Maigreur et minceur dans les sociétés anciennes. Grèce, Orient, Rome, Textes en français et anglais
Galbois Estelle ; Rougier-Blanc Sylvie
AUSONIUS
24,99 €
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EAN :9782356133434
Dans nos sociétés contemporaines, occidentales tout particulièrement, la tyrannie de la minceur est le reflet de codes esthétiques, associés à ce que nous appelons un corps sain. Cet idéal à atteindre peut conduire à des comportements extrêmes et entraîner de graves troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie). Quelles représentations et conceptions avait-on dans l'Antiquité, dans des sociétés préindustrielles, souvent menacées par la famine, de la maigreur et de la minceur ? Étaient-elles valorisées, cachées ou redoutées ? En Égypte, en Mésopotamie, au Proche-Orient ou dans les mondes grecs et romains, que signifiait un corps amaigri, élancé ou fluet ? Quand et pour qui était-ce la norme ou, selon les contextes, le reflet d'une attitude marginale (ascèse, jeûne) voire d'un statut particulier (étrangers, prisonniers, esclaves) ? Rassemblant plus d'une vingtaine de contributions, en langues française et anglaise, cet ouvrage se penche pour la première fois sur la façon dont les Anciens concevaient la minceur et la maigreur, et donne au lecteur une vision renouvelée des rapports à la nourriture, des conceptions esthétiques et des statuts sociaux dans l'Antiquité, sur la longue durée et dans des sociétés très différentes. Les études sur le corps et ses représentations dans l'Antiquité se sont considérablement développées depuis une trentaine d'années dans le monde anglo-saxon comme en France. La maigreur et la minceur ont cependant très peu été étudiées pour elles-mêmes, mais la plupart du temps en relation avec l'obésité et l'embonpoint, très souvent associés au luxe et à l'abondance chez les élites. Cet ouvrage, issu d'un colloque international pluridisciplinaire, propose d'aborder de manière spécifique la maigreur et la minceur dans l'Antiquité (du iiie millénaire avant notre ère à la chute de l'Empire romain). Réunissant les contributions de plus d'une vingtaine de chercheurs, français et étrangers, ce livre cherche, pour la première fois, à définir ces deux notions sur le temps long et dans des contextes géographiques et culturels très différents, - l'Égypte, la Mésopotamie, le Proche-Orient, les mondes grecs et romains -, en utilisant des approches complémentaires (historique, iconographique, médicale, philosophique, littéraires, anthropologiques, esthétiques et théologiques). Au moment où les questions autour de l'alimentation et des comportements alimentaires constituent une préoccupation croissante de nos sociétés contemporaines, de telles recherches, sans prétendre à l'exhaustivité, proposent une vision renouvelée des conceptions esthétiques, des statuts sociaux ou encore des rapports à la nourriture dans l'Antiquité. Elles ouvrent aussi la voie à une réflexion critique sur les origines et les enjeux du diktat de la minceur qui pèse actuellement sur les sociétés occidentales.
Nombre de pages
430
Date de parution
26/11/2020
Poids
836g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782356133434
Titre
Maigreur et minceur dans les sociétés anciennes. Grèce, Orient, Rome, Textes en français et anglais
Auteur
Galbois Estelle ; Rougier-Blanc Sylvie
Editeur
AUSONIUS
Largeur
148
Poids
836
Date de parution
20201126
Nombre de pages
430,00 €
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Ce numéro poursuit les réflexions engagées sur les fonctions, les contextes d'utilisation et les consommateurs des figurines de terre cuite, fabriquées en masse dans les sociétés anciennes. Les figurines de terre cuite ont été largement diffusées dans les sociétés anciennes en raison de leurs dimensions modestes et de leur faible coût de production. Fabriquées en nombre, elles offrent une matière de première importance, tant du point de vue quantitatif qu'iconographique, pour tenter de cerner les goûts et les croyances des populations sur le temps long. Si ces objets ont longtemps été étudiés d'un point de vue strictement stylistique et iconographique, les recherches actuelles tendent à mettre en lumière leurs fonctions et leurs contextes d'utilisation. Composé de sept articles, ce dossier montre comment la statuaire de terre cuite constitue un champ d'investigation considérable, qui ouvre de nombreuses perspectives pour comprendre les sociétés antiques.
Le phénomène de miniaturisation dans la production artistique fait l'objet à l'heure actuelle d'un intérêt croissant. Parmi les formes que peut prendre la miniaturisation, il faut signaler le portrait. Le petit portrait royal trouve son origine à la cour macédonienne de Philippe Il de Macédoine et de son fils et successeur Alexandre le Grand. Il a connu par la suite une grande faveur dans les royaumes hellénistiques, tout particulièrement dans l'Egypte ptolémaïque. Cette étude se veut une première synthèse sur les portraits en médaillons miniatures des souverains lagides. L'ouvrage s'organise en trois parties. La première est consacrée à l'étude des formes des " médaillons-portraits " miniatures (supports, matériaux privilégiés) et à la question des modes de représentation adoptés. La question des fonctions et des contextes d'utilisation de ces images spécifiques, ainsi que leur réception est examinée dans une deuxième partie, car des fonctions et des usages, des conditions de commande, découlent les types iconographiques créés et diffusés à un moment donné de l'histoire du royaume dans un contexte singulier. La question des attributs du pouvoir est posée dans une troisième partie. Enfin, on trouvera un catalogue des effigies commentées, organisé selon un classement typologique.
Le dossier 1 propose une réflexion globale sur les modalités de production des figurines moulées en creux dans le monde gréco-romain. Le dossier 2 propose quatre éclairages sur la dimension politique de l'acte de nomination du peuple romain entre le Ier s. av. et le Ier s. apr. J. -C. Dossier 1. Les études sur les figurines de terre cuite fabriquées dans l'Antiquité constituent un champ de recherche en plein développement (on parle désormais des Coroplastic Studies). L'ambition de ce numéro est d'engager une réflexion globale sur les modalités de production des figurines moulées en creux dans le monde gréco-romain, du IVe s. avant J. -C. au IVe s. après J. -C. , et de faire un état des lieux des méthodes d'investigation mises en oeuvre pour étudier, conserver et restaurer ce matériel spécifique. Dossier 2. Nommer le peuple, hier comme aujourd'hui, revêt une immédiate valeur politique : outre la délimitation, fondamentale, entre la cité et son extérieur qu'un tel geste suppose, les acteurs politiques investissent de signifiés mouvants, variables selon le contexte et la stratégie politique de chacun, les termes disponibles dans la langue pour se référer au " peuple ". Ce dossier propose quatre éclairages sur la dimension politique de l'acte de nomination du populus Romanus, " peuple-roi " de l'Antiquité, au centre des enjeux politiques à la fin de l'époque républicaine et sous l'Empire.
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers - historiques, géographiques, culturels, littéraires - et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Issu des XXIVe rencontres franco-italiennes sur l’épigraphie du monde romain, ce volume explore la place et l’usage des inscriptions au cœur urbain et architectural des cités du monde romain, sur le forum mais aussi sur son équivalent dans la partie hellénophone de l’empire, l’agora.L'étude des inscriptions est devenue inséparable de leur mise en contexte archéologique. Lieu stratégique au c'ur de la cité, scène de ses jeux de pouvoir et de ses enjeux de mémoire, la place publique est investie par des pratiques épigraphiques aux fonctions multiples : expression de l'évergétisme, célébration et hommages pour les notables, les protecteurs et le pouvoir impérial, mais aussi publicité des règlements, témoignage d'un quotidien institutionnel, jusqu'à l'expression individuelle à travers les graffitis... À travers des études de cas , les contributeurs du volume replacent les inscriptions dans leur contexte archéologique et historique mais aussi social, institutionnel et culturel afin de mieux comprendre et illustrer la diversité des usages de l'écrit sur la place publique.
Cet ouvrage est l'un des premiers travaux collectifs issus du projet ANR intitulé RIIG Recueil informatisé des inscriptions gauloises. Comme son nom l'indique, il s'inscrit dans la continuité d'un recueil en format papier antérieur, le Recueil des inscriptions gauloises (RIG), publié entre 1985 et 2002 comme supplément n.45 à la revue Gallia. Le projet du RIIG s'est attaché à mettre à jour et à enrichir les données publiées dans les volumes du RIG, I (textes gallo-grecs) et du RIG, II.1 (textes gallo-latins sur pierre) en les mettant à disposition de la communauté scientifique sur une plateforme informatique. Avec cet ouvrage, nous avons souhaité réaliser une synthèse problématisée de données disponibles concernant l'épigraphie lapidaire en gaulois transalpin et dépasser la notion d'inventaire. Notre propos vise donc à mieux comprendre en quoi l'épigraphie en langue gauloise sur pierre nous renseigne sur la structuration de la société celtique de Gaule transalpine entre le IIe s. a.C. et le Ie s. p.C. Cette synthèse rassemble le travail de plusieurs spécialistes, archéologues, épigraphistes, linguistes et historiens et constitue une monographie collective la plus à jour possible de nos connaissances actuelles sur ce dossier.