Ma princesse, on s'en est raconté des histoires, le doigt posé sur le globe aux continents colorés et aux océans azur. Nous sautions les frontières à grands éclats de rire. Tu les ferais ces voyages, disais-tu, un jour, plus tard, quand viendrait le temps de vivre tes aventures. Celui-là, tu ne l'avais pas prévu, pourtant nous l'avons fait ensemble, main dans la main, yeux dans les yeux, peau contre peau. Un aller simple en enfer où les saisons passaient au rythme de ta respiration. Et d'où je suis revenue seule. Tu voulais voyager, écrire. Mais ton bateau est resté à quai. Pour toi, j'ai pris la plume et le vent. J'ai raconté tes rires, tes envies, tes passions, tes rêves. Ces paysages ensoleillés où tu t'enfuyais en fermant les paupières. Et celui, vitrifié, blanc, où tu questionnais ton destin, forte, déterminée, courageuse." Stéphanie Fugain.
Nombre de pages
303
Date de parution
01/09/2012
Poids
343g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782081270992
Titre
Tu n'avais peur de rien
Auteur
Fugain Stéphanie ; Mendibil Claude
Editeur
FLAMMARION
Largeur
145
Poids
343
Date de parution
20120901
Nombre de pages
303,00 €
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Si chacun de nous a connu ou connaîtra l'hôpital, son univers. reste mystérieux. On pense souvent que les médecins sont à l'intérieur comme ils paraissent extérieurement. Mais qui sont réellement ces femmes et ces hommes derrière la blouse blanche, entre les mains desquels on remet nos existences ? Qui sont celles et ceux dont, durant le temps de la maladie, on guette les mots, les regards, les silences, pour comprendre ce qui nous arrive et ce qu'on peut espérer d'eux ? Comment vit-on la mort d'enfants malades, la souffrance des familles après avoir été si proches ? Comment gère-t-on les échecs ? Comment s'investir autant sans se perdre ? A travers quatorze témoignages de médecins et de soignants, qui se sont livrés à moi en toute sincérité, en toute intimité, et que j'ai sondés au coeur, on comprendra davantage leur comportement et la pression qui pèse sur eux dans l'exercice de leur profession. Des entretiens bouleversants, riches d'enseignements, avec des héros qui se battent au quotidien pour sauver des vies."
C'est un livre sur l'une des pires expériences que la vie puisse réserver. Une épreuve qui déchire le coeur à jamais. Josette Gril a recueilli le témoignage de quinze parents, six hommes et neuf femmes de tous âges, tous milieux, ayant perdu leur enfant par accident, maladie ou suicide, depuis quelques mois pour certains, de longues années pour d'autres. Comment ont-ils vécu cette tragédie? Comment ont-ils supporté l'absence impossible à combler, l'immense chagrin dont on pense qu'on ne sortira jamais? En nouant sa propre expérience de mère endeuillée à ces témoignages, Josette Gril réfléchit à la spécificité du deuil d'enfant et souligne le rôle fondamental de la douleur - qui dévaste mais aussi garantit qu'on reste vivant - avant de présenter quelques voies empruntées par les parents: groupes de parole, psychothérapie, lecture... Alors que les circonstances de la mort, l'histoire de chacun et de la famille au moment du drame, mais aussi les façons de réagir apparaissent dans toute leur diversité, des points communs se dessinent, qui tissent le lien profond que le livre cherche à établir avec les lecteurs: intégrer l'absence des êtres chers dans notre vie, les porter dans nos coeurs est une façon de ne pas se laisser anéantir, de continuer à les faire vivre.
Moi qui ai chamboulé ton quotidien ces quelques semaines, tu as chamboulé ma vie à tout jamais... " écrivait Dominique, notre infirmière à domicile, après le départ de notre Fille Aïnhoa. Ce livre retrace le combat d'Aïnhoa, raconté par son Papa. Ce combat qu'elle a mené face à un cancer du cerveau qui a duré presque trois ans... jusqu'à déposer les armes, ce jour de l'armistice du 11 novembre 2014. Certes, aujourdhui le SNAM est amputé de son unique voyelle, sa pierre angulaire, mais l'amour qui l'a fondé est et sera pour toujours le marqueur de sa belle et longue généalogie. "
?Un gars sympathique dont tout le monde connaît les plus célèbres refrains. C'est ainsi que l'on pourrait décrire Michel Fugain. Du haut de ses 75 ans, il est toujours aussi jovial et souriant. Comme il se décrit lui-même : "Je suis un train toujours à l'heure". Comment a-t-il construit sa vie, dépassé ses faiblesses, magnifié son potentiel ? Quels événements a-t-il eu à affronter et à transcender ? Quelles sont les valeurs qu'il a envie de transmettre ? Comment la vie l'a-t-elle modelé ? C'est ce que révèle l'auteur, qui a décidé tout petit que la vie n'était pas un problème.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.