent le champ d'études et font de ce livre une référence indispensable pour penser l'histoire contemporaine de l'Algérie. René Gallissot est professeur émérite de l'université de Paris 8. Il a dirigé l'ouvrage Mouvement ouvrier, communisme et nationalismes dans le monde arabe (Éditions de l'Atelier, 1978) ; il est aujourd'hui le directeur de la série Maghreb du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (Le Maitron). Il a publié Maghreb-Algérie : classes et nation (L'Arcantère, 1987) et Le Maghreb de traverse (Boucherie, 2000).
Ciblé comme le super-agent du KGB et pour son action d'aide à l'indépendance algérienne, suspect de toutes parts et communiste suspect, Henri Curiel est exécuté à Paris par des tueurs professionnels le 4 mai 1978. La période de la Présidence de Valéry Giscard d'Estaing et d'Alexandre de Marenches à la tête du SDECE, qui croit avoir pour mission de vaincre le KGB à travers le monde, est lourdement grevée d'assassinats politiques. Avant l'examen des raisons de ce crime policier qui n'a plus guère de mystères, ce sont aussi les légendes sur un homme mystère qu'il faut dissiper pour mesurer l'itinéraire des engagements noués sur des problèmes majeurs de l'époque et de son champ identitaire.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.