Pendant l'hiver 1925-1926, trois articles de revue, signés d'Eugenio Montale, de Benjamin Crémieux et de Valery Larbaud révélèrent et imposèrent presque simultanément, en France et en Italie, le nom d'Italo Svevo, écrivain triestin né en 1861, qui, dans l'isolement et le silence, avait écrit trois romans profondément originaux : Una vita (1892), Senilitá (1898) et La Conscience de Zeno (1923). Homme d'affaires hanté par la littérature sans avoir jamais pu s'y consacrer vraiment, Svevo avait connu par hasard James Joyce à Trieste et s'était lié d'amitié avec lui ; et c'est précisément grâce à Joyce que Svevo fut "découvert" par Larbaud. La Conscience de Zeno est sans doute le premier grand roman inspiré par la psychanalyse, avec laquelle Svevo avait été mis en contact dès 1910. Mais ses premiers romans présentaient déjà des analyses psychologiques d'une extraordinaire pénétration. A l'origine de tous ces textes, l'on trouve une trame dont l'auteur lui-même a reconnu le caractère autobiographique. Mais comment et dans quelle mesure se manifeste cette autobiographie svévienne ? Quels sont les points qu'avec une inlassable obstination, et malgré un insuccès persistant, Svevo a sans cesse repris et approfondis dans la peinture de ses protagonistes, toujours en quête d'eux-mêmes ? Telles sont quelques-unes des questions essentielles auxquelles ce livre tente d'apporter une réponse, par un démontage minutieux de l'une des oeuvres romanesques les plus importantes qui aient vu le jour en Italie depuis la fin du XIX ? siècle.
Nombre de pages
525
Date de parution
06/09/1973
Poids
564g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782070283811
Titre
Italo Svevo. Conscience et réalité
Auteur
Fusco Mario
Editeur
GALLIMARD
Largeur
139
Poids
564
Date de parution
19730906
Nombre de pages
525,00 €
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Tommaso Landolfi (1908-79), romancier, poète, dramaturge et critique, est un contemporain exact de Moravia, Pavese ou Vittorini, dont rien cependant ne le rapproche vraiment. Ce grand angoissé, qui entretenait avec la réalité des rapports problématiques a, dans la solitude, édifié une o euvre des plus singulières, entre fictions et autobiographie, où le fantastique occupe une place importante. Styliste raffiné et par ailleurs joueur impénitent, largement influencé par le romantisme allemand autant que par les romanciers russes du XIXe siècle, il laisse percevoir derrière son ironie un désespoir absolu auquel seule la littérature, et quoi qu'il ait pu en dire, a été capable d'offrir une alternative.
Quand Pasolini a été assassiné, on a retrouvé dans la poche de sa veste La Disparition de Majorana. Leonardo Sciascia s'y penche sur la disparition mystérieuse, en 1938, du jeune physicien nucléaire Ettore Majorana. Le Duce chargea personnellement la police de tout faire pour retrouver le prodige de 31 ans. Mais devant l'absence totale d'indices, on conclut au suicide. Plus de trente ans plus tard, Sciascia s'empare de nouveau de l'affaire. La recherche de la vérité devient initiatique. Majorana avait rencontré les plus grands physiciens, parmi lesquels Heisenberg, avec qui il avait noué une solide amitié. Sa disparition en a fait un mythe. Fondée sur le principe de la déduction, l'enquête devient philosophique puis politique. Sciascia en arrive à des hypothèses troublantes...
Résumé : Dans ce texte de 1964 émaillé de références, l'auteur de Todo modo nous immerge dans un épisode méconnu de la Sicile du XVIIe siècle et ressuscite Diego La Matina, religieux ayant résisté aux violences inquisitrices qui le menacèrent jusqu'au bûcher. C'est que cet homme, oublié, "incarne aux yeux de Sciascia la dignité et un inflexible courage face aux abus de toutes sortes de l'Inquisition, réalité historique, certes, mais aussi image symbolique de la tyrannie, toujours menaçante" (Mario Fusco).
Svevo Italo ; Fusco Mario ; Piroué Georges ; Miche
Tu dois te représenter quelle violence je me suis fait pour sauter à pieds joints dans mes nouvelles occupations. Je dois en être intimement secoué et, lorsque, sans me le demander, mon roman se présente à moi, moi qui ai toujours aimé tout ce que j'ai fait, je reste stupéfait devant l'évidence de mes images, et j'oublie le monde entier. Ce n'est pas l'activité qui me rend si vivant, c'est le rêve..." Italo Svevo, à sa femme, 1900. "Vers la fin de l'après-midi, ne sachant à quoi m'occuper, je pris un bain. Je sentais sur mon corps une souillure et j'éprouvais le besoin de me laver. Mais une fois dans ma baignoire, je pensai:"Pour me nettoyer, être vraiment net, il faudrait que je sois capable de me dissoudre tout entier dans cette eau."En moi toute volonté était si bien abolie que je ne pris même pas le soin de m'essuyer avant de remettre mes vêtements. Le jour tomba. Je restai longtemps à ma fenêtre à regarder, dans le jardin, les feuilles nouvelles des arbres; et, là, je fus pris de frissons. Avec une certaine satisfaction, je pensai que c'était un accès de fièvre. Je ne souhaitais pas la mort, mais la maladie; une maladie capable de me servir de prétexte pour faire ce que je voulais, ou de m'en empêcher" La Conscience de Zeno, chap. VI.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.