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JEAN-BAPTISTE-ANTOINE SUARD, JOURNALISTE DES LUMIERES.
FRANCALANZA ERIC
CHAMPION
94,00 €
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EAN :9782745304957
S'il importe de réhabiliter Jean-Baptiste-Antoine Suard (1732-1817), c'est moins à cause de la qualité littéraire stricto sensu de son œuvre que des enjeux qu'elle recouvre. Eparse, elle s'étudie en même temps comme un document d'histoire, intéressant par le contenu politique, idéologique et esthétique, et comme un ensemble de textes révélant la maîtrise d'une forme, sinon d'un genre, emblématique de l'époque : l'article, loi, ce sont ceux de ses journaux les plus réussis, peut-être aussi les plus personnels, le Journal étranger (1760-1762), qu'il reprend avec l'abbé François Arnaud, et la Gazette littéraire de l'Europe (1764-1766), que créent les deux amis. Les articles de ces périodiques nourrissent à leur tour d'autres œuvres, aussi peu normées, comme les Variétés littéraires (1768-1769) et les Mélanges de littérature (1803-1804). Mais la question de l'écriture journalistique et critique ne saurait s'appréhender à partir des seuls ouvrages imprimés : elle s'enrichit de l'étude de la Correspondance littéraire, qu'il compose pour le margrave de Bayreuth entre 1773 et 1775. Le présent livre entend ainsi montrer comment, d'une œuvre à l'autre, se dévoilent une esthétique tributaire de son temps, mais aussi profondément imprégnée des idéaux classiques, et une poétique bien pensée, qui, puisant sa force dans l'expérience du journalisme imprimé, se déploie dans la variété de la correspondance, soulignant de la sorte l'aisance du rédacteur. L'originalité de cet ouvrage s'aperçoit notamment dans la confrontation des méthodes diverses qui, pour rendre compte de la complexité de l'article, s'appuient autant sur les techniques éprouvées de l'histoire littéraire que sur celles, plus récentes, de l'analyse du discours. Homo novus, précurseur des temps modernes, Suard est pour nous ce critique de profession sur qui pesait certes un préjugé défavorable, mais qui fut, en France, le seul journaliste de son époque à s'imposer à la fois dans le monde politique et littéraire, représentant exemplaire des Lumières triomphantes.
Date de parution
01/01/2002
Poids
810g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782745304957
Titre
JEAN-BAPTISTE-ANTOINE SUARD, JOURNALISTE DES LUMIERES.
ISBN
274530495X
Auteur
FRANCALANZA ERIC
Editeur
CHAMPION
Largeur
160
Poids
810
Date de parution
20020101
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Dans les années 1760, Voltaire publie ses grandes oeuvres militantes, se construisant ainsi une image qui le promeut, non sans la coutumière autodérision qui le caractérise, au rang de patriarche des philosophes. Le Dictionnaire philosophique portatif prend donc place dans cette représentation de soi et des Lumières à laquelle se livre Voltaire. Les différentes éditions de l'oeuvre (1764-1769) imposent, par la virulence des articles et leur fond de critique religieuse et politique, cette figure patriarcale. Aussi n'est-ce pas sans une certaine gravité que la pensée se pare ici d'une fantaisie grinçante et que ce Dictionnaire, que Voltaire médite depuis longtemps, devient son héraut dans Paris comme dans toute l'Europe. On ne sera pas plus dupe que ses contemporains des désaveux outrés qu'il dissémine dans sa correspondance sur la paternité du texte... Bref, plus qu'un anti-dictionnaire ou qu'un portatif antireligieux, l'abrégé de la raison qu'est le Dictionnaire philosophique portatif est avant tout le bréviaire d'une pensée alerte, sensible et incisive. Tout Voltaire, jusqu'à son émotivité la plus naïve, se retrouve dans cette oeuvre. Biographie de l'auteur Eric Francalanza est maître de conférences en littérature française du XVIIIe siècle à l'Université Michel de Montaigne-Bordeaux III.
La commémoration du tricentenaire de la naissance de Rousseau fut, pour le centre de recherches de Brest spécialisé dans l'étude des correspondances, l'occasion idéale de travailler sur les lettres de l'écrivain, en envisageant la production épistolaire dans sa globalité. Le postulat fut de soustraire cette étude à toute perspective hiérarchisante et de considérer par conséquent que toutes les lettres, quelles qu'en soient les formes (des familières aux philosophiques), relèvent de l'oeuvre de l'écrivain philosophe et entrent en relation poétique et heuristique avec les autres écrits. L'ouvrage Rousseau en toutes lettres qui en résulte montre effectivement que la correspondance appartient proprement à l'oeuvre, et qu'il serait désormais périlleux de poursuivre une recherche sur l'oeuvre de Rousseau sans entrer dans la matière et la poétique de ses lettres. Aussi l'originalité du livre tient-elle non seulement au point de vue adoptée sur ce qu'on peut appeler une correspondance-oeuvre, mais aussi au croisement nécessaire des approches biographiques, littéraires et philosophiques qu'elle suggère.
Les trois dialogues qui composent Rousseau juge de Jean-Jacques se situent à l'extrême de ce qui pouvait passer pour de la littérature au XVIIIe siècle, texte surprenant pour les défenseurs comme pour les adversaires de Rousseau. Dans une mise en scène pour le moins originale, et comme l'indique le titre, Jean-Jacques se fait juger par « Rousseau » en dialogue avec « le Français. » Vivant relativement isolé (et surveillé) à Paris après son exil, Rousseau les écrit entre 1772 et 1776 sous la forme d'un procès imaginaire intenté contre lui-même et dont il sortirait acquitté, sa réputation désormais sauvée aux yeux de la postérité. Si ses Confessions ont scandalisé (on n'en connaissait alors que la première moitié), ces dialogues apparaissaient comme le dernier cri d'un condamné, sinon comme une preuve certaine de sa folie. Rousseau résolut enfin de confier à Dieu lui-même ce texte extraordinaire en le déposant sur le maître-autel de Notre Dame de Paris?
Le Fromage "qui doit tout son mérite aux outrages du temps?" est certes affaire de temps mais aussi de talent. Issu d'une forme et donc tout d'abord formage, avant de devenir dans la langue (et sur la langue) le fromage, il bénéficie assurément d'une longue histoire culturelle, avec de fortes traditions. Présure, caillette, pâte persillée, hâloirs et même acariens, les mots abondent pour accompagner sa fabrication et sa dégustation, associées à des pratiques ancestrales mais aussi en constante évolution. À suivre donc de siècles en siècles, l'affinage des fromages passant aussi par l'affinage des mots. Expressions ("laisser aller le chat au fromage"?), proverbes ("L?été fromage mou, l'hiver, fromage puant?"), citations (quel auteur évoque "l'effervescence démoniaque"?), argots, jargons professionnels, mais aussi histoire de leurs boîtes, c'est un parcours culturel qui est organisé. Sans oublier l'analyse des mille et un noms de fromages, de France, de Suisse, du Québec, etc. Et que penser d'un fromage posé sur l??il? ou des "pieds du Bon Dieu"? Réponse rapide grâce à l'index. Tout en bénéficiant d'illustrations originales.
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi