L'Histoire romaine écrite en grec par le sénateur Cassius Dion (160-235 p C.), une oeuvre en 80 livres couvrant dix siècles d'histoire, est une source d'importance capitale pour les spécialistes du monde romain, mais elle demeure incomplètement étudiée et donc mal connue, malgré la réhabilitation amorcée en 1964 par le savant anglais Fergus Millar dans un livre qui a fait date (A Study of Cassius Dio, Oxford). Cette ample monographie plurilingue (700 p, 46 contributions), la première en son genre depuis cinquante ans, répond à un double objectif : dresser un bilan des recherches menées sur Cassius Dion depuis un demi-siècle et ouvrir des pistes d'investigation nouvelles sur des aspects jusque-là négligés. Conçu dans l'esprit et sur le modèle des Companions anglo-saxons afin de toucher un large public, ce livre propose aux spécialistes une vision actualisée et renouvelée de la recherche et aux étudiants (Master et Doctorat) les clés d'accès à un historien qu'il est urgent de redécouvrir.
Avec les Lettres de jeunesse, et même s'il ne s'agit que d'une partie de la volumineuse correspondance d'Eugène Fromentin (1820-1849), le lecteur pénètre dans un univers total, constitué à la fois d'expériences familiales, de choix décisifs quant aux engagements personnels et esthétiques, de voyages et de rencontres culturelles. Le jeune homme hésite encore, il renonce aux études de droit et leur préfère la peinture, domaine dans lequel il va affirmer non seulement sa maîtrise de la composition et de la couleur mais une prédilection pour des sujets orientalistes.