Revue Voltaire N° 22/2023 : Les scènes de Voltaire. Entre la Cour et la ville
Frantz Pierre ; Bret-Vitoz Renaud
SUP
29,00 €
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EAN :9791023107388
La réception du théâtre de Voltaire, tant par des publics contemporains que plus tardifs, est indissociable du processus créatif du philosophe. Les éditeurs de Kehl avaient placé le corpus théâtral de Voltaire en tête de l'édition. Pourtant, aujourd'hui, par un curieux déplacement générique, l'actualité théâtrale de Voltaire passe plutôt par la mise en scène de ses contes. Candide, surtout, ne cesse de susciter de nouvelles productions scéniques. Malgré la désaffection dont souffre le théâtre de Voltaire, sa production théâtrale intéresse plus que jamais les chercheurs. Les Journées Voltaire de 2021 ont ainsi été consacrées aux " Scènes de Voltaire : entre la Cour et la ville ". L'approche choisie induit en effet un questionnement sociologique tout autant que politique, redoublant en creux la cartographie dramatique du côté cour, côté jardin. Les chercheuses et de chercheurs interrogent ici collectivement la production voltairienne pour les scènes, privées et publiques, de Versailles, de Paris et des provinces, mais aussi des colonies. Pas moins de seize contributions renouvellent la compréhension des logiques esthétiques et dramaturgiques du théâtre voltairien dans leur genèse comme dans leur appréciation à travers les époques, la réception de ce théâtre, tant par des publics contemporains que plus tardifs, étant, pour l'auteur de Zaïre plus que pour tout autre peut-être, indissociable de son processus créatif. Pour cette nouvelle livraison de la Revue Voltaire, les Varia proposent deux articles qui font état de recherches au long cours : Vladimir A. Somov, chercheur au Conservatoire national de Saint-Pétersbourg, livre la seconde partie de son enquête sur " L'édition Kehl en Russie ", analysant cette fois les stratégies de la censure impériale face à l'arrivée des livres édités par la Société littéraire et typographique fondée par Beaumarchais. John Iverson, spécialiste des questions de tolérance et de religion chez Voltaire, poursuit son enquête à partir des manuscrits de Saint-Pétersbourg relatifs à l'affaire La Barre.
Nombre de pages
412
Date de parution
03/04/2024
Poids
556g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791023107388
Titre
Revue Voltaire N° 22/2023 : Les scènes de Voltaire. Entre la Cour et la ville
Auteur
Frantz Pierre ; Bret-Vitoz Renaud
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
556
Date de parution
20240403
Nombre de pages
412,00 €
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Ce livre trace l'un des chemins au long desquels le théâtre du XVIIIe siècle est parti d'illusion et d'émotion, au travers de la théorie, de l'architecture et de l'écriture dramatique, et les a trouvées avec la peinture. Philosophe et écrivain, passionné de théâtre aussi bien que de peinture, Diderot fut le théoricien de cette rencontre. Le "tableau dramatique" est la formule qui lui permit, près de trois quarts de siècle à l'art dramatique une seconde fondation quand trop fortement menacé par l'académisme. Résolument interdiciplinaire, cette étude propose la première synthèse sur la naissance d'un théâtre de l'image.
Ce livre renouvelle profondément l'approche critique sur des pièces très connues de Marivaux. De la manière dont ces pièces ont été jouées au XVIIIe siècle (ou le sont encore aujourd'hui) jusqu'aux structures et personnages clés (Arlequin, le baron, Orgon), en passant par des approches profondes et "modernes" de l'esthétique du dramaturge, cet ouvrage collectif rassemble les meilleurs spécialistes de l'oeuvre de Marivaux. Ce volume regroupe un ensemble d'études originales confiées aux meilleurs spécialistes actuels de Marivaux. Sur des pièces très connues de cet auteur, il propose des vues qui renouvellent profondément l'approche critique : la manière dont ces pièces ont été jouées au XVIIIe siècle, ou le sont encore aujourd'hui ; les approches dramaturgiques, structures (le langage implicite, la composition des scènes) ou personnages (Arlequin, le baron, Orgon), approches profondes et "modernes" de l'esthétique de Marivaux (la loi du père, le sublime, l'esthétique du "presque rien"). L'ensemble des articles retenus prend appui sur une véritable synthèse de la connaissance actuelle de Marivaux pour avancer des idées neuves, fondées sur la connaissance des représentations et du texte de l'auteur. C'est donc un volume très varié, très complet par la diversité des jalons posés. L'oeuvre de Marivaux, loin de ce qu'on a appelé la "marivaudage" , réinvente le langage du théâtre dans toute sa puissance.
Contenu : Tout pour réussir l'agrégation. Public : Agrégatifs (Lettres classiques et modernes, externe et interne). Nouvelle édition augmentée d'un texte lumineux. Autant de soin que pour un manuel scolaire. Organisation : Repères : le contexte historique et littéraire Grandes thématiques : comprendre les enjeux du programme Outils : pour retrouver rapidement une définition, une idée ou une référence
Ce volume consacré au théâtre français du XVIIIe siècle permet de comprendre toute l importance de cette période charnière, aussi féconde sur le plan dramatique, avec Marivaux, Beaumarchais, Voltaire et tant d autres, que sur le plan théorique, avec Diderot notamment, initiateur d une nouvelle manière de penser le théâtre qui influence encore l art dramatique d aujourd hui. Complet, il reproduit près d une centaine d extraits accompagnés d analyses littéraires, dramatiques et historiques. Novateur, il enrichit la lecture des grands textes du regard inédit de metteurs en scène aussi importants que Yves Beaunesne, Patrice Chéreau, Jacques Lassalle, Jorge Lavelli, Laurent Pelly, Christophe Rauck, Bernard Sobel, Jean-Marie Villégier, Jean-Pierre Vincent... L Anthologie de L avant-scène théâtre se décline en quatre autres volumes: Moyen Âge / Renaissance, XVIIe, XIXe et XXe siècles.
Résumé : A l'époque où la chair était triste et les sens las, l'ardeur du baiser s'est portée sur le livre, objet, esprit et matière. Images et estampes, couvertures et reliures, pliages, ornements, graphisme et typographie ont doté les textes d'un sens intellectuel, poétique. et sensuel. A la toute fin de l'ère qui connut l'explosion de l'imprimé et imposa le sens courant du terme illustration, le livre et l'imprimé fin-de-siècle ont porté une charge poétique vibrante où s'enracine la fécondité du XXe siècle. La Chair du livre cherche à lier cet esprit du temps à la matérialité et à l'imaginaire. Centré sur le livre français, l'ouvrage a une dimension européenne. Il part de l'étude d'une bibliothèque qui fit scandale. Il s'arrête sur le statut de l'image dans le livre tiré en grand nombre et les revues, et étudie l'inconfort que suscita le terme d'illustration. Il aborde le livre de bibliophilie et certains de ses artistes. L'imaginaire singulier de la bibliothèque, la lecture qui est femme, le livre conçu comme de la chair entre deux peaux, l'impact du noir et du blanc et les taches d'encre arrêtent l'attention, autant que les livres éventails qui transcendent la matérialité dans leur élan vers la poésie. Innervé par des questions qui ont préoccupé Mallarmé, presque partout présent dans ces études, La Chair du livre n'en fait pas le point de départ d'une " rupture inaugurale " (Y Peyré), mais donne à voir le contexte dans lequel s'enracine la méditation mallarméenne. La révolution typographique et poétique, la poésie visuelle, le graphisme symbolique naissent dans une fin de siècle qui connaît le nouvel attrait de la publicité, une iconographie galopante, et déjà une crise de " la galaxie Gutenberg " (M McLuhan). Pour répondre à ces questions, à l'heure d'une autre " crise ", La Chair du livre, composé de quinze études idiosyncrasiques, croise les méthodes et les points de vue sans atténuer les aspérités et les divergences d'une époque de transition. Entre histoire de l'imprimé et de l'édition, études littéraires, arts du livre, esprit du temps, matérialité et imaginaire, il aspire à rendre au livre sa dimension d'objet parlant de l'histoire culturelle.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.