Economies populaires et luttes féministes. Résister au néolibéralisme en Amérique du Sud
Gago Verónica ; Cuillerai Marie ; Ivanovic Mila
RAISONS D AGIR
11,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9791097084059
L'Amérique du Sud : lieu d'expérimentation des politiques néolibérales. Les classes populaires s'adaptent, détournent les normes de la compétitivité néolibérale ; les groupes subalternes s'approprient la rue, inventent des pratiques, mettent en cause la légitimité politique du néolibéralisme. Ex de La Salada. Luttes féministes (violence domestique, économique, endettement, précarité). Formes d'auto-organisation générées, remise en cause des modes de domination (portée internationale). L'Amérique du Sud constitue depuis plusieurs décennies le lieu d'expérimentation des politiques néolibérales. Il n'est donc pas étonnant qu'elle soit aussi le foyer le plus spectaculaire des résistances à ces politiques : conflits sociaux de grande ampleur, protestations de rue, succès électoraux de gouvernements de gauche, processus de remunicipalisation, etc. C'est d'autres aspects de ces résistances, moins visibles mais pas moins novateurs politiquement, que ce livre de Verónica Gago explore. L'auteur développe une perspective " par en bas " qui permet de comprendre le pragmatisme déployé par les classes populaires pour s'adapter et, en même temps, détourner les normes de compétitivité néolibérales, tout en les intégrant à d'autres pratiques et d'autres savoirs. Gago étudie en premier lieu les économies informelles des marchés populaires où les groupes subalternes (migrants, femmes, etc.) s'approprient les rues, inventent d'autres pratiques économiques et mettent en cause la légitimité politique du néolibéralisme. Gago fait ensuite le lien avec le renouveau des luttes féministes, en particulier contre les féminicides, en montrant comment la violence domestique renvoie à la violence économique, l'endettement et la précarité. Les formes d'auto-organisation générées par ces nouvelles luttes portent ainsi une remise en cause, à l'échelle internationale, des modes de domination économiques, familiaux et culturels associés à l'économie capitaliste, tels que l'illustre la diffusion récente du mouvement " un violeur sur ton chemin ", du Chili à l'Europe et à l'Asie.
Nombre de pages
177
Date de parution
18/06/2020
Poids
154g
Largeur
111mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791097084059
Titre
Economies populaires et luttes féministes. Résister au néolibéralisme en Amérique du Sud
Auteur
Gago Verónica ; Cuillerai Marie ; Ivanovic Mila
Editeur
RAISONS D AGIR
Largeur
111
Poids
154
Date de parution
20200618
Nombre de pages
177,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Gago Verónica ; Federici Silvia ; Montanaro Mara ;
Des mobilisations féministes massives éclosent sur presque tous les continents, bouleversant les mÅurs et les législations répressives. Verónica Gago, figure émergente majeure du féminisme latino-américain, observe ici avec un regard brillant et original l'émergence de cette internationale féministe. Mêlant analyse captivante et manifeste politique, La Puissance féministe revient sur les débats actuels dans le champ théorique du féminisme, et sur les controverses autour du modèle de développement néo-extractiviste. Riche de son expérience au sein des mouvements radicaux, l'autrice questionne aussi les possibilités et les limites du populisme de gauche, ainsi que le lien étroit entre le genre et la race. Gago se demande à quoi pourrait ressembler une autre théorie du pouvoir, fondée sur notre désir de tout changer.
Des thèmes et des terrains d'intervention ont été défrichés en Argentine, et plus largement en Amérique Latine, qui ont irrigué les mouvements féministes à l'échelle mondiale. En témoigne ce livre de deux intellectuelles militantes proposant une lecture féministe de la question financière, et plus précisément de la dette, de l'échelle mondiale à l'espace domestique. Ce texte, utilisé comme outil de formation et de débat par des syndicats, des assemblées féministes et des organisations de quartier, avance des pistes méthodologiques et relate des expériences concrètes de lutte, avec, par exemple, les grèves féministes internationales qui ont pris sur le continent un caractère de masse. Il s'agit ici de «?sortir la dette de son placard?» , et donc de son abstraction, de lui donner corps, de montrer la violence qu'exerce le système financier, particulièrement sur les femmes, et de la relier aux violences machistes. Les autrices ont rassemblé des témoignages de femmes confrontées à la précarité et à l'endettement ainsi que de leurs modes d'auto-organisation et de résistance. Le texte met en évidence les conséquences des politiques néolibérales sur les services publics, avec en corollaire une explosion de l'endettement privé, domestique, pour assurer la satisfaction de besoins vitaux. Il permet enfin d'analyser comment le système de la dette s'articule avec les nouvelles formes d'exploitation du travail.
Pride in the city retrace l’origine et l’existence de la Belgian Pride en la replaçant dans le XXème siècle. Richement illustré, l’ouvrage constitue un véritable livre d’art qui présente l’histoire du militantisme et des luttes LGBTQIA+ européennes et d’outre-Atlantique depuis le XIXème siècle. Très largement documenté, il est passionnant à découvrir et rappelle l’importance des Pride dans ce qu’elles illustrent encore aujourd’hui un droit à la liberté d’être et d’aimer qui nous voulons.
Ce nouveau recueil de poésie de José Maria Paz Gago approfondit son univers poétique personnel où les scénographies se construisent à travers l'éducation imaginaire et littéraire, amoureuse ou érotique, festive et presque toujours joyeuse.?Basilio R. Canada, président du PEN Club d'Espagne
Les partis semblent désormais faire l'objet d'une défiance générale, mais leur modèle organisationnel connaît en réalité une double dynamique d'épuisement et de renouvellement. De nouvelles organisations, plus souples mais aussi plus personnalisées, conjuguant horizontalité et verticalité, apparaissent depuis quelques années en Europe et en France (Mouvement 5 Etoiles, Podemos, La République en Marche, La France Insoumise, Place publique, etc.) pour tenter de renouveler la forme partisane qui apparaît indispensable et indépassable dans la démocratie représentative. Serait-on alors entré dans l'ère des partis personnels intermittents, fluides, à obsolescence programmée ? Les définitions les plus canoniques des partis dégagent un critère permettant de les distinguer d'autres organisations : ils sont censés avoir une « espérance de vie supérieure à celle de leurs dirigeants ». La souplesse que ces partis revendiquent est-elle une propriété organisationnelle liée à leur nouveauté ou une caractéristique durable ? Est-on face à un nouveau modèle de parti ? La promesse d'une manière alternative de faire parti est-elle tenue dans le temps ... Pour répondre à ces questions, cet ouvrage propose une approche comparée de deux mouvements qui présentent initialement de fortes similitudes : La France Insoumise et La République en marche. D'un côté, Jean-Luc Mélenchon n'a pas voulu construire une organisation structurée, au point d'indexer LFI sur son temps politique. D'autre part, l'existence de LREM/Renaissance semble suivre la durée de vie politique d'Emmanuel Macron. Ces deux organisations survivront-elles à leurs créateurs ? Cet ouvrage analyse la façon dont ces « mouvements » ont évolué depuis 2017 à partir d'un modèle assez proche. Au-delà du contexte présidentiel qui les a vus naître, il questionne aussi leur intégration au système politique. Il interroge leur capacité à stabiliser des règles claires de fonctionnement, à s'institutionnaliser et à se professionnaliser. Cet ouvrage est le résultat d'une longue enquête engagée en 2017. Il mobilise des sources variées : 250 entretiens avec des cadres, dirigeants, élus et militants ; le suivi de l'actualité des deux mouvements (à travers leurs plateformes numériques) ; une approche localisée fondée sur des observations ethnographiques à Lille.
Deux courts essais du sociologue Pierre Bourdieu sur la télévision et le journalisme Ces « cours », initialement diffusés à la télévision avec le concours du Collège de France en 1996, n’ont pas perdu de leur actualité. Le sociologue y analyse comment la place centrale que le logique de l’audimat occupe dans le monde télévisuel et journalistique affecte l’information. Deux textes incontournables de la critique éclairée des médias. Robin
Un bureau de préfecture, une file d'attente, un espoir - obtenir des papiers. Désormais banale, cette image de l'immigration occulte l'essentiel: ce qui se joue de l'autre côté du guichet. Là, des fonctionnaires examinent les dossiers, jaugent les candidats, statuent sur leur sort. C'est à eux que l'État délègue la mise en ?uvre de sa politique d"" immigration choisie". Mais qui sont ces hommes et ces femmes qui décident d'attribuer des papiers ou, au contraire, de reconduire à la frontière? Comment tranchent-ils? De quelle latitude disposent-ils dans l'interprétation des règlements? Au terme de plusieurs années d'enquêtes dans les coulisses des consulats, des préfectures et des services de la main-d'?uvre étrangère, Alexis Spire dévoile la face cachée de cette machine à trier les étrangers. Ceux qu'on éloigne, et ceux qui rejoignent la main-d'?uvre bon marché réclamée par les employeurs. Situés au bas de l'échelle administrative, les personnels chargés de l'immigration sont sommés de" faire du chiffre "et de" traquer les fraudeurs ". Cobayes de la" modernisation de l'Etat ", ils s'enrôlent dans cette croisade en croyant défendre le modèle social français."
Dans ce livre, Emmanuel Roux relit, à la lumière des ?uvres de Sciacia, mais aussi Pasolini et Debord, les origines de cet « extrémisme du centre » qui s'incarne aujourd'hui dans la tentative de recomposition d'un bloc social-démocrate, désireux de renvoyer dos-à-dos la gauche de rupture et l'alliance droite autoritaire/extrême droite, au prix (et au mépris) de toutes les libertés publiques, de tous les contre-pouvoirs et de l'État social, au profit d'un État autoritaire et de ses techniques de pouvoir.