
LA BELLE JUIVE - D'IVANHOE A LA SHOAH
Créée par le romantisme, puis investie des attentes fin de siècle, encore présente lors de la Shoah, la « belle Juive » une invention d'hommes non juifs est une figure porteuse d'altérités enchevêtrées: l'Orient, les Juifs, les femmes. Fascinante et mouvante, elle est autant un archétype partagé qu'un champ d'affrontement capable d'exprimer tant une féminité sublime ou les tensions entre genres qu'un antisémitisme fanatique ou un philosémitisme ambigu.La « belle Juive » est avant tout une figure imaginaire mais elle peut agir sur des êtres de chair. Quelle est son influence sur les Juives de France, de la prostituée anonyme aux Stars d'exception, telle Sarah Bernhardt? Cette figure dit la beauté du monde et la violence du temps; la quête d'un idéal esthétique et les épreuves vécues par des femmes.
| Date de parution | 19/01/2012 |
|---|---|
| Poids | 588g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782876735637 |
|---|---|
| Titre | LA BELLE JUIVE - D'IVANHOE A LA SHOAH |
| Auteur | FOURNIER ERIC |
| Editeur | CHAMP VALLON |
| Largeur | 155 |
| Poids | 588 |
| Date de parution | 20120119 |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-
Paris en ruine. Du paris Hausmannien au Paris communard
Fournier EricAu XIXe siècle, à trois reprises - lors des chantiers haussmanniens, des bombardements prussiens de 1870, puis de la Commune - Paris se couvre de ruines. A partir d'archives et de témoignages, Eric Fournier retrace avec précision les violences infligées à la cité, et les bouleversements qu'elles impliquèrent dans la sensibilité de ses habitants. En rapprochant les grands travaux impériaux du sombre projet prêté aux communards - anéantir la capitale -, il met en lumière le lien qui unit le désir de contrôler la ville au besoin de la détruire. Il s'attache à comprendre comment le peuple de Paris, qu'il soit acteur ou spectateur, vécut l'intensité des chocs successifs, la disparition de son cadre de vie ou le remaniement brutal de sa géographie mentale. Il étudie enfin l'apparition, sur les pierres encore fumantes, d'un étonnant tourisme des ruines largement commenté par de véritables Guides. Dans cet ouvrage original, décrivant les ravages que provoquèrent alors la démesure des rénovations, puis l'explosion des obus, les incendies et les combats de rue, Eric Fournier se fait ainsi l'historien des Parisiens traumatisés par le surgissement et l'amoncellement des décombres au c?ur de leur cité.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER25,00 € -

La commune n'est pas morte. Les usages politiques du passé de 1871 à nos jours
Fournier EricAgrégé et docteur en histoire, Eric Fournier enseigne en lycée depuis une quinzaine d'années. Il est l'auteur de Paris en ruines, Du Paris haussmannien au Paris communard (Imago, 2007); La Cité du sang, Les bouchers de La Villette contre Dreyfus (Libertalia, 2008); La Belle Juive, D'Ivanhoé à la Shoah (Champ Vallon, 2011).Sur commandeCOMMANDER13,00 € -
La cité du sang
Fournier EricA la fin du XIXe siècle, les abattoirs de La Villette fascinent les antisémites en quête d'une base populaire conforme à leur idée de la France. Le marquis de Morès, paladin pégriot, puis Jules Guérin, agitateur vénal, transforment les plus violents des bouchers en troupes de choc nationalistes. Car l'affaire Dreyfus s'est aussi déroulée dans la rue, où les puissantes bandes antidreyfusardes entretiennent un climat d'agitation permanente. A ce jeu, ceux de La Villette fascinent ou effraient. Ils sont pourtant tournés en ridicule par leurs plus dangereux adversaires, les anarchistes de Sébastien Faure. Avec ces vaniteux bouchers, spécialistes du sang et de l'esbroufe, nous pénétrons au c?ur de l'agitation antisémite, dans sa réalité et ses coulisses, où l'ignoble côtoie le grotesque.Sur commandeCOMMANDER13,20 €
Du même éditeur
-

L'extrême centre ou le poison français. 1789-2019
Serna PierreDans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER20,00 € -

La part de l'ombre
Cirefice;Quang;RiondetRésumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.Sur commandeCOMMANDER27,00 € -

La guerre de Milan
Duc SéverinComment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.Sur commandeCOMMANDER27,00 € -

Les maîtresses du roi
Leroux FlavieVolontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.Sur commandeCOMMANDER27,00 €

