Conflit, violence et non-violence dans la "Thébaïde" de Stace
Franchet d'Espèrey Sylvie
BELLES LETTRES
44,90 €
Épuisé
EAN :9782251326498
Quelle vision du monde et de la condition humaine la Thébaïde de Stace offre-t-elle au lecteur du premier siècle finissant ? Est-ce l'optimisme virgilien qui l'emporte ou le pessimisme de la Pharsale ? En choisissant de raconter le mythe tragique d'Etéocle et de Polynice, Stace place au centre de son épopée le conflit et la violence criminelle du nefas. Ils sont l'oeuvre de la Furie Tisiphone, qui règne sur l'épopée comme un véritable diable. En face, Jupiter et les Olympiens se montrent incapables de faire triompher le bien : ils laissent pour cela la place à des hommes, comme Thésée, et à des allégories, comme Pietas ou Clementia. Car le bien, dans la Thébaïde, c'est le refus du conflit, le renoncement à la violence. On pourra même parler de non-violence, au sens où l'entend René Girard, dont les outils anthropologiques rendent bien compte du récit statien et de son étonnante modernité.
Nombre de pages
446
Date de parution
05/10/1999
Poids
710g
Plus d'informations
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EAN
9782251326498
Titre
Conflit, violence et non-violence dans la "Thébaïde" de Stace
Auteur
Franchet d'Espèrey Sylvie
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
0
Poids
710
Date de parution
19991005
Nombre de pages
446,00 €
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Les présocratiques", "Rome" : deux mondes que rien ne semble relier. Ces penseurs ont vécu alors que la Ville promise à l'éternité n'était qu'une minuscule bourgade. Le présent ouvrage met en évidence une surprenante densité de références à Héraclite, Démocrite, Empédocle ou Pythagore dans les textes latins. Il en décèle la présence, parfois réduite à des traces, non seulement dans la prose philosophique, mais aussi dans la poésie, jusqu'à l'époque impériale. Rome n'a certes pas bouleversé l'interprétation des présocratiques, elle les a patiemment intégrés à sa culture, destinée à devenir la nôtre. Finalement, notre connaissance des présocratiques doit autant à Rome qu'à la Grèce. Les auteurs ont ainsi souhaité contribuer à restaurer un lien longtemps occulté entre l'hellénisme et la latinité.
Comment chanter la beauté du mal ? En intégrant à la Pharsale le thème de la guerre civile, mal paroxystique et polymorphe, Lucain renouvelle le genre de l'épopée et élabore une poétique de la rupture. Comment chanter la beauté du mal ? En intégrant le thème de la guerre civile, mal paroxystique et polymorphe, à son épopée, Lucain renouvelle ce genre poétique, fondé sur la célébration des épreuves qualifiantes du héros. Cette refondation du code de valeurs et du style épiques est analysée à travers l'étude des prophéties de la Pharsale. Au nom de la polysémie féconde du terme uates, désignant le poète et le prophète, Pierre-Alain Caltot enquête d'abord sur les personnages de prophètes, puis sur les anticipations assumées par le poète narrateur, pour conclure à la convergence de leur voix, uox uatis. Une troisième partie envisage dès lors la conception du monde que révèlent les passages prophétiques de l'oeuvre pour analyser l'élaboration d'une poétique de la rupture, apte à chanter l'horreur des guerres civiles : elle est fondée sur la coïncidence d'un éclatement du macrocosme universel, du microcosme organique et de l'hexamètre dactylique. Pierre-Alain Caltot, agrégé de lettres classiques, est maître de conférences en langue et littérature latines à l'université d'Orléans. Ses recherches portent sur la poétique, la stylistique et la métrique des oeuvres latines d'époques augustéenne et néronienne.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).