Les images réfléchies. Edition bilingue français-anglais
Gadenne Bertrand ; Calan Maël de ; Ifri Philippe ;
LOCUS SOLUS
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EAN :9782368334362
Bertrand Gadenne s'est fait connaître dès la fin des années 1970 par ses installations de films Super 8. Il est un des grands noms de l'art vidéo en France, connu pour ses projections d'images fixes ou animées d'oiseaux, de papillons dans la nuit? étrangement rétro-éclairées et surtout disposées à des échelles inattendues dans l'espace public. Cette « poétique de la rencontre » avec le spectateur/la spectatrice conduit à dépasser les anciennes oppositions entre nature et culture, humains et non-humains. La conscience précoce de l'artiste d'un effondrement imminent de nos modèles de développement, son lien à la nuit et à l'obscurité, peuvent être mis en rapport avec ce que Guillaume Logé qualifie de « Renaissance sauvage ». Ici, dans l'immense parc et château de Trévarez (29), à l'invitation de « Regard d'artiste », il dispose avec brio ses fictions de nature à l'ère de l'anthropocène. Bertrand Gadenne vit et travaille à Hellemmes-Lille et enseigne à l'école régionale des beaux-arts de Dunkerque.
Nombre de pages
96
Date de parution
12/05/2023
Poids
452g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782368334362
Titre
Les images réfléchies. Edition bilingue français-anglais
ISBN
236833436X
Auteur
Gadenne Bertrand ; Calan Maël de ; Ifri Philippe ;
Editeur
LOCUS SOLUS
Largeur
200
Poids
452
Date de parution
20230512
Nombre de pages
96,00 €
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D'une certaine façon, j'envie ceux qui n'ont pas encore lu «Baleine». Ils y trouveront une manière de perfection et en quelque sorte la preuve qu'une écriture toute frémissante de mémoire peut, d'une baleine échouée sur une plage, faire le symbole d'un monde déchiré entre l'apothéose et la destruction. Le signe du chef-d'oeuvre, c'est le sens que lui confère le temps. Plus de trente années ont fait de ce récit un miroir ardent, un témoignage éperdu et l'un de ces textes où l'essentiel, en quelques pages, se trouve cristallisé pour jamais.
Elle avait ?pêché quelque chose?, quelque chose qu'elle tirait du fond d'un carton et levait silencieusement au bout du bras. Guillaume contempla avec elle cette image de paix. Les pâleurs de la dune, l'ourlet des vagues, le déroulement de cette plage, les mettaient en route pour un monde aux résonances profondes, où ils retrouvaient sans se le dire leur climat." Paris, 1944. Guillaume Arnoult recherche, après quatre ans de guerre, les traces d'Irène. Il la retrouve au moment où il apprend la condamnation à mort d'Hersent, journaliste politique, qu'il a connu familièrement pendant ses années de jeunesse... Avant de rejoindre une unité combattante comme correspondant de guerre, il passe avec Irène une longue nuit au bord d'une plage du Nord. Ce n'est pas la plage de Scheveningen, mais la mer est là, près d'eux, dont la rumeur accompagne leurs angoisses, leurs souvenirs et l'obsession, surtout, du meurtre et de la trahison... On ne refait pas le passé, mais après cette nuit-là, peut-être Guillaume et Irène sauront-ils mieux "où est la vie, et ce qui vaut la peine d'être vécu".Notes Biographiques : Romancier né à Armentières en 1907. Études de lettres classiques, enseignement à Rouen. Malade, se retire à Bayonne en 1940, meurt en 1956 à Cambo-les-Bains, après avoir écrit huit romans.
Beaucoup plus qu'un roman, L'Avenue est une méditation sur quelques-uns des thèmes fondamentaux de la vie humaine. L'action est à peine située dans une petite ville de la zone sud où Antoine Bourgoin, après avoir été blessé pendant l'exode, s'installe. Antoine est sculpteur : il a trouvé ici une retraite où il peut travailler à une figure d'Eve. Il a déjà exécuté une oeuvre sur le même sujet, à ses débuts, oeuvre d'où est parti son succès. Mais lorsqu'il en regarde l'image, il se rend compte à la fois de l'évolution de son art et de son évolution intérieure. Dans cette petite ville, où apparaissent au passage les silhouettes précises des habitants, il y a une avenue, qui mène à une construction inachevée, dont tout le monde parle, que chacun critique ou approuve, interprète à sa façon. C'est pourquoi Antoine est amené à réfléchir, à la fois sur son Eve et sur la Construction : c'est-à-dire sur les voies de son art, sur la réalisation intérieure par l'oeuvre d'art, sur l'équilibre de la matière charnelle et de l'esprit qu'une telle réalisation implique ; et, simultanément, sur cette Construction (par l'importance même qu'elle a prise dans l'esprit des habitants comme dans le sien), sur cette Résidence jamais achevée, où conduit l'Avenue et où, semble-t-il, régneraient l'harmonie, l'équilibre et la paix, autre modèle de construction intérieure qui pourrait être social ou religieux. Et l'on pressent qu'Antoine s'engage sur la voie religieuse, sinon chrétienne, qui peut donner son achèvement, son sens final à l'existence.
Invité à séjourner chez les Stirl, Olivier Lérins débarque un beau matin à Barcos-les-Bains, station climatique du Pays basque. Mme Stirl est une petite femme trépidante, toujours suivie de ses chiens, qui dissimule sous un masque d'indifférence on ne sait quelle inquiétude. M. Stirl est un malade chronique. Dès le début de son séjour. Olivier est déçu. Enfermés dans une grande villa mystérieuse dont de nombreuses pièces sont vouées à l'oubli, ces trois êtres se cherchent, s'évitent, rusent les uns avec les autres, dessinant dans les couloirs et les escaliers un ballet fantasque de l'amitié et de l'ennui. La mort soudaine de M. Stirl elle-même ne livre pas à Olivier la clef de ces difficultés, et son amie ne fait que se cabrer davantage. Une lettre finale permettra cependant à l'"invité" de devenir l'abîme qui s'était creusé entre lui et la "bonne hôtesse".
Le Floc'h Bruno ; Guille des Buttes-Fresneau Estel
Lorsqu'un riche commanditaire demande à l'aventurier Hélias Dall de lui rapporter par-delà les mers le sulfureux chef-d'oeuvre de Courbet "Origine du monde, c'est à son ami Paul Gauguin qu'il songe immédiatement. Il s'agit de recouvrir la toile d'un innocent paysage champêtre... Dans Pont-Aven envahi par les artistes, Hélias retrouve un Gauguin en pleine révolution esthétique. Autour de ce personnage bouillonnant se trame l'aventure d'un tableau mystérieux.
Alors que formée privée de la Compagnie britannique des Indes orientales occupe son pays, le Prince Dakkar, héritier de l'empire Marathe, voyage en Europe. Admirateur de l'explorateur La Pérouse, pacifique, curieux de tout, et particulièrement des "bateaux sous-marins", il ne sait pas encore que le Destin fera de lui le cauchemar des Anglais. Et qu'il sera bientôt connu sous le nom de capitaine Nemo...
Anecdotes, éclats de rire et indignations sur un phénomène qu'on méconnaît souvent : la marée. "La marée n'attend pas" disent les marins dans leur grande sagesse, ses horaires ponctuels s'imposent au pécheur qui part "faire sa marée", au nageur qui veut profiter de son bain au meilleur moment, à l'écumeur de grèves qui opère au bas de l'eau ; on n'imagine pas dans mon pays vivre sans un annuaire des marées à portée de main...
Le Barzaz Breiz, ce recueil de chants, légendes et récits traditionnels réunis par La Villemarqué, évoque une Bretagne éternelle et connaît toujours le succès depuis 1839. L'auteur le présente comme le produit d'une sagesse populaire immémoriale. A côté de textes très célèbres, telle la légende de la Ville d'Ys, il contient aussi de vrais moments d'histoire, des origines celtiques jusqu'à la Révolution. George Sand comparait ainsi le "Chant de Nominoë" à l'Iliade d'Homère... S'il a aussi fait l'objet de véritables controverses, le Barzaz Breiz n'en forme pas moins une incontournable somme de la matière de Bretagne. Ce catalogue signé de trois spécialistes revient sur le parcours de La Villemarqué en tant qu'écrivain et collecteur, et décline les figures du druide, de l'enchanteur Merlin, du roi Arthur, de la fée et des Korrigans, des Chouans... tout cela en chansons ! Il reproduit des extraits du recueil original en regard d'archives familiales, d'oeuvres d'art et d'objets...