Sur les années 1950 en terre algérienne qui alors était considérée comme territoire français, peu de choses furent écrites. Quand je dis peu, je devrais écrire, rien. Or, ici l'auteur, premier expulsé d'urgence en raison de la loi sur l'Etat d'urgence, nous donne une vision et un apport historique de première main sur cette période. Jean Galland, pour mieux nous faire entrer dans l'événement et pour mieux nous faire comprendre ou nous informer, devient Jean-Jacques, personnage clé de cette terrible époque, porteuse de la genèse de ce que deviendra la tragédie algérienne, dont nombre d'entre nous ne se sont toujours point remis d'en avoir été acteur ou spectateur. Cette histoire n'appartient pas aux calendes grecques, elle débute dans un hier très proche, dans ces années 1950 et de Toussaint rouge. Nous voyons au travers de ce parcours que se dessine la préfiguration d'un avenir noir ; cette guerre d'Algérie. Cette infamie blessera toujours la mémoire et l'avenir de ce peuple, mais aussi de toute une génération d'appelés et de ceux, anonymes êtres sans grade, nés sur cette terre qu'ils chérissaient passionnément et qu'ils perdront. Camus parla de sa mère en définissant l'injustice ressentie. Jean-Jacques, lui, parle de l'injustice faite au peuple algérien et surtout nous apporte la lumière sur la façon d'agir de l'Administration française. L'auteur ne fait pas le tri entre le grain et l'ivraie. Il raconte humblement, avec simplicité, avec sincérité, dans une abondance de citations, de lieux, de détails et de situations : son histoire d'instituteur fraîchement débarqué avec sa famille, son engagement politique, sa vision du citoyen et sa volonté d'être actif dans la cité de l'homme. Ce témoignage, ?uvre de mémoire, est essentiel pour la compréhension de ce que furent appelés ignominieusement les événements d'Algérie. A lire pour que le livre reste notre liberté et la vertu de notre démocratie.
Nombre de pages
392
Date de parution
01/05/1998
Poids
630g
Plus d'informations
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EAN
9782908527605
Titre
En Algérie. "du temps de la France", 1950-1955
Auteur
Galland Jean
Editeur
TIRESIAS
Largeur
0
Poids
630
Date de parution
19980501
Nombre de pages
392,00 €
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En débarquant à Alger en 1830, les Français ont fait de l'Algérie (la Régence) un territoire de guerre (Dar-El-H'arb) où tout Musulman avait pour devoir de combattre l'étranger infidèle. Bugeaud a reconnu " l'ascendant surnaturel qu'Abd-El-Kader a su exercer sur ses concitoyens en prenant la tête de ce combat ". Le maréchal Soult a écrit du chef algérien " qu'il a donné à son pays et à sa population une sorte d'unité nationale, qu'il a créé entre les tribus un lien de solidarité administrative, qu'il les a habitués à une obéissance à l'autorité centrale et a inauguré la perception des impôts, la justice et l'enseignement ". Durant les dix-sept années qu'a duré, sous Abd-El-Kader, la résistance à la conquête, il est apparu que l'Algérie était en voie de devenir un Etat moderne que la colonisation a proscrit jusqu'en 1962. L'INDEPENDANCE, UN COMBAT QUI CONTINUE raconte, à travers ce qu'en a connu l'auteur, les premiers pas du nouvel Etat algérien issu de l'insurrection déclenchée le 1er novembre 1954 ; premiers pas entravés par l'héritage frelaté de la colonisation, par les bouleversements subis par la société et les individus depuis 1830, par les obstacles semés par l'ex-colonisateur, par les pressions impérialistes à l'encontre du projet d'instaurer une République Algérienne Démocratique et Populaire ! L'auteur, expulsé d'Algérie en avril 1955 pour son engagement contre la répression y est revenu en coopération de 1962 à 1974.
Depuis plusieurs décennies maintenant, dans les pays industrialisés, nous "gérons" des risques divers, parfois avec l'aide de risk managers plus ou moins spécialisés. Il existe même désormais une norme internationale qui recense et rend compte des conditions d'une bonne gestion des risques, de tous les risques. Le succès indéniable de cette notion a quelque chose d'étonnant, surtout si l'on se souvient de sa double origine : d'un côté au sein d'autorités publiques en charge d'assurer la sécurité physique de leurs ressortissants respectifs, de l'autre, dans les grandes entreprises privées nord-américaines, lesquelles souhaitaient réduire les charges financières imposées par leurs assureurs. Comment ces deux formes initiales et fort différentes de risk management en sont-elles venues à s'hybrider suffisamment pour qu'il devienne concevable de gérer en même temps tous les risques imaginables, de quelque nature qu'ils soient ?
Jacques SIMON aboutit, après des années de recherches, à une biographie rare sur Messali Hadj où se mêlent textes inédits et informations de première main. Ce travail tant attendu est le bienvenu puisque c'est la date anniversaire des cent ans de la naissance de Messali Hadj mais aussi il nous est donné ici des pistes pour la compréhension, l'analyse et la genèse de l'Algérie de maintenant. Le politique et le citoyen feraient œuvre d'humilité et de curiosité si chacun d'entre eux voulait accorder à ce père du nationalisme algérien des instants d'écoute, de lecture et de réflexion. Cet éternel prisonnier, figure et témoin légendaire de l'Algérie indépendante naissante, est à l'épicentre des combats politiques : l'indépendance nationale, les libertés démocratiques, la Constituante, l'émancipation des populations laborieuses. Il marque, comme le fait remarquer justement l'auteur, le mouvement ouvrier de notre début de siècle, Militant du PCF et de la CGTU dès 1925, il dirige l'Etoile Nord - Africaine au sein de l'émigration algérienne, et en 1926 luttera avec l'Etoile pour l'indépendance de l'Algérie. Toujours dans le camp de la liberté et lutteur infatigable, il combattra inlassablement le fascisme et sera toujours aux côtés de la classe ouvrière française. Dès l'interdiction de l'Etoile en 1937, il créera le PPA. Ni dix ans de prison dans le terrible bagne de Lambèse ni l'exil ne pourront le faire taire. Ce dirigeant hors du commun fonde en 1947 le MTLD, qui prépare la lutte armée pour l'indépendance de l'Algérie. Aujourd'hui, dans ces jours sanglants où la barbarie tue, oppresse, répresse l'Algérie, ce livre est l'éclairage pour la compréhension de cette tragédie contemporaine. Mais aussi il devient le guetteur et doit alerter notre vigilance. Messali Hadj en a payé le prix, pour que liberté soit, tout comme égalité, tant dans la connaissance, la culture, la richesse. Nous ne devons pas nous éviter cette lecture et Jacques SIMON fait acte nécessaire pour la sauvegarde de notre civilisation et de notre démocratie.
Ce livre investit un lieu très circonscrit: la carrière de granit qui jouxte le camp nazi de Mauthausen, en Autriche. Le site industriel détermina l'implantation du camp et en fut l'un des chantiers les plus tragiques. Déambuler dans un espace désaffecté depuis soixante-cinq ans n'a pas pour objet de servir la connaissance historique. Les postures mémorielles méritent analyse: le site passe pour l'un des plus éloquents de la galaxie concentrationnaire nazie - que le sinistre " escalier de la mort" emblématise. Assembler des fragments de récits de rescapés, interroger des photos SS, le discours historique, la rémanence de l'exploitation de la carrière dans le tissu local, la symbolique du granit: autant de repères qui attestent que le site s'est inscrit dans notre culture, ambiguïtés et contradictions incluses - tel cet extravagant concert voulu en 2000, sur le site, par les autorités autrichiennes. Les exigences et les productions de la mémoire sont subjectives et contingentes. Pour autant, les représentations qu'elles projettent font partie du sens et, à ce titre, interpellent les sciences sociales - au-delà de l'histoire stricto sensu. Cette conviction, qui n'est pas universellement admise, tend l'écriture de ce livre, s'il le faut, jusqu'au pamphlet.