Faire connaître le sens du Jubilé, son histoire, celle des Quatre basiliques romaines ayant une Porte Sainte : Saint-Jean de Latran, Saint-Paul-hors-les-Murs, Sainte-Marie-Majeure, Saint-Pierre, sans oublier Sainte-Croix de Jérusalem et les cryptes du Vatican. Telle est l'intention de ce livre richement documenté, conçu de manière à accompagner le pèlerin du Jubilé. Mais Les Portes saintes sont plus qu'un guide ; il s'agit d'une évocation des lieux, des hommes qui les illustrèrent, des pèlerins dont l'auteur nous fait entendre la voix : l'histoire des grâces reçues à Rome depuis le premier Jubilé de 1300, ouvert en présence de Dante. Ce livre est aussi une invitation à suivre la longue procession de ceux et celles qui, depuis, franchirent le seuil des quatre Portes Saintes, nous appelant à notre tour au pèlerinage mystique de Dante : sortie de l'Enfer éternel, saut du Mont-Purgatoire, ouverture du Paradis. Durant l'année 2000, le pape Jean-Paul II nous appelle à rejoindre cette procession à l'occasion du Grand Jubilé, inauguré, le 25 décembre 1999, par l'ouverture solennelle de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, signe que le successeur de Pierre ouvre à tous les chrétiens les trésors de miséricorde de l'Eglise.
Nombre de pages
264
Date de parution
04/11/1999
Poids
325g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782940090464
Titre
LES PORTES SAINTES
Auteur
Fux Pierre-Yves
Editeur
AD SOLEM
Largeur
126
Poids
325
Date de parution
19991104
Nombre de pages
264,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Savez-vous parler le Vatican ? Voilà le dico portatif pertinent et savoureux qui vous permettra de vous glisser, l'air de rien, dans les couloirs et les coulisses du Saint Siège. Une initiation à la langue de l'Etat le plus singulier au monde pour en comprendre les moeurs. Nos conversations seraient moins piquantes si l'on ne pouvait plus parler d'avocat du diable, de népotisme ou de propagande... Comme on s'ennuierait si l'on ne pouvait plus fulminer des bulles, chanter a cappella, ni s'amuser de la papamobile ! Le plus petit Etat, qui régit spirituellement 1, 3 milliard de fidèles, n'est pas étanche au temps ni au monde, et l'entière planète vient y résonner symphoniquement. Une grande culture universelle et bigarrée, qui n'exclut pas la poésie et l'humour, marquant le lexique, de sa langue singulière qui saute par-dessus les continents et les siècles. C'est ce brassage sans pareil que révèle ce dictionnaire sans précédent. Camerlingue, faldistoire, cardinalice ou décrétale... Grâce à ce petit précis d'histoire et de géographie, d'ethnologie et de politologie par le vocabulaire, on se cultivera en s'amusant. Et on apprendra enfin à parler le Vatican !
Collection : Les Pères dans la foi 101Alors que l'Africa romaine déclinait dans les troubles et les violences, saint Augustin a développé une puissante réflexion sur la paix, définie comme « tranquillité de l'ordre ». Cette paix, pleinement accomplie dans la vie éternelle, commence ici bas dans la nature, dans l'homme et peut-être réalisée à tous les niveaux de la société. Mais dans ce monde, la guerre est un mal parfois inévitable, avec un cortège d'horreurs, qu'il s'agit de supporter, de limiter ou d'éviter. Pour ses interlocuteurs, Augustin définit une ligne de conduite où les siècles à venir trouveront les critères de la « guerre juste ».Cette anthologie rassemble les sentences classiques sur la « guerre juste » dans leur contexte littéraire originel et les met en regard de développements sur la paix, notamment ceux qui marquent la conclusion des Confessions et de la Cité de Dieu. À côté de la célèbre « charte de la paix » et d'autres extraits de la Cité de Dieu, on trouve ici l'exégèse de passages bibliques essentiels, un Sermon sur la paix et plusieurs Lettres, dont l'ultime courrier adressé par Augustin mourant, dans Hippone assiégée, à un collègue évêque dans le désarroi face au déferlement des Vandales.Ces textes d'Augustin, qui sont à l'origine de la réflexion occidentale sur la paix et la guerre, se révèlent aujourd'hui d'une étonnante actualité.Introduction, traduction, notes, guide thématique par Pierre-Yves Fux.
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.