SIGMUND FREUD ET ROMAIN ROLLAND. CORRESPONDANCE 1923-1936
VERMOREL
PUF
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EAN :9782130447467
Sur le chemin de la création de la psychanalyse, Sigmund Freud eut des échanges avec des interlocuteurs parfois inattendus, tel Romain Rolland avec qui il entretint de 1923 à 1936 une correspondance espacée mais dense. Différents par leur tempérament, leurs attaches culturelles et la nature de leur ?uvre, Freud et Rolland eurent cependant des convergences avérées ou secrètes qui tiennent à leur fibre de héros romantiques ? s'exprimant dans la « vénération » idéalisée qu'ils se portaient l'un à l'autre ? et à leur ascendance spinozienne.Freud, « juif sans dieu », s'identifie au philosophe d'Amsterdam comme « frère d'incroyance » et trouve un espace de dialogue avec Rolland, chrétien sans Eglise mû par « l'éclair de Spinoza », pour critiquer les dogmes religieux et les Eglises, ce dont on perçoit les échos de L'avenir d'une illusion au Malaise dans la culture. Mais il se range du côté de l'athéisme intransigeant de Kant et de Feuerbach tandis que Rolland laisse une place à la mystique et, reprochant à son correspondant d'avoir négligé le sentiment religieux comme fait personnel, propose la sensation océanique à la réflexion métapsychologique de Freud qui, intrigué et d'abord réticent, reconnaîtra par la suite la vérité historique de la religion.L'auto-analyse qui accompagne ces échanges renoue avec celle du temps de Fliess et trouve son aboutissement explicite dans Un trouble du souvenir sur l'Acropole, lettre ouverte au Français pour son soixante-dixième anniversaire, qui prélude à une ultime poussée créatrice de l??uvre freudienne.Freud admirait en Romain Rolland l'intellectuel engagé qui défendait les valeurs de la civilisation en dénonçant l'absurdité de la guerre de 1914-1918 et en s'opposant à Hitler comme leader antifasciste. Mais il était plus lucide sur les illusions idéologiques que Rolland qui, dans sa période de soutien non critique à l'URSS, oubliera sa dénonciation du totalitarisme stalinien et s'éloignera momentanément de Freud, confirmant ainsi les ambivalences et les impasses de ce passionnant dialogue, qui, dans un après-coup, éclaire l??uvre entière.
Nombre de pages
704
Date de parution
01/07/1993
Poids
936g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782130447467
Titre
Sigmund Freud et Romain Rolland. Correspondance 1923-1936, de la sensation océanique au "Trouble du
Auteur
VERMOREL
Editeur
PUF
Largeur
151
Poids
936
Date de parution
19930701
Nombre de pages
704,00 €
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RESUME : "Les mystères de la police" d'Auguste Vermorel nous plonge dans les arcanes de la police française, depuis l'époque de Louis XIV jusqu'à la Révolution de 1789. Cet ouvrage explore les rouages d'une institution en constante évolution, révélant les méthodes et les stratégies employées pour maintenir l'ordre dans un contexte historique tumultueux. En s'appuyant sur des dossiers classifiés et des archives rarement consultées, Vermorel dresse un tableau fascinant des enjeux politiques et sociaux qui ont façonné la police française. Le livre met en lumière les figures emblématiques de cette époque, des chefs de police aux espions, en passant par les informateurs. Chaque chapitre est une immersion dans une période clé, où la police joue un rôle déterminant dans le contrôle des masses et la prévention des complots. L'auteur nous guide à travers les innovations techniques et les défis administratifs rencontrés par la police, tout en soulignant l'impact des événements historiques sur ses pratiques. Ce récit captivant offre une perspective unique sur la manière dont la police a contribué à façonner la société française, tout en s'adaptant aux changements politiques et sociaux. L'analyse de Vermorel, riche en détails et en anecdotes, nous invite à réfléchir sur le rôle de la police dans la construction de l'Etat moderne. L'AUTEUR : Auguste Vermorel, journaliste et écrivain du XIXe siècle, est connu pour ses analyses perspicaces des institutions françaises. Né en 1841, Vermorel s'est d'abord fait un nom dans le journalisme politique, s'intéressant particulièrement aux mécanismes du pouvoir et à leur impact sur la société. Son intérêt pour la police découle de son engagement à comprendre les structures de contrôle social et politique. Bien que peu d'informations soient disponibles sur sa vie personnelle, Vermorel s'est distingué par sa capacité à aborder des sujets complexes avec rigueur et clarté. Ses travaux, souvent basés sur des recherches approfondies dans les archives, témoignent de son souci du détail et de son désir de rendre l'histoire accessible au grand public. "Les mystères de la police" est un exemple de son approche méthodique et analytique, qui a marqué ses écrits. En dépit d'une carrière relativement discrète, Vermorel a laissé une empreinte durable dans le paysage littéraire français grâce à ses contributions à l'histoire des institutions. .
Sigmund Freud et Romain Rolland ont entretenu une correspondance de 1923 à 1936. Au fil d'échanges sobres et intenses, faits d'estime et d'admiration, ils abordent des thèmes tels que la nature de la croyance et l'origine du sentiment religieux - Freud se considérait comme un " juif athée " en face de son ami, un chrétien sans Eglise -, mais aussi le " malaise dans la civilisation " qui les préoccupait l'un et l'autre, en raison des massacres de la Première Guerre mondiale et de la montée des totalitarismes, lourde de menaces. Si l'amitié circule entre ces deux grands esprits de l'humanisme européen, c'est que des affinités de fond les rapprochent, comme leur lien commun avec Goethe et les romantiques allemands. Et plus encore, un deuil qui les a affectés l'un et l'autre dans leur enfance. Freud admirait en Rolland l'écrivain engagé qui défendait les valeurs de la civilisation, dénonçait l'absurdité de la guerre de 1914-1918, et s'opposait à Hitler. Mais sans doute était-il plus lucide sur les aveuglements idéologiques de son ami qui, dans sa période de soutien à l'URSS, ignorera le totalitarisme stalinien et s'éloignera momentanément, confirmant de la sorte les ambivalences et les impasses de ce passionnant dialogue qui éclaire les deux oeuvres.
Lorsqu'on se lamente sur l'état de l'école aujourd'hui, sur l'existence d'élèves illettrés, démotivés, violents, de professeurs malmenés et déboussolés, se pose-t-on suffisamment la question de la formation de ceux sur qui, précisément, repose l'ensemble du système, "les enseignants"?Comment prépare-t-on aujourd'hui les jeunes professeurs à ce métier difficile? Loin du regard des médias et des parents, des institutions, mal connues du grand public, en sont chargées: les IUFM, Instituts universitaires de formation des maîtres.François Vermorel a été l'un de ces jeunes maîtres. Il avait choisi d'enseigner les Lettres, avec enthousiasme mais sans illusions: il savait le métier ardu et l'année de formation éprouvante. Mais ce qui l'attendait dans cet IUFM du Nord en ce mois de septembre plu vieux dépassait tout ce que la rumeur et les récits de ses prédécesseurs lui avaient laissé redouter. Sur un mode ironique et précis, son livre est un témoignage. Il nous entraîne dans un monde qui décourage même les plus motivés. Un monde ubuesque où, à l'issue d'un concours sélectif, on lui fait dessiner des arbres ou colorier des blasons. Où les mots: professeur, élèves, exercices, devoirs, discipline sont frappés d'interdits étonnants. Où on déconseille Le Cid au motif que Corneille y ferait l'apologie du racisme. Où on inculque que toutes les formes de communication se valent, de l'insulte au rap, dès l'instant qu'on peut leur accoler les étiquettes de "citoyenneté" et "d'autonomie". Que la syntaxe et l'orthographe sont la "science des imbéciles" et qu'il ferait à ses élèves une violence inadmissible en leur "imposant" sa "culture bourgeoise". Une institution rompue au lavage de cerveaux où il faut feindre la soumission à des "formateurs" au mieux incompétents, au pire malveillants...Un voyage étonnant qui ne peut manquer d'interpeller: devenue un gigantesque laminoir pour nos enfants, l'Education nationale le serait-elle, en amont, pour ses professeurs? Un livre décapant qui vient à point au moment où l'on s'interroge sur les responsabilités de ceux qui ont conduit à la faillite de l'enseignement et au développement de l'illettrisme.
Madeleine Vermorel et Henri Vermorel ont commencé dans les années 50 leur carrière d'internes puis de médecins dans les hôpitaux psychiatriques qui gardaient bien souvent les stigmates de l'asile d'antan. Ils ont participé au grand mouvement de la seconde révolution psychiatrique qui prend son essor lors de la Libération de la France. Cet ouvrage relate notamment leur participation au mouvement de psychothérapie institutionnelle qui a contribué à transformer les asiles en lieux de soins articulés avec une politique de secteur extrahospitalière...
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.