Découvrez le parcours remarquable de Lucie Chevalley-Sabatier. Protestante, féministe, docteure en droit, elle a voué sa vie à la protection des migrants. Sous l’Occupation, ce cheminement l’a conduite à sauver des Juifs, telle une évidence.Qui connaît aujourd'hui Lucie Chevalley-Sabatier ? Malgré un parcours exceptionnel, cette femme est tombée dans l'oubli. Protestante, féministe, docteure en droit, elle a voué sa vie à la protection des migrants. À la tête du Service social d'aide aux émigrants (SSAE) pendant une trentaine d'années, elle a défendu leur cause contre vents et marées, bravant la xénophobie montante des années 1930. Sous l'Occupation, elle a mis sur pied une association clandestine à Paris, l'Entraide temporaire, qui a organisé le sauvetage de Juifs, notamment d'enfants, ce qui lui a valu d'être nommée « Juste parmi les Nations » à titre posthume en 1993, quatorze ans après son décès. Cette biographie retrace avec minutie les éléments marquants de son parcours. Elle nous transporte en Égypte, où elle a vécu un temps, puis nous fait revivre les débuts périlleux du SSAE dans les années 1920. Un moyen de mieux comprendre la détermination et le courage dont Lucie Chevalley-Sabatier a pu faire preuve ensuite, pendant les années noires. Car elle n'a pas hésité à prendre des risques pour aider les victimes de la persécution. À travers l'analyse de son cheminement, ce sont aussi des réseaux féminins qui se font jour, témoignant de l'histoire collective d'une génération de femmes réunies autour du féminisme et du travail social. Diane Galbaud du Fort est maîtresse de conférences associée en sciences de l'information et de la communication à l'université Sorbonne Nouvelle et codirigeante d'une agence de communication, après avoir été journaliste. Cet ouvrage est issu d'une thèse qu'elle a soutenue en 2021, avec l'appui de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Muster-brüschweiler Sabine ; Galbaud du Fort Diane
Longtemps confidentielle, l'école à ciel ouvert bénéficie d'un engouement grandissant et gagne en reconnaissance. Au-delà des expériences de terrain, que nous en disent aujourd'hui les scientifiques ? Selon eux, apprendre et enseigner dehors procurent des bienfaits sensibles aux élèves comme aux équipes éducatives. Réduction du stress, amélioration de l'équilibre émotionnel, renforcement de la motivation pour les apprentissages, meilleure coopération, développement des compétences du XXIe siècle recommandées par l'ONU... autant de résultats qui plaident en faveur de cette approche reconnectant chacune et chacun à la nature. Une synthèse unique des nombreuses recherches internationales consacrées aux pratiques pédagogiques en plein air, éclairée par des témoignages d'enfants et d'adultes. Un ouvrage indispensable pour toutes celles et ceux - parents, enseignantes et éducateur·rice·s - qui s'interrogent sur l'articulation de la classe dehors avec la classe à l'intérieur.
Cet essai unique en son genre mobilise les sciences naturelles et les sciences humaines pour répondre à un besoin important de notre vie : comment aider les enfants à grandir ? Et comment s'inspirer des bonnes solutions trouvées par le monde animalier. Eduquer est de plus en plus considéré comme le travail de toute une vie. Et si les renards, les dauphins ou certains oiseaux pouvaient nous donner des leçons pour apprendre à se nourrir, à se déplacer ou même à vivre en société ? La loutre apprend à ses jeunes à nager en leur maintenant la tête hors de l'eau. Une fourmi avance en tandem avec une novice, quitte à l'attendre, pour la guider vers une source de nourriture. Certains oiseaux répètent des cris, ralentissent leur débit et articulent plus précisément les sons quand ils s'adressent à leurs petits, comme nous le faisons avec nos nourrissons, et la méthode s'avère efficace ! Peut-on aussi apprendre des singes, qui tolèrent les prises paroles intempestives des plus jeunes tout en corrigeant par l'exemple ce manque d'éducation ? Dans sa grande diversité la nature regorge de solutions inattendues dont on peut s'inspirer librement pour éduquer les enfants.
Réalisez de superbes headbands, bibis, peignes et ornements fleuris aux styles bohème et rétro-chic mélangeant la sensualité des perles et cristaux, la légèreté des plumes et la douceur de la soie et autres étoffes. De délicats et jolis projets (16 bijoux) qui apporteront une touche unique pleine de poésie et de féminité à vos jours de fêtes ! Soirées, rendez-vous en amoureux, cérémonies ou mariage, ils sauront vous mettre en valeur et pourront être facilement adaptés à vos inspirations ou à votre tenue du jour J. Des créations qui ne se démoderont pas et qui peuvent se personnaliser à volonté suivant les goûts et les envies.
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti Fré
Pour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).
La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.
Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.