L'enfant dans la psychanalyse, ce n'est pas seulement celui qu'un «spécialiste» peut observer dans une cour d'école ou traiter dans son cabinet de consultation ; c'est aussi celui que tout psychanalyste rencontre dans le temps fort de la cure : l'enfant du transfert et de la régression.Pour Anna Freud (plus que tout autre, enfant de la psychanalyse...), il existe une continuité entre l'observation directe des enfants - méthode qu'elle n'a cessé de défendre et de pratiquer -, le traitement psychanalytique de leurs difficultés et le processus de changement sur quoi se fonde l'analyse d'adultes. L'objet est le même : favoriser un développement, qui suppose le conflit. Ce sont les modes d'intervention qui diffèrent. Cette continuité et cette unité profonde sont attestées par le propre parcours biographique d'Anna Freud et par le travail à la fois de recherche, de formation et de soins mené à la Hampstead Clinic qu'elle a fondée à Londres.Ce livre regroupe une vingtaine de textes de l'auteur, choisis avec son accord. Textes de circonstance qui s'échelonnent sur plus de trente ans et qui témoignent, avec une rare honnêteté de pensée et de langage, du travail quotidien de l'analyste. Un travail caractérisé, comme le souligne Daniel Widlöcher, qui a traduit et préfacé l'ouvrage, par l'effort de penser l'expérience négative.
Nombre de pages
385
Date de parution
26/11/1976
Poids
420g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070295463
Titre
L'Enfant dans la psychanalyse
Auteur
Freud Anna
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
420
Date de parution
19761126
Nombre de pages
385,00 €
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Freud a mis au jour chez l'adulte la névrose infantile. Mais qu'est-ce que la névrose de l'enfant ? Faut-il voir dans tous les troubles, souvent transitoires, de son comportement le signe d'une organisation proprement pathologique ? La psychanalyse a-t-elle quelque chose à nous enseigner sur la formation de la personnalité de tout enfant ? L'observation et le traitement d'enfants perturbés renouvellent-ils notre idée de la normalité ? C'est de ces questions de profane, trop souvent négligées par la psychanalyse, que part l'ouvrage d'Anna Freud.Elle nous montre, en s'appuyant sur son travail de clinicienne poursuivi pendant quarante ans, à quel point les critères établis par une psychopathologie de l'adulte deviennent inadéquats (par exemple, des actes délictueux chez l'enfant ne font pas un déliquant), à quel point aussi le champ des troubles infantiles déborde, en variété et en extension, les catégories traditionnelles de névrose, psychose et perversion. Il faut donc faire intervenir d'autres critères, et Anna Freud, en se référant sans cesse à l'observation directe ou analytique, les trouve principalement dans les «inégalités des lignes de développement». On verra que ce qu'on appelle son point de vue génétique est plus complexe et nuancé que ne le supposent généralement aussi bien disciples que détracteurs.
Résumé : Depuis la publication de deux ouvrages de Freud : Psychologie des foules et analyse du moi et Au-delà du principe de plaisir qui ont marqué un changement d'orientation, l'anathème de " non orthodoxe " a cessé de peser sur l'étude du moi et les recherches s'appliquant aux instances de ce dernier suscitent maintenant un intérêt majeur. Voici comment nous définirons le programme actuel de la psychanalyse qui ne se limite certainement plus à la seule psychologie abyssale. Nous disons généralement que l'analyse a pour but d'acquérir une connaissance aussi approfondie que possible des trois instances dont l'ensemble constitue, d'après nous, la personnalité psychique, d'étudier leurs rapports mutuels ainsi que leurs relations avec le monde extérieur. Nous apprendrons à connaître les fonctions, les contenus, l'expansion du moi et sa dépendance vis-à-vis du monde extérieur, du ça et du surmoi. Anna Freud.
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.