Buffon, biographie imaginaire et réelle. suivie de Voyage à Montbard
Gaillard Yann
HERMANN
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EAN :9782705658724
Préface d'Édgar Faure Buffon (1707-1788), écrivain, philosophe, savant qui vécut en France au dix-huitième siècle, appelé aussi « siècle des répertoires ». Il connut la gloire pour avoir projeté et réussi un tableau complet de la Nature. Il y fut aidé par le roi qui le nomma intendant de son jardin, et lui donna à garder son cabinet de curiosités. À l'époque de Buffon, l'esprit humain croyait avoir trouvé les clés de l'univers. La première clé, c'était la Théorie d'Isaac Newton, mathématicien anglais, Théorie dite de la « gravitation ». Comme l'idée de Dieu continuait de signer les images du monde, cette idée se devait d'être réduite : au Dieu jaloux de la Bible, Leibniz, homme d'Église et philosophe allemand, substitua donc le « premier moteur », source immobile de tout le mouvement. Muni de ce trousseau, l'esprit de l'homme prétendait recouvrir le temps et l'espace d'une construction définitive. Buffon se fixa un tel programme et parvint à le remplir. Il le fit en quarante ans et en quarante volumes, dans la paix du travail, dans l'admiration des autres hommes et dans la considération de Dieu. Il fut heureux jusqu'au jour de sa mort.
Nombre de pages
174
Date de parution
01/04/1977
Poids
208g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782705658724
Titre
Buffon, biographie imaginaire et réelle. suivie de Voyage à Montbard
Auteur
Gaillard Yann
Editeur
HERMANN
Largeur
148
Poids
208
Date de parution
19770401
Nombre de pages
174,00 €
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Comme Marcel Schwob, dit Yann Gaillard, j'ai choisi des vies dont je n'ai pas imaginé les détails : des vies qu'on trouvera ici bien réelles et sans aucun détail vrai. Plutarque a composé des vies parallèles : celles-ci convergent en un même lieu de temps, qui est l'année de leur mort, semblables à cette procession des rois mages que Benozzo Gozzoli a répandue sur la chapelle des Médicis dont toutes les têtes sont connues". Yann Gaillard a choisi les morts illustres de l'année 1970. Il consacre un chapitre à chacun d'eux. Ainsi fait-il parler successivement : Bertrand Russell, le peintre américain Mark Rothko, le docteur Schacht, Kerenski, Sukarno, Luis Mariano, Salazar, François Mauriac, Nasser, Jean Giono, Edouard Daladier, de Gaulle et Yukio Mishima. La variété des personnalités est telle que cette galerie, par ses contrastes, finit par composer un portrait du temps.
A la fin du siècle, les Français furent traversés par le doute. Ils sentaient que leurs habitudes, leur société, leur Etat, leur modèle en un mot, n'était plus adapté au monde en train de se faire. Ils se demandaient si la France avait encore un rôle à y jouer, si l'Europe allait lui servir de porte-voix ou d'éteignoir. Ils perdaient aussi confiance en leurs élites républicaines qui, elles-mêmes, semblaient douter. Un témoignage de ce climat ambigu est l'Adieu Colbert de Yann Gaillard. Pupille de la nation, fils d'instituteur, ancien élève de l'ENA, inspecteur des finances, directeur du cabinet de ministres (Edgar Faure, Robert Boulin), président d'une petite banque, élu local, et pour finir sénateur, l'auteur est assez représentatif de son milieu et de son temps. Ecrivain à ses heures, il donne sous l'icône de Colbert une sorte de livre de raison qui traverse institutions et problèmes tels que les hasards de la vie administrative et politique l'y ont promené. Il écoute grincer l'Etat, sans être persuadé que celui-ci mérite tout le mal qu'on dit de lui. Peu sensible à la tentation souverainiste, il croit aux chances d'une France qui renoncerait à certaines illusions, pour jouer en l'Europe et au-delà sa carte de nation fondatrice. Cet adieu à Colbert est aussi celui d'une génération de transition, qui doit savoir "s'effacer avec élégance".
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.