Le féminisme et ses dérives. Rendre un père à l'enfant-roi
Gabard Jean
PARIS
16,00 €
Epuisé
EAN :9782846211581
Au nom de la nécessaire émancipation de la femme et de la juste lutte contre l'oppression qui prévaut dans de nombreux pays, le féminisme, dans nos sociétés, en est parfois venu à nier la différenciation des sexes et à diaboliser l'homme perçu comme inutile. L'auteur s'attaque aux dérives féministes et invite les hommes et les femmes à ne pas s'enliser dans un manichéisme stérile. En 2006, à la parution de cet essai, beaucoup l'ont rejeté: comment oser parler de dérives du féminisme alors que les femmes, dans les pays occidentaux, viennent tout juste d'obtenir l'égalité en droits, que les lois sont peu respectées et les injustices encore si nombreuses? Ce livre était jugé comme un pamphlet contre les féministes, symptomatique de cette période de "backlash", et l'auteur, catalogué nouveau réactionnaire, fut empêché de s'exprimer davantage. C'est ainsi que plusieurs projets de conférences-débats sur un thème majeur de l'essai - l'éducation des enfants - furent annulés. Pourtant des associations prirent le risque de lui donner la parole, et sa participation à une émission de TV grand public sur le féminisme fit connaître Jean Gabard au niveau national. Aujourd'hui réédité, ce livre est toujours d'actualité car les questions qu'il traite sont de plus en plus parlantes pour les personnes qui s'occupent des jeunes générations ou qui ne savent plus comment vivre avec l'autre sexe. Quant aux enfants, ils n'ont souvent plus personne pour assumer la fonction de père et deviennent des enfants-rois qui posent problème. Cet essai ne donne pas de recettes miracles mais il explique comment et pourquoi notre société en est arrivée là. En pointant précisément notre position dans l'évolution, il permet de mieux la comprendre et de réfléchir à d'autres voies. Loin de partager la nostalgie de la société patriarcale traditionnelle ou les illusions féministes, ce livre suggère de changer de cap. Il est temps d'inventer une alternative aux deux idéologies, l'une réactionnaire et l'autre utopique qui s'affrontent et s'entretiennent mutuellement. Si nous ne voulons pas sombrer dans un désenchantement propice à la montée des extrêmes, dans les comportements sociaux, ou les mouvements politiques, et qui risquent de s'exprimer bien plus violemment, il nous faut proposer d'autres projets capables de créer du lien et de donner envie de vivre ensemble.
Nombre de pages
158
Date de parution
04/11/2011
Poids
243g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782846211581
Titre
Le féminisme et ses dérives. Rendre un père à l'enfant-roi
Auteur
Gabard Jean
Editeur
PARIS
Largeur
150
Poids
243
Date de parution
20111104
Nombre de pages
158,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis plus de 40 ans, des réformes sont menées à la maternelle, au primaire, au collège ou au lycée, pour améliorer l'école et permettre aux élèves de s'y épanouir. Or, ces derniers sont de moins en moins motivés et de plus en plus inscolarisables. Comment une vision du monde, au départ progressiste, a-t-elle contribué à fabriquer des petits-dieux peu portés à étudier et à vivre en société ? Le problème ne prendrait-il pas sa source dans l'entreprise d'élimination du père, parallèlement à l'effacement de la fonction d'enseignant relégué au rôle d'animateur, tous deux symbolisant une autorité à abattre contre laquelle s'acharne une idéologie féministe et égalitariste qui n'a pas évolué depuis les années 1970 ? Cela a engendré dans nombre de familles et d'établissements scolaires une perte des repères et la montée des tensions conduisant à l'avènement d'un enfant-roi qui refuse les leçons et l'expérience de ses aînés. Cette soumission au jeunisme fait le jeu du libéralisme et réduit l'école à un outil de formatage. Les réformes ministérielles successives, en accentuant les dérives, déstabilisent les programmes, les enseignants et les élèves qui risquent de devenir des jeunes peu instruits, rétifs à l'effort et incapables d'affronter la vie et ses combats ! Instruction et éducation forment depuis toujours un tout, mais notre société de l'apparence et de l'assistanat a-t-elle vraiment envie de construire des adultes responsables ?
Les rapports entre hommes et femmes ont toujours été plus ou moins conflictuels au cours de l'histoire. Mais ils sont plus que jamais d'actualité : on ne parle aujourd'hui que d'égalité femmes-hommes, de parité, de lutte contre les stéréotypes sexistes, contre le harcèlement, contre les violences faites aux femmes, on milite contre le genre, pour l'écriture inclusive, pour la destruction de livres jugés sexuellement incorrects... Pourtant, l'immense majorité de la population de nos pays est prête à mettre fin au sexisme subsistant dans la société patriarcale et soutient le mouvement de libération des femmes. Mais, fortes de cet accord tacite, les néo-féministes veulent imposer leur nouvelle idéologie et avancent des revendications extrémistes. Plus soucieuses de combattre que de débattre, refusant toute critique, elles surenchérissent dans la radicalité et appellent à une "déconstruction" totale. S'appuyant sur des études de philosophes, psychologues, psychanalystes, sociologues, anthropologues, pédagogues... souvent passées sous silence, ainsi que sur de nombreux témoignages, l'auteur montre que le néo-féminisme est devenu une idéologie sexiste et même totalitaire. Déniant la différence des sexes indépendante de la culture, elle vise non seulement à corriger les erreurs sexistes du patriarcat mais à créer "un homme nouveau" . Ce faisant, elle crée des problèmes pires que ceux qu'elle prétend vouloir résoudre. Ces dérives égalitaristes rendent encore plus difficiles les rapports femmes-hommes et plus problématique l'éducation des enfants.
Qui n'a pas entendu parler du "tube de Pitot" ou "sonde de Pitot", petit appareil installé sur tous les avions modernes permettant de mesurer la vitesse des fluides et donc de l'appareil et dont le mauvais fonctionnement a été l'une des causes probables du crash de l'avion qui reliait Rio-Paris en juin 2009. Mais ce que l'on sait moins, c'est que cette invention est due à Henri Pitot, né à Aramon près de Nîmes en 1695 et homme du Siècle des Lumières. Très impliqué sur le plan régional, Pitot a mené un combat permanent contre les inondations des fleuves et rivières languedociens et a construit un certain nombre d'ouvrages d'art dont certains sont parvenus jusqu'à nous, tels le pont accolé au célèbre Pont du Gard ou les aqueducs de Carcassonne et de Montpellier. Qui était Henri Pitot ? Louis Gabard nous fait découvrir cet homme étonnant à travers une biographie précise, détaillée, riche de nombreux détails, renvois bibliographiques et gravures originales. Nous suivons ainsi le déroulement de la vie de cet homme autour de trois axes majeurs de son existence : sa présence à l'Académie des Sciences, son action aux Ponts et Chaussées et sa vie privée. Nous comprenons alors comment cet homme passionné, qui a connu Voltaire et Réaumur, n'a eu de cesse d'améliorer la vie et la sécurité de ses concitoyens et a pu laisser une telle empreinte.
L?Aqueduc et ses Arceaux, tout comme la place du Peyrou et son château d?eau, sont emblématiques de la ville de Montpellier. Mais en connaît-on l?histoire ? A qui devons-nous ces ouvres remarquables ? Qu?en pensaient les voyageurs de la fin de l?Ancien Régime qui séjournaient dans la capitale du Bas-Languedoc ? Louis GABARD s?efforce de répondre à ces interrogations à travers un livre qui retrace un siècle d?histoire de ces ouvrages. Il nous raconte, de façon détaillée, la construction de l?aqueduc jusqu?aux sources de Saint-Clément au milieu du XVIIIe siècle, puis son extension jusqu?aux sources du Lez au milieu du siècle suivant, sans oublier les aménagements successifs de la place royale du Peyrou. Ce livre est non seulement enrichi de gravures d?époque et d?illustrations de J. -M. Amelin et de J. -J. B. Laurens mais également de résumés biographiques des personnages rencontrés. Louis Gabard est né en 1947. Angevin et Vendéen de naissance mais Languedocien d?adoption, cet ingénieur en génie civil a passé sa carrière professionnelle dans un important groupe de travaux publics, construisant des ponts, des barrages et des ports en France et à l?étranger. La retraite venue, il s?est pris de passion pour Henri Pitot dont il a rédigé une importante biographie : Henri Pitot, un académicien et constructeur languedocien au cour du Siècle des Lumières, et s?est tout naturellement intéressé à l?une de ses principales réalisations : l?Aqueduc de Montpellier.
Ce tome 3, qui court sur près de 250 ans, évoque de nombreuses figures qui ont marqué leur époque et donné à la France un accent particulier : pasteurs, banquiers, écrivains, peintres, cinéastes, artistes, savants, industriels, sportifs, voyageurs... Parmi les 1500 notices, notons Pierre Loti, le baron Haussmann, Hermès, Gérard Larcher, Pierre Joxe, Lionel Jospin, Elisabeth Labrousse... Un ouvrage au carrefour de l'histoire, de la sociologie, de la culture, de la religion et de la politique, qui intéressera les protestants mais aussi tous ceux que passionne l'histoire religieuse, et les généalogistes.Un collectif regroupant 160 collaborateurs spécialistes des différents champs abordés dans les notices est placé sous la direction de Patrick Cabanel et André Encrevé, deux des principaux historiens du protestantisme en France, membres du comité de la SHPF. Le premier, auteur, entre autres, en 2012, d'une Histoire des protestants en France, XVIe - XXIe siècle et de nombreux autres ouvrages, est directeur d'étude en "histoire et sociologie des protestantismes" à l'Ecole pratique des hautes études ; le second, auteur, en 2001, de L'expérience et la foi, pensée et vie religieuse des huguenots au XIXe siècle, est professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Paris-Est Créteil.
Le tome 4 du Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours couvre les lettres M à Q. Il comprend quelque 1170 notices, comme les tomes précédents, rédigées par de nombreux collaborateurs et collaboratrices, généralement universitaires. Y sont représentés toutes les familles du protestantisme (réformés, luthériens, membres d'autres dénominations protestantes), tous les milieux sociaux (des pasteurs aux banquiers, des savants aux cinéastes, des dynasties industrielles aux figures de la vie intellectuelles, etc.), tous les modes d'appartenance au protestantisme (des pratiquants réguliers à ceux qui n'entretiennent que des liens ténus avec les Églises). Quelques noms de ce tome 4 : les banquiers Mallet, les producteurs de cognac (Martell) et d'absinthe (Pernod), l'auteur du best-seller de cuisine Ginette Mathiot, le footballeur Blaise Matuidi et le rugbyman Picamoles, le prix Nobel de médecine Jacques Monod, l'industriel de l'électricité Ernest Mercier et celui du textile Oberkampf, l'acteur Mounet-Sully, les écrivains André Pieyre de Mandiargues, Jean Paulhan, Francis Ponge, les hommes politiques Marat (oui !), Louis Mexandeau, André Philip, les dynasties des Mieg, des Peugeot, des Pourtalès ou des Puech (Hermès), les pédagogues Oberlin et Pécaut, l'inventeur de la source Perrier, le cinéaste Nicolas Philibert, le pasteur Roland de Pury, la théologienne France Quéré…
Biographie de l'auteur Patrick Cabanel, professeur à l'université de Toulouse (auteur notamment d'une Histoire des protestants en France, XVe-XXe siècle, Fayard, 2012). André Encrevé, professeur émérite à l'université de Paris-XII (auteur notamment de : Les protestants en France de 1 800 à nos jours, Stock, 1985).
Le journaliste et écrivain Pierre Merle, parisien, linguiste de plein vent, travailleur de l'oreille qui traîne et à qui l'on doit de nombreux ouvrages sur la langue française (Dictionnaire du français branché, Dico de l'argot fin de siècle, Nouveau dictionnaire de la langue verte...) s'attaque ici à une mode qui ne cesse de s'amplifier et qui vise à remplacer le langage populaire, dur. coloré, vivant, incisif, pittoresque qui nomme un chat un chat et dont les trouvailles et l'irrévérence nous enchantent, par une langue lisse, neutre, morte en un mot. A l'image d'une société infantilisée, molle, prudente, pétocharde, où tout le monde est censé se ressembler, s'aimer et se féliciter de cette uniformisation, la langue s'affadit, se banalise, perd tout relief, toute originalité. toute saveur. Dans ce dictionnaire/pamphlet, l'auteur relève le vocabulaire qui s'est substitué aux expressions et mots hauts en couleur, de plus en plus frappés d'ostracisme, voire interdits sous peine de poursuites, une occasion de dénoncer la bien-pensance générale, le conformisme branché qui sévissent aujourd'hui, et de rappeler que la langue est le pouls de la société et que l'affadissement, la castration de l'une renvoie toujours à celles de l'autre. Un livre salutaire.