L'inauguration en grande pompe de la "Canope ? e" des Halles, au printemps 2016, a marque ? l'apo- ge ? e me ? diatique de la re ? habilitation du centre de Paris entame ? e quelque quinze ans plus to^t par le maire socialiste Bertrand Delanoe ? . Aussi contro- verse ? pour ses partis pris architecturaux que pour son cou^t, ce grand toit jaune n'est pas seulement la partie e ? merge ? e d'un complexe souterrain qui associe un Forum commercial et une gare de banlieue, construits dans les anne ? es 1970 en lieu et place d'un ve ? ne ? rable marche ? . Avec la re ? nova- tion des espaces de vente qu'il surmonte, du jardin qui le prolonge et de la Bourse de Commerce qui lui fait face - investie par la Collection Pinault d'art contemporain - il symbolise un projet bien plus vaste, qui s'est solde ? par la privatisation et la normalisation accrue de l'espace public au coeur de la capitale. Cet ouvrage fait suite a` La Campagne des Halles, qui enque^tait a` chaud sur les tenants et aboutis- sants de la consultation d'urbanisme dont est sorti ce e ? nie`me projet pour le quartier. Il se concentre cette fois sur les pole ? miques et les de ? boires qui ont e ? maille ? la phase de re ? alisation, au fil d'un intermi- nable vaudeville ou` le ridicule l'a souvent dispute ? au scandale. Il expose les enjeux de cette ope ? ration pour ses nombreux acteurs, e ? diles et e ? lus, associations de riverains, promoteurs, concep- teurs. Il montre les strate ? gies croise ? es des pouvoirs politique et e ? conomique pour transformer le centre de Paris, ou` la recherche d'une nouvelle image rencontre celle de nouveaux profits. Il se penche sur le ro^le joue ? dans cette entreprise par l'urba- nisme et l'architecture, instruments et te ? moins de toutes ces mutations. L'analyse des positions, des de ? cisions, des impense ? s, des victoires et des de ? faites des uns et des autres dessine ainsi le sens de la bataille dont les Halles viennent une fois encore d'e^tre le the ? a^tre. A` partir de ce cas d'e ? tude aussi particulier qu'exemplaire, ce livre met en lumie`re les ressorts concrets de la fabrication de l'environnement urbain aujourd'hui : il n'inte ? ressera pas seulement les professionnels de l'espace et les Parisiens, mais tous ceux qu'inquie`te l'impact, pre ? sent et a` venir, de la mondialisation sur le quotidien des citadins.
Nombre de pages
253
Date de parution
15/02/2019
Poids
280g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782358721752
Titre
La comédie des Halles. Intrigue et mise en scène
Auteur
Fromonot Françoise
Editeur
FABRIQUE
Largeur
133
Poids
280
Date de parution
20190215
Nombre de pages
253,00 €
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L'Opéra de Sydney, l'un des bâtiments les plus célèbres de ce siècle, est paradoxalement l'un des plus méconnus. Son nom évoque des formes sans pareilles, coques, voiles, crêtes opalescentes, dans un extraordinaire paysage. Il est devenu l'emblème d'une ville et d'un pays, mais son histoire et son architecte n'avaient jusqu'ici fait l'objet d'aucune véritable étude. Ce livre est une monographie sur Utzon, centrée sur l'Opéra, son oeuvre clé, qui y est étudié en détail. Sont aussi évoqués les projets de jeunesse, qui le préfigurent, et les entreprises postérieures, qui le prolongent. C'est encore une tentative pour reconstituer un monument incomplet : si l'extérieur de l'Opéra a été exécuté suivant les plans d'Utzon, ses propositions pour les intérieurs et le second oeuvre sont restées dans les limbes. Irréalisables pour certains, sans équivalent dans l'histoire de l'architecture occidentale pour d'autres, elles méritaient d'être exhumées pour que la vision d'Utzon, à défaut d'avoir abouti, soit au moins restituée dans un livre. Les illustrations puisent dans une iconographie largement inédite : dessins de l'architecte retrouvés à Sydney, images du chantier prises par le grand photographe australien Max Dupain, récemment disparu.
Présentation de l'éditeur En plus de trente années d'une carrière hors normes, depuis les rivages d'un continent isolé où une culture encore neuve côtoie les paysages les plus anciens et les mieux préservés de la planète, Glenn Murcutt a développé une architecture domestique originale. Simples, raffinées, expressives, les quelque cinq cents maisons qu'il a conçues pour son Australie natale sont considérées aujourd'hui comme les exemples les plus probants de ce que pourrait être une " architecture écologique ". Influencée par la philosophie de Henry David Thoreau comme par le minimalisme de Mies van der Rohe, par les constructions vernaculaires australiennes comme par les leçons d'Alvar Aalto, son architecture se veut une forme de " traduction du paysage " dans lequel elle s'inscrit, modelée par le concept d'économie qui la fonde - économie d'espace, d'énergie, de matériaux... L'attribution, en 2002, du prix Pritzker (le Nobel de l'architecture) à ce praticien inclassable témoigne de l'écho que rencontrent aujourd'hui ces questions dans les cénacles internationauxCe livre cherche à donner à voir et à comprendre cet uvre singulier en élucidant ses origines, ses ressorts et sa portée. Un essai critique approfondi analyse le parcours, le mode de travail et les idées de Glenn Murcutt, et dégage les raisons de son importance dans le panorama de l'architecture d'aujourd'hui. Une section largement illustrée présente ensuite en détail trente-trois de ses projets et bâtiments réalisés entre 1968 et 2001
Le centre de Paris n'en finit pas de panser ses plaiesarchitecturales. Près de vingt-cinq ans après le désastre orchestré par Jacques Chirac, la mairie annonçait en 2002 son intention de rénover le quartier des Halles. Appel d'offres, sélection des concepteurs, exposition de leurs propositions, concertation "citoyenne", choix final fin 2004: ce livre raconte les rebondissements d'une affaire publique toujours en suspens. Il montre comment le vide de la politique et de la culture municipales dansle domaine de l'urbanisme a laissé le champ libre aux intérêts politico-financiers et aux pressions des riverains, et conduit à un faux débat terminé en queue-de-poisson. Françoise Fromonot revient sur les quatre projets en lice, sur la polémique médiatique qu'ils ont déclenchée et s'interroge sur l'incapacité chronique des architectes français et de la critique à nourrir une véritable réflexion. Elle démonte l'alibi de la "démocratie participative" ainsi que les ressorts de la décision du maire. La nouvelle affaire des Halles révèle ainsi la continuité de la politique urbaine de Bertrand Delanoë avec celle de ses prédécesseurs. Un éclairage aussi instructif que cruel sur les mécanismes et les raisons qui façonnent aujourd'hui la forme d'une ville.
Fromonot Françoise ; Jullien Béatrice ; Nouvet Arm
Cet ouvrage expose la démarche et une sélection de propositions issues des deux groupes de projets de fin d'études (PFE) " Architectures de reconquête " de l'ENSA Paris-Belleville. De quelles reconquêtes est-il ici question ? Celle, au premier chef, de territoires qui résistent aux catégories urbaines habituelles : les périphéries ordinaires, qui appellent un regard autre sur la ville contemporaine et constituent pour ces deux studios un sujet spécifique d'étude et de projet. La reconquête veut aussi être celle d'échelles et de domaines de réflexion ? urbanisme, programmation, paysage, représentation, législation, gouvernance? ? que la nature et l'histoire particulière des banlieues encouragent à repenser dans leur articulation complexe. Comment reconquérir la capacité de l'architecte à se constituer en force de proposition, par-delà le simple rôle de prescripteur formel obéissant à des obligations prédéterminées ? règlement, site, programme ? dans un champ disciplinaire étroitement codifié ? Les " territoires actuels " sont représentatifs d'une condition urbaine dominante mais irréductibles aux canons de la ville historique ; les outils forgés par le " retour à la ville " des années 1970 n'opèrent pas sur eux. Les aborder dans leur apparente banalité pour les transformer à partir de ce qu'ils sont permet peut-être d'ouvrir de manière critique la reconquête de l'idée de " projet urbain ".
Cet ouvrage tente de rassembler en quelques chapitres les grands enjeux souleve ? s par Silvia Federici autour de la notion de sorcie`res et de chasse aux sorcie`res. Le public a connu (et reconnu) Federici a` travers son magnum opus de recherche historiographique intitule ? Caliban et la sorcie`re. Cet inte ? re^t s'explique a` la fois par la diversite ? des questions souleve ? es par l'autrice et par leur importance actuelle dans le de ? bat public : en tournant notre regard sur les inquisiteurs du Moyen-A^ge, Federici nous parle de la domination des femmes, de la gene`se du capitalisme et du travail salarie ? , mais aussi de la privatisation des communs et de la destruc- tion de la nature. Cette the ? orisation n'a pas manque ? de soulever des questionnements et des critiques, auxquelles Federici re ? pond ici avec une grande pe ? dago- gie, ce qui lui permet de mettre en avant des e ? le ? ments particulie`rement saillants de son re ? cit : non seulement le fait qu'en Angleterre, la carto- graphie des enclosures se superpose aise ? ment avec celle des proce`s en sorcellerie ; mais en outre, l'autrice souligne les transformations requises par le capitalisme dans notre rapport a` la nature, au corps, aux animaux, a` la magie. Les sorcie`res e ? taient les femmes qui (gue ? risseuses, avorteuses, entoure ? es d'animaux) de ? veloppaient un rapport a` la nature, au langage, au corps et a` la sexualite ? qui subvertissait d'emble ? e l'exigence rationalisatrice, me ? dicale et e ? troitement techno- logique de la grande modernisation capitaliste. Mais il ne s'agit pas que d'histoire : l'autrice propose e ? galement de disse ? quer le retour funeste de la chasse aux sorcie`res dans certains pays africains ou en Inde. Sans s'en tenir a` une lecture religieuse ou ide ? ologique des conflits, elle situe l'origine de cette re ? surgence dans la grande mutation ayant affecte ? les mondes agricoles dans les pays en sous- ou mal-de ? veloppement. Cet oeuvre de Federici se situe la croise ? e des nouvelles radicalite ? s contemporaines, du renou- veau fe ? ministe aux autonomies (ZAD, habitats collectifs, coope ? ratives) jusqu'a` l'e ? cologie radicale.
Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.
Au fil des saisons, nous avons formé des cortèges bigarrés, muni·es de bêches, de mégaphones et de meuleuses, vêtu·es de bleus de travail et de combinaisons blanches, escorté·es par des oiseaux géants... Nous avons traversé les bocages et les plaines, arpenté les vallées industrielles et le bitume des usines ? et même frôlé les cimes alpines. Nous nous soulevons pour défendre les terres et leurs usages communs. Contre les méga-bassines, les carrières de sable, les coulées de béton et les spéculateurs fonciers, nous voulons propager les gestes de blocage, d'occupation et de désarmement, pour démanteler les filières toxiques. Nous nous soulevons parce que nous n'attendons rien de ceux qui gouvernent le désastre. Nous nous soulevons parce que nous croyons en notre capacité d'agir. Depuis des siècles, du nord au sud, des mouvements populaires se battent pour défendre une idée simple : la terre et l'eau appartiennent à tou·tes, ou peut-être à personne. Les Soulèvements de la terre n'inventent rien ou si peu. Ils renouent avec une conviction dont jamais nous n'aurions dû nous départir.