Le normal et le pathologique chez l'enfant. Estimations du développement
Freud Anna
GALLIMARD
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EAN :9782070270026
Freud a mis au jour chez l'adulte la névrose infantile. Mais qu'est-ce que la névrose de l'enfant ? Faut-il voir dans tous les troubles, souvent transitoires, de son comportement le signe d'une organisation proprement pathologique ? La psychanalyse a-t-elle quelque chose à nous enseigner sur la formation de la personnalité de tout enfant ? L'observation et le traitement d'enfants perturbés renouvellent-ils notre idée de la normalité ? C'est de ces questions de profane, trop souvent négligées par la psychanalyse, que part l'ouvrage d'Anna Freud.Elle nous montre, en s'appuyant sur son travail de clinicienne poursuivi pendant quarante ans, à quel point les critères établis par une psychopathologie de l'adulte deviennent inadéquats (par exemple, des actes délictueux chez l'enfant ne font pas un déliquant), à quel point aussi le champ des troubles infantiles déborde, en variété et en extension, les catégories traditionnelles de névrose, psychose et perversion. Il faut donc faire intervenir d'autres critères, et Anna Freud, en se référant sans cesse à l'observation directe ou analytique, les trouve principalement dans les «inégalités des lignes de développement». On verra que ce qu'on appelle son point de vue génétique est plus complexe et nuancé que ne le supposent généralement aussi bien disciples que détracteurs.
Nombre de pages
212
Date de parution
27/03/1968
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070270026
Titre
Le normal et le pathologique chez l'enfant. Estimations du développement
Auteur
Freud Anna
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
19680327
Nombre de pages
212,00 €
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L'enfant dans la psychanalyse, ce n'est pas seulement celui qu'un «spécialiste» peut observer dans une cour d'école ou traiter dans son cabinet de consultation ; c'est aussi celui que tout psychanalyste rencontre dans le temps fort de la cure : l'enfant du transfert et de la régression.Pour Anna Freud (plus que tout autre, enfant de la psychanalyse...), il existe une continuité entre l'observation directe des enfants - méthode qu'elle n'a cessé de défendre et de pratiquer -, le traitement psychanalytique de leurs difficultés et le processus de changement sur quoi se fonde l'analyse d'adultes. L'objet est le même : favoriser un développement, qui suppose le conflit. Ce sont les modes d'intervention qui diffèrent. Cette continuité et cette unité profonde sont attestées par le propre parcours biographique d'Anna Freud et par le travail à la fois de recherche, de formation et de soins mené à la Hampstead Clinic qu'elle a fondée à Londres.Ce livre regroupe une vingtaine de textes de l'auteur, choisis avec son accord. Textes de circonstance qui s'échelonnent sur plus de trente ans et qui témoignent, avec une rare honnêteté de pensée et de langage, du travail quotidien de l'analyste. Un travail caractérisé, comme le souligne Daniel Widlöcher, qui a traduit et préfacé l'ouvrage, par l'effort de penser l'expérience négative.
Depuis la publication de deux ouvrages de Freud : Psychologie des foules et analyse du moi et Au-delà du principe de plaisir qui ont marqué un changement d'orientation, l'anathème de " non orthodoxe " a cessé de peser sur l'étude du moi et les recherches s'appliquant aux instances de ce dernier suscitent maintenant un intérêt majeur. Voici comment nous définirons le programme actuel de la psychanalyse qui ne se limite certainement plus à la seule psychologie abyssale. Nous disons généralement que l'analyse a pour but d'acquérir une connaissance aussi approfondie que possible des trois instances dont l'ensemble constitue, d'après nous, la personnalité psychique, d'étudier leurs rapports mutuels ainsi que leurs relations avec le monde extérieur. Nous apprendrons à connaître les fonctions, les contenus, l'expansion du moi et sa dépendance vis-à-vis du monde extérieur, du ça et du surmoi. Anna Freud.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.