Après la publication de La Sorcière de Rome (1973), André Frénaud avait entrepris un travail de réflexion et d'interprétation sur ce poème, le plus long et le plus complexe qu'il ait écrit. Il projetait de le publier sous le titre Gloses à la Sorcière. "Ce sera, dit une note retrouvée dans ses papiers, ma grande oeuvre en prose". La maladie, la fatigue, et finalement la mort ne lui ont pas permis de mener ce travail jusqu'à son terme. On peut se demander, d'ailleurs - et il se demandait lui-même -, si une analyse de ce type n'était pas, par nature, "interminable". Pour en avoir souvent parlé avec lui, pour l'avoir aidé parfois dans la révision de ses textes, j'ai considéré comme un devoir de réunir en un volume les gloses déjà publiées, les gloses achevées mais restées inédites, et celles qui n'existent qu'à l'état de brouillons ou de notes fragmentaires. Ce n'est évidemment pas le livre qu'André souhaitait publier. Du moins donnera-t-il une idée aussi approchée que possible de l'entreprise à laquelle il s'était attaché et qui n'a, à ma connaissance, aucun équivalent dans la littérature contemporaine". Bernard Pingaud.
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Nombre de pages
312
Date de parution
04/04/1995
Poids
315g
Largeur
140mm
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EAN
9782070738731
Titre
Gloses à la "Sorcière"
Auteur
Frénaud André
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
315
Date de parution
19950404
Nombre de pages
312,00 €
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Résumé : "Haeres. Le poème, et le tableau aussi bien, l'oeuvre musicale, c'est même, pour l'auteur, le seul valable héritage. Et d'abord, transmissible de soi à soi. Un bien qu'il a su, une fois, constituer, qu'il peut feindre d'oublier ou qui peut lui devenir pour longtemps interdit, mais enfin qui est là, qu'il a la possibilité, un jour, de reprendre dans sa voix et au travers duquel il saura retrouver, il l'imagine, un écho de la patrie véritable. Et c'est le seul bien aussi qu'il voudrait pouvoir donner, quand il n'est pas paralysé par le sentiment du si peu, celui dont il aimerait faire de tous les hommes les héritiers. (Trop souvent il se trompe : ce bien précieux ne vaut rien du tout. Héritage tacitement, universellement révoqué.) Si le thème ici c'est la transmission de l'héritage des parents (les biens, les valeurs, les sentiments), et si le problème c'est leur révocation ou acceptation, la tension est d'autant plus forte dans le poème que le drame avoué est le substitut et la parodie, en un sens, du véritable sujet-objet d'intérêt qui s'y dissimule, comment dire ? Le poème lui-même a-t-il ou non une valeur qui soit transmissible ? Et encore, en remontant : le poème assure-t-il médiation efficace d'une certaine expérience qui fut, expérience d'ébranlement et de pressentiment du tout, de la Lumière ?" André Frénaud.
Le poète et son ami Bernard Pingaud ont enregistré à France Culture, en mai 1977, une série d'entretiens. L'entente entre les deux hommes a permis que soient préservées la spontanéité, voire la violence concrète de la voix parlée qui s'attaque au plus mystérieux des processus, celui de la création. Cinq chapitres éclairent chacun un aspect de la conscience poétique globale de Frénaud. 1. Où est mon pays ? 2. L'ombre du père. 3. L'amour, la révolution, l'espérance. 4. L'irruption des mots. 5. L'idéale maison. Quand il s'est agi de remettre au propre ces entretiens, Frénaud a tellement réécrit, corrigé, augmenté que c'est devenu un véritable livre de lui qui propose un long itinéraire spirituel où il est question de philosophie, de politique, d'art ou de psychanalyse, avec tout ce qu'un tel itinéraire peut comporter d'intuitions fulgurantes, d'incertitudes, de désespoir, et d'une sorte de dignité fondée sur quelques partis pris reconnues irréductibles.
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...Notes Biographiques : Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs). Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé «Guedoulde», spectacle joué plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare¿ Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman, "La Balafre". Depuis, les livres se sont succédé avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires. Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.
Le jour où, dans une square, Sam s'assoit sur le mauvais banc, il se fait arrêter par la police. Car Sam a la peau noire. Et en 1952, dans le sud des Etats-Unis, un Noir ne peut pas s'asseoir n'importe où. En grandissant, le jeune garçon s'accroche à un rêve : devenir juge afin de combattre les lois raciales. A travers le récit de Sam, plongez au coeur de la lutte non violente des Noirs américains.