La pauvreté est un mal chronique de la société humaine qui ne cesse de s'aggraver au fil des années. L'économie actuelle génère de plus en plus de pauvres. Mais, comment définir et cerner la pauvreté ? L'évolution de l'étude du concept de pauvreté atteste que la question de la multidimensionnalité de la pauvreté est aujourd'hui au coeur de nombreux débats théoriques, empiriques et institutionnels. En effet, l'éclosion des approches relatives à la déprivation ou à l'exclusion sociale dans les pays développés, et de celles liées à la pauvreté humaine et à l'approche par les capabilités au sein des pays en développement, montrent que la pauvreté ne peut plus être considérée comme une simple insuffisance de ressources monétaires. Cependant, malgré l'engouement autour de ces approches multidimensionnelles, il ne semble pas y avoir de réel consensus quant à la manière dont on doit définir et mesurer la pauvreté dans ses manifestations non monétaires, matérielles ou non, ni même quant à la signification du terme de multidimensionnalité. Ce livre contribue à faire le point sur ces questions à partir d'une analyse des derniers développements théoriques dont elle a fait l'objet et s'adresse aussi bien aux étudiants et aux chercheurs en sciences humaines qu'aux décideurs publics et privés.Alessio FUSCO est titulaire d'un doctorat en sciences économiques de l'Université de Nice Sophia Antipolis. Il travaille actuellement en tant que chercheur au CEPS/INSTEAD (grand-duché de Luxembourg) et est également chercheur associé au CEMAFI (Université de Nice Sophia Antipolis). Ses travaux portent sur les aspects théoriques et empiriques des approches non monétaires de la pauvreté.
Nombre de pages
276
Date de parution
11/10/2007
Poids
380g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296042001
Titre
La pauvreté. Un concept multidimensionnel
Auteur
Fusco Alessio ; Silber Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
380
Date de parution
20071011
Nombre de pages
276,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pendant l'hiver 1925-1926, trois articles de revue, signés d'Eugenio Montale, de Benjamin Crémieux et de Valery Larbaud révélèrent et imposèrent presque simultanément, en France et en Italie, le nom d'Italo Svevo, écrivain triestin né en 1861, qui, dans l'isolement et le silence, avait écrit trois romans profondément originaux : Una vita (1892), Senilitá (1898) et La Conscience de Zeno (1923). Homme d'affaires hanté par la littérature sans avoir jamais pu s'y consacrer vraiment, Svevo avait connu par hasard James Joyce à Trieste et s'était lié d'amitié avec lui ; et c'est précisément grâce à Joyce que Svevo fut "découvert" par Larbaud. La Conscience de Zeno est sans doute le premier grand roman inspiré par la psychanalyse, avec laquelle Svevo avait été mis en contact dès 1910. Mais ses premiers romans présentaient déjà des analyses psychologiques d'une extraordinaire pénétration. A l'origine de tous ces textes, l'on trouve une trame dont l'auteur lui-même a reconnu le caractère autobiographique. Mais comment et dans quelle mesure se manifeste cette autobiographie svévienne ? Quels sont les points qu'avec une inlassable obstination, et malgré un insuccès persistant, Svevo a sans cesse repris et approfondis dans la peinture de ses protagonistes, toujours en quête d'eux-mêmes ? Telles sont quelques-unes des questions essentielles auxquelles ce livre tente d'apporter une réponse, par un démontage minutieux de l'une des oeuvres romanesques les plus importantes qui aient vu le jour en Italie depuis la fin du XIX ? siècle.
La forme urbaine est l'héritage des choix et des politiques du passé, elle est la partie matérielle d'une culture urbaine, l'organisation dans l'espace d'une intelligence collective. À partir de l'exemple niçois, cet ouvrage étudie les potentiels ou les freins d'adaptation que contiennent ces formes urbaines et évalue leur capacité de résilience. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme "Métropoles".
Un musulman détenu à Abou Ghraïb ou à Guantanamo. Une femme-soldat mettant son zèle militaire et sa féminité au service de la Guerre contre le Terrorisme. Des manuels de l'armée sur la coercition du prisonnier, et des consignes implicites sur les " tactiques sexuelles " qu'ont peut employer. Tels sont les éléments de l'interrogatoire en tant que dispositif politique. Après ceux qui firent scandale en 2004, où des violences sexuelles furent exercées par des femmes, l'artiste Coco Fusco a suivi une formation militaire à l'interrogatoire, dépouillé les archives de l'armée et du FBI et navigué dans le vertige de forums et d'images consacrés à ces actes de torture sexuelle. Ce qu'elle en ressort va au-delà d'une étude de cas, nous confrontant non seulement à " l'état d'exception " américain et au rapport des femmes au pouvoir, mais aussi à l'énigme de la domination : Peut-on encore se dire " extérieur " à la guerre ? Les images du conflit servent-elles à le justifier, le documenter, en faire le réservoir de nos fantasmes ? Comment penser l'absence d'images ? Quels rapports, enfin, entre la construction du genre féminin et le fait de la violence, entre les clichés culturels et l'asservissement, et entre société de consommation et extermination ? Cheminant de Susan Sontag à Virginia Woolf, Coco Fusco réenvisage la question de la guerre en deçà et au-delà de la différence sexuelle.
Tommaso Landolfi (1908-79), romancier, poète, dramaturge et critique, est un contemporain exact de Moravia, Pavese ou Vittorini, dont rien cependant ne le rapproche vraiment. Ce grand angoissé, qui entretenait avec la réalité des rapports problématiques a, dans la solitude, édifié une o euvre des plus singulières, entre fictions et autobiographie, où le fantastique occupe une place importante. Styliste raffiné et par ailleurs joueur impénitent, largement influencé par le romantisme allemand autant que par les romanciers russes du XIXe siècle, il laisse percevoir derrière son ironie un désespoir absolu auquel seule la littérature, et quoi qu'il ait pu en dire, a été capable d'offrir une alternative.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...