Jean Froissart nous conte dans ce roman courtois, compos entre 1365 et 1372 et insr dans les manuscrits de ses pomes, les vicissitudes de son premier amour. Dveloppant des digressions dordre mythologique ou insrant dans la trame de son rcit des posies lyriques de genres et de longueurs variables, il toffe ainsi un sujet qui parat au premier abord charg de peu de matires. Linsertion de ces sortes dinterludes (qui reprsentent plus du tiers de louvrage) ne manque pas dhabilet, car si ces pomes interrompent le cours du roman, ils sy greffent assez vigoureusement pour en accrotre par leur contenu la rsonance psychologique. Froissart, il est vrai, na rien invent sous ce rapport, puisque cette formule remonte Jean Renart, cest--dire au premier tiers du XIIIe sicle, et que depuis Jean Renart trs nombreux furent les romanciers qui lemployrent. Il sinspire dailleurs directement de Guillaume de Machaut allant mme parfois jusqu lemprunt littral au Roman de la Rose. Mais plus que ses devanciers, Froissart a dinstinct le got de lobservation et du tableau pittoresque (le chroniqueur le prouve) et L'Espinette amoureuse offre prcisment lavantage de mler en un dosage habile la veine demprunt et la veine originale.
Nombre de pages
208
Date de parution
04/10/2002
Poids
258g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782252034002
Titre
L'ESPINETTE AMOUREUSE
Auteur
Froissart Jean
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
140
Poids
258
Date de parution
20021004
Nombre de pages
208,00 €
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L'idée première de la disposition, c'est-à-dire l'invention du procédé qui consiste à reproduire dans leur teneur et leur succession les documents d'un échange épistolaire et à rapporter dans le détails les circonstances qui ont présidé à leur rédaction, n'appartient par à Froissart. On a indiqué depuis longtemps le modèle dont il s'inspire : le Voir Dit de Machaut, que l'on date de 1364-1365 et qui jouissait encore, à l'époque où écrivait notre auteur, du plein éclat de la nouveauté.
Les immenses chroniques de Jean Froissart couvrent les années 1325 - 1400 et constituent la source la plus importante pour la connaissance du XIVème siècle et pour l'histoire de la première partie de la guerre de Cent Ans. C'est aussi une oeuvre littéraire passionnante et prodigieuse par la vivacité du style et la vie du récit, le foisonnement des épisodes, la richesse du détail, l'habileté de la composition et du point de vue de l'auteur, son implication autobiographique croissante. La collection "Lettres gothiques" entreprend la publication en deux volumes des deux tiers environ des Chroniques, en suivant pour chacun des quatre livres qui les composent un manuscrit fiable, très soigneusement choisi et édité. Le premier volume, présenté ici, est consacré aux Livres I et II. Le texte original est accompagné de nombreuses notes, éclaircissant à l'intention de lecteurs non familiers de l'ancienne langue des mots, des expressions, des graphies qui n'offrent pas de difficulté pour le spécialiste. Une introduction et une annotation très riches, quelques pages d'initiation à la langue de Froissart, des index, des tableaux généalogiques, des cartes rendent cette édition accessible au grand public et précieuse à l'historien et au philologue. Le V2 sera publié dans un an. On disposera ainsi d'une édition qui rendra accessible la majeure partie de cette oeuvre exceptionnelle.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.