Fondé à Weimar en 1919, dissout à Berlin en 1933 face à la montée du nazisme, le Bauhaus est une école d'enseignement artistique qui s'est imposée comme une référence incontournable de l'histoire de l'art au XXe siècle. Elle a été créée par l'architecte Walter Gropius pour redonner vie à l'habitat et à l'architecture grâce à une synthèse des arts plastiques, de l'artisanat et de l'industrie. Le coeur de ce livre reflète la diversité du champ des expérimentations menées à l'école : dessin, peinture, mobilier, sculpture, textile, céramique, mais aussi typographie, photographie et théâtre sont abordés sous l'angle des ateliers où les élèves de l'école recevaient les enseignements. L'ouvrage pose la question des sources et des influences dont le Bauhaus a pu s'inspirer : la hiérarchie entre maître et compagnon héritée du Moyen Âge, le goût pour les contrastes et la composition dans les arts chinois et japonais, mais aussi les antécédents des modernités allemandes, des Arts and Crafts britanniques et des utopies viennoises. L'héritage du Bauhaus a été considérable, et dans ce livre c'est sous son versant le plus contemporain que ce sujet est abordé : l'artiste Mathieu Mercier a été invité à choisir une quarantaine de plasticiens, designers, graphistes ou créateurs de mode dont les réalisations, à ses yeux, incarnent l'esprit du Bauhaus en ce début du XXIe siècle.
Nombre de pages
264
Date de parution
18/10/2016
Poids
1 580g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782916914633
Titre
L'esprit du Bauhaus
Auteur
Fox Weber Nicholas ; Gaillemin Jean-Louis ; Blanc
Editeur
UCAD
Largeur
240
Poids
1580
Date de parution
20161018
Nombre de pages
264,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Voici la première biographie complète l'un des architectes les plus admirés du xxe siècle, né en 1887 et mort en 1965. L'un des plus controversés aussi: ne lui reproche-t-on pas d'avoir voulu raser Paris et d'être à l'origine de nos maux urbains? À rebours de la légende qui entoure cet artiste secret et lunatique, Nicholas Fox Weber retrace un parcours d'exception: celui d'un jeune homme, né Charles-Édouard Jeanneret dans le Jura suisse, qui s'installe défitivement à Paris en 1917, bien décidé à bouleverser à tout jamais la manière de vivre de ses contemporains, alors qu'il n'a pas de diplôme d'architecte. Ses constructions modernistes, comme les villas La Roche et Savoye, enflamment les avant-gardes. Sa vision futuriste de l'habitat, individuel comme collectif, s'incarne dans de nombreuses réalisations: l'Unité d'habitation de Marseille, l'abbaye de Ronchamp ou encore le couvent de La Tourette... Théoricien de l'urbanisme et de l'architecture, Le Corbusier est sollicité dans le monde entier, jusqu'en Inde où il conçoit, à la fin de sa carrière, une ville entière: Chandigarh. Dans cet ouvrage richement illustré et nourri d'archives en partie inédites -, dont la correspondance privée de l'architecte - Weber brosse le portrait touchant d'un artiste irascible et dépressif, tendre et enthousiaste. Il décrit un homme étanche à toute forme d'engagement politique, prêt, pour obtenir des commandes, à faire le siège des puissants, qu'ils s'appellent Staline, Mussolini, Pétain ou De Gaulle... C'est aussi un Le Corbusier intime que l'on découvre. Le biographe révèle son rapport avec les femmes et, en premier lieu, avec sa mère, une Jurassienne revêche, dont il cherchera en vain l'approbation toute sa vie. Il raconte son mariage long de vingt-sept années avec une femme qui ne s'intéressait absolument pas à l'architecture et refusait qu'il en soit question à table, ainsi que ses nombreuses aventures - notamment avec Joséphine Baker... Une somme magistrale qui rend justice à l'un des génies les plus singuliers du siècle passé. Biographie de l'auteur Nicholas Fox Weber est critique d'art, essayiste et directeur d'une fondation dédiée à l'art contemporain. Auteur, aux Etats-Unis, de plusieurs ouvrages, il a notamment publié "Balthus: une biographie" (Fayard, 2003).
Fondée en 1919 en Allemagne, à Weimar, l'école pionnière du Bauhaus accueillit jusqu'au début des années 1930 une communauté bouillonnante d'artistes. C'est en côtoyant pendant de nombreuses années Josef et Anni Albers, le seul couple parmi les résidents du Bauhaus, que Nicholas Fox Weber a pu pénétrer les secrets de cette petite "bande" et, surtout, les ressorts de leur activité créatrice. Dans cette extraordinaire biographie de groupe, richement illustrée, on rencontre six "maîtres", ainsi qu'on appelait les enseignants du Bauhaus. Walter Gropius, le fondateur de l'école, architecte qui, très tôt, chercha à rationaliser le design, mais aussi amant ardent de plusieurs femmes fatales, à commencer par Alma Mahler. Paul Klee, l'observateur, qui invente des recettes de cuisine avec la même spontanéité et le même sens des proportions qu'il crée ses tableaux. Wassily Kandinsky, né en Russie, pionnier de la peinture abstraite qui, dans ses peintures vivantes, utilise des couleurs éclatantes en raison de l'effet "sonore" qu'elles produisent. Josef Albers, entré au Bauhaus comme étudiant avant d'y enseigner la photographie et le travail du verre, du métal et du bois. Anni Albers, jeune femme intrépide et artiste textile qui, en devenant sa femme, fit de l'art l'élément central de son existence. Ludwig Mies van der Rohe, architecte impérieux et cassant qui fut le dernier directeur du Bauhaus avant la fermeture de l'école par la Gestapo en 1933. En nous entraînant dans l'intimité de la vie et de l'oeuvre de ces six grands artistes, Weber réalise un portrait de groupe magistral où transparaît toute la passion avec laquelle ils ont réussi à révolutionner l'art et l'architecture.
A partir de 1850, en France, le contexte de prospérité économique est propice au développement d'un nouveau concept qui jette les bases du commerce moderne et de la société de consommation : les grands magasins. A leur tête, de grands entrepreneurs comme Aristide Boucicaut, Jules Jaluzot ou le couple Cognacq-Jay, profitant des transformations urbaines de la capitale, bâtissent de larges empires grâce à de nouvelles techniques commerciales - l'invention des soldes ou la vente par correspondance - qui leur permettent de fidéliser les clients mais aussi les employés. Les vitrines, savamment élaborées, font rêver les passants et les invitent à venir découvrir une profusion d'articles : vêtements, gants, chapeaux, lingerie, cols, souliers, sacs à main, éventails, boutons, dentelles... Décrits par Zola dans Au bonheur des dames, ces enseignes transforment la figure de la femme bourgeoise qui, en tant que principale cliente, devient leur cible publicitaire, bientôt suivie par l'enfant avec l'apparition des premiers rayons dédiés aux jouets. Ces temples du shopping déploient ingénieusement leur offre et éditent également du mobilier dessiné par des artistes décorateurs contemporains comme Maurice Dufrêne. Les ateliers Pomone pour Au Bon Marché, Studium pour les Grands magasins du Louvre, Primavera pour le Printemps et La Maîtrise pour les Galeries Lafayette connaissent leur apogée lorsqu'ils sont présentés à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925. A travers neuf essais thématiques, cet ouvrage retrace les circonstances de la naissance des grands magasins parisiens. Il s'appuie sur une riche iconographie mettant en valeur aussi bien le vaste panel de marchandises proposé alors, des accessoires de mode aux vêtements en passant par les jouets et les objets de décoration, que des documents d'époque - publicités, catalogues de ventes et photographies.
Adamski Marie ; Lemahieu Sophie ; Monier-Vanryb An
L'immense popularité de l'ours en peluche, aujourd'hui présent dans toutes les chambres d'enfant, cache un paradoxe : comment cet animal féroce et sauvage est-il devenu le symbole de l'enfance ? L'ours en peluche naît au même moment à deux endroits différents. En 1902, le jouet est inventé aux Etats-Unis en référence Theodore Roosevelt ? d'où son nom anglo-saxon, Teddy's bear devenu teddy-bear. En Allemagne, la même année, Margarete Steiff commercialise son premier ours en peluche, créé à partir de coussins d'aiguilles, qui connaît un succès retentissant en Europe et en Amérique. Depuis les premiers exemplaires en mohair et paille de bois, lourds et rigides, l'ours en peluche s'est assoupli et adouci. Il s'est paré de couleur vives ou pastel, afin de pouvoir se transformer en doudou, objet transitionnel étudié et théorisé par le pédiatre Donald Winnicott. L'ours règne à présent sur toute une ménagerie d'animaux en peluche, mais aussi sur la fiction pour enfants, grâce à Winnie l'ourson, Michka ou Paddington. Plus étonnant, il est également prisé des créateurs de mode qui n'hésitent pas à le revisiter. Aujourd'hui, l'ours est, à travers les figures du panda et de l'ours polaire, le symbole des changements climatiques et d'une nature en danger. A travers cinq essais et trois cahiers thématiques, ce catalogue retrace l'histoire de l'ours en peluche, de ses premiers pas à ses transformations et ses succès. Il questionne aussi notre rapport aux ours depuis l'Antiquité. Enfin, il s'appuie sur une riche iconographie qui offre un large panel d'ours en peluche anciens ou plus récents, en regard de représentations d'ours par l'homme au fil des siècles.