Lumières N° 43, 1er semestre 2024 : Un monde de couleurs . Représentations chromatiques au XVIIIe si
Gaillard Aurélia ; Guichard Charlotte
PU BORDEAUX
20,00 €
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EAN :9791030011111
Ce numéro de la revue Lumières a pour thématique l'univers coloré du XVIIIe siècle et prolonge le numéro 36 (Couleurs et identités XVIIIe siècle) en s'intéressant aux représentations scientifiques et artistiques des couleurs au XVIIIe siècle Le long dix-huitième siècle s'est passionné pour la représentation diagrammatique des couleurs. Leur multiplication dans la vie quotidienne et l'univers mental des Lumières s'est accompagnée de nombreux modes de figurations chromatiques visant, dans un contexte de profondes transformations, à discipliner et maîtriser ces nouvelles sensations visuelles ? : des figures géométriques, tables, cercles, pyramides, sphères, de Newton à Goethe, mais aussi des catalogues, des nuanciers et des palettes. Plus large que les seules représentations diagrammatiques, l'intérêt pour la figuration visuelle de la couleur s'inscrit tout au long du dix-huitième siècle dans des expérimentations savantes, esthétiques et commerciales. Celles-ci manifestent le nouveau désir de couleurs dans l'univers de la consommation et du capitalisme commercial des Lumières ainsi qu'une réflexion sur la classification des couleurs qui déborde la philosophie naturelle pour affecter l'art des artistes et artisans (peintres, teinturiers des manufactures), les pratiques des industriels. Le présent numéro examine quelques-unes de ces nouvelles représentations chromatiques dans une approche transversale en les interrogeant depuis les mondes de l'art, de l'artisanat et ceux de la science ? : les gestes de classification, de figuration et d'inventaire s'y révèlent indissociables d'une philosophie du sensible, d'une expérience sensible et même sensuelle.
Nombre de pages
183
Date de parution
13/11/2024
Poids
339g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791030011111
Titre
Lumières N° 43, 1er semestre 2024 : Un monde de couleurs . Représentations chromatiques au XVIIIe si
Auteur
Gaillard Aurélia ; Guichard Charlotte
Editeur
PU BORDEAUX
Largeur
160
Poids
339
Date de parution
20241113
Nombre de pages
183,00 €
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Fables, mythes, contes : l'âge classique les comprenait tous sous le même mot de Fable ; et celle-ci sous Louis XIV est partout : sa mise en scène spectaculaire investit les palais et demeures, les jardins, les tréteaux mais aussi les livres, d'images le plus souvent. A l'articulation du visible et du lisible, elle se donne à lire et à voir, à déchiffrer. Mais elle est également partout contestée : remise en question dans la Querelle des Anciens et des Modernes, elle devient, selon Fontenelle, l'"histoire des erreurs de l'esprit humain", son statut se modifie et, avec lui, le rapport qu'elle entretenait entre vérité et mensonge et d'une façon plus générale les critères de vérité et de fausseté. C'est alors que les catégories du mythe (la Grande Fable), de l'apologue et du conte commencent à se spécifier. Cet ouvrage est donc d'abord l'histoire d'une idée changeante, celle du fabuleux au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles. Mais c'est aussi et surtout une enquête sur la permanence d'un attrait, ce plaisir obscur qu'on tire d'un dévoilement jamais porté à son terme : mensonge qui dit la vérité, la fable révèle et dissimule tout à la fois, dévoile pour mieux voiler. En quoi réside donc ce pouvoir ou plutôt ce plaisir des fables ? C'est sans doute dans la temporalité très particulière du fabuleux que se trouvent des éléments de réponse. Le voile de la fable : c'est peut-être simplement cette expression qu'explore, sous tous ses aspects et avec toutes ses implications, historiques ou théoriques, cet ouvrage.
Au XVIIIe siècle, la couleur émerge, se déploie, s'impose : on vit dans une ambiance colorée et la vision colorée devient aussi une manière de penser le monde. Dans ce contexte, qu'en est-il des liens qu'entretiennent les couleurs et les identités, sociales, sexuées et genrées ? Jusqu'à quel point peut-on parler de couleurs identitaires ? Le présent numéro propose quelques pistes de réponse, en prenant en compte à la fois l'histoire matérielle et la représentation des couleurs au travers du lexique, des arts et de la littérature afin de mettre en relation les identités vécues et imaginées et d'en montrer l'influence réciproque.
Résumé : Qu'est-ce que la fiction pour un penseur comme Montesquieu ? Un divertissement, un moyen de faire sentir ses idées, une métaphore ? Dans les Lettres persanes comme dans ses contes orientaux, l'auteur-philosophe explore les limites de la fiction. Qu'est-ce que la fiction pour un penseur comme Montesquieu ? Un divertissement, un moyen de faire sentir et éprouver des idées, une métaphore ? Beaucoup a été dit et écrit sur le roman des Lettres persanes, entre écrit journalistique, philosophique, littéraire, à la fois satire, fiction, allégorie et livre d'idées. Le présent volume réexamine, à l'occasion du tricentenaire de sa publication, en 1721, la part romanesque de cette oeuvre phare en la plaçant sous l'éclairage nouveau des autres fictions bien moins célèbres, contes orientaux et textes courts, narratifs ou non, et d'une réflexion sur le statut du fictif et de la fictionnalité chez l'auteur. Ce numéro interroge donc la relation, y compris à géométrie variable d'une édition à l'autre, qu'entretiennent les Lettres persanes avec la fiction - c'est-à-dire avec la fiction du roman dans son ensemble ou avec ses fictions insérées - mais aussi celle expérimentée par les deux contes principaux, Histoire véritable et Arsace et Isménie, sans exclure un parcours dans toute l'oeuvre, du Temple de Gnide aux Pensées. Autour des Lettres persanes, explore, y compris depuis ses marges, la pratique très originale d'une fiction conçue par un auteur-philosophe comme un laboratoire de tous les possibles.
Comment décrypter l'élection de 2024 aux Etats-Unis, et les lignes de faille de ce système politique ? Et comment la faire comprendre ? A la fois manuel et retour d'expérience de médiation, cet ouvrage ambitionne de répondre à ces deux questions. L'élection présidentielle de 2024 aux Etats-Unis a été à la fois un choc immense et le produit largement prévisible d'un système électoral et politique complexe. La réélection de Donald Trump trahit des tensions et des contradictions remontant pour certaines à la fondation du pays. Cet ouvrage présente deux ambitions. Il s'agit d'abord d'interroger ce système politique, de se demander par exemple ce qui assure aux deux grands partis un monopole durable, ou encore de quelle manière l'argent intervient au cours de la campagne, transformant la sphère publique au nom de la liberté d'expression. Il s'agit ensuite de rendre compte d'une expérience singulière, celle qui a mené un groupe d'étudiants de master en études anglophones à jouer les médiateurs scientifiques pendant près de deux mois pour comprendre puis expliquer en direct les rouages de cette élection, de classes de lycée en salle de cinéma. Ce livre ambitionne de servir de guide dans ces deux domaines, pour comprendre les Etats-Unis et pour comprendre comment en parler ou les étudier, dans une logique de Sciences avec et pour la société (SAPS).
A la ville sont souvent associées la criminalité, la misère, les mauvaises moeurs ou la maladie... Cet ouvrage questionne l'urbaphobie, en interroge les causes, analyse les discours qu'elle véhicule et la manière dont les arts l'ont traitée. Depuis Babylone, Sodome et Gomorrhe, la ville est vue comme la destructrice des structures traditionnelles de la société. Pour Michel Chevalier, Paris est, en 1833, "cette Babel, cette Babylone, cette Ninive, cette grande Bête de l'Apocalypse, cette prostituée fardée, mouchetée, éraillée, débraillée" . Si pour beaucoup la ville incarne le rêve d'une vie meilleure, lorsque le projet tourne au cauchemar, elle devient alors la source de tous les maux sociaux. Pour de nombreux auteurs du XIXe siècle, Paris est la ville des Illusions perdues : criminalité, misère, mauvaises moeurs, dégénérescence des individus, perte des liens sociaux, émeutes... Plus largement, la ville du XIXe siècle est en Europe un problème, particulièrement en France et au Royaume-Uni. Sa taille croissante, ses conditions sanitaires déplorables, les industries qui s'y développent et introduisent des pollutions nouvelles, font craindre l'émergence d'une classe de barbares en son sein. La littérature s'empare de cet imaginaire sombre pour dresser le portrait terrifiant d'une ville malade et assassine, et tout au long de l'époque contemporaine, le même procès se rejoue. A la littérature s'ajoutent le cinéma, les comics ; à la crainte de la peste et du choléra succède celle de la Covid... Dans cet ouvrage, 18 chercheurs en sciences humaines et sociales questionnent la notion d'urbaphobie, cette critique voire condamnation de la ville. Ils en interrogent les causes, analysent les discours qui l'accompagnent, la manière dont les arts s'emparent du thème et les réactions et réponses apportées à ce problème.
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