Scènes et corps de la cruelle démesure : récits de cet insoutenable Mexique
Fourez Cathy ; González Rodríguez Sergio ; Melgar
MARE MARTIN
29,00 €
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EAN :9782849340929
Du fait divers sordide aux phénomènes d'assassinats horribles de femmes à Ciudad Juàrez ; des populations locales inféodées et alimentées par l'industrie du crime aux "livraisons", pratiquement hebdomadaires, de décapités et de leurs cortèges de dépouilles inidentifiables ; de l'image du dépotoir, associé aux ferments de la reproduction du rebut social, à la spectaculaire Tijuana qui écrase, dans son obésité de "Las Vegas bon marché" et de consommation à outrance, les droits de l'ouvrière de la sous-traitance. C'est dans cet environnement intense de corps comme lieux privilégiés des bourreaux et de corps faits de résistances, que se réalise l'étude intitulée Scènes et corps de la cruelle démesure : Récits de cet insoutenable Mexique ; et ce depuis une parole littéraire et un discours iconographique qui se penchent sur ce qui se montre et ce que l'on nous montre à propos de ces formes humaines altérées par un climat et une géographie socialement hostiles. Ce travail, qui part du principe de lire le monde à travers la parole artistique, se propose d'analyser comment l'écriture et l'image s'approprient, défont, reconstruisent, déforment des événements de la dissymétrie qui ont ponctué et ponctuent des histoires humaines du Mexique du XXe et XXIe siècles, et qui souvent condamnent ces dernières, dans un contexte politique où la Loi et la Justice sont sous le joug de l'impunité, à la mutilation, au silence et à la disparition.
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Nombre de pages
418
Date de parution
22/11/2012
Poids
568g
Largeur
150mm
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EAN
9782849340929
Titre
Scènes et corps de la cruelle démesure : récits de cet insoutenable Mexique
Auteur
Fourez Cathy ; González Rodríguez Sergio ; Melgar
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
150
Poids
568
Date de parution
20121122
Nombre de pages
418,00 €
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Qu'elle soit lente, brutale, fortuite, sensationnelle, barbare, burlesque, scandaleuse, douloureuse, et même célébrée, la mort se trouve au coeur de la vie. Toutefois, la singulière violence avec laquelle elle s'est imposée au cours du XXe siècle, ainsi que le caractère déchaîné et déformé qu'elle a pris en cette première décennie du XXIe siècle nous incitent à relire la mort. Les présentes contributions abordent la mort telle qu'elle se produit aujourd'hui, dans une visée interdisciplinaire (anthropologie, arts visuels, littérature, politique, sociologie) et depuis diverses aires géographiques et culturelles. N'assisterions-nous pas, au sein de la fiction (littéraire, télévisée...), à une exposition surabondante, voire démesurée, de la mort avec la sensation pour le récepteur d'être familiarisé avec elle, et même de l'apprivoiser, de la contrôler ? Comment dans notre actualité redonner sens et sonorité à la mort lorsque celle-ci est immergée dans une quotidienneté de l'extrême ?
Le journalisme narratif - genre qui naît et s'impose en Argentine (Operación masacre, Rodolfo Walsh, 1957) et aux Etats-Unis (De Sang froid, Truman Capote, 1966) - connaît actuellement une extension remarquable, notamment en Amérique Latine et dans le monde anglo-saxon. En puisant dans les instruments des arts textuels et visuels pour informer, ce journalisme semble échapper au formatage des entreprises médiatiques, à l'homogénéisation d'une parole dominante et centralisée, et cherche à rénover et diversifier les lectures du monde. Dans un siècle où l'information doit, avant d'informer, être rapide, brève, percutante jusqu'à la déformation, le présent ouvrage propose, à partir de divers champs disciplinaires, une réflexion sur la porosité entre "journalisme narratif" et "arts" et examine comment leurs rencontres - parfois conflictuelles - se transforment à leur tour en contre-médias pour récupérer la place d'instruction et de dénonciation que les principaux organes médiatiques ont désertée. Les travaux de ce volume analysent le processus complexe du passage de l'enquête de terrain à sa retranscription et interprétation, depuis un journalisme, des créations visuelles et des récits fictionnels qui défendent l'expérience intime de l'investigation et qui s'emparent des outils des arts (cinéma, photographie...) et de la narration littéraire pour donner une lecture fouillée et plus lisible du réel.
Résumé : Jean Seberg, le 11 septembre 73 à Santiago, Debord et les Tupamaros, qui d'autre qu'Angel de la Calle, l'auteur d'un "Tina Modotti", célébré sous toutes les latitudes, pouvait nous conter ce qu'ils eurent de commun ou auraient pu avoir... A la façon du Cortazar de "Rayuela" ("Marelle") l'auteur nous offre un roman graphique déconcertant, sa mémoire des vaincus de la "Guerre froide" culturelle que l'Empire étasunien mena aux avantgardes sudaméricaines dans les seventies.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première fois qu'une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Ce volume porte sur douze cours d'appel, depuis celle d'Agen jusqu'à celle de Riom, soit environ un tiers de l'ensemble des magistrats français, tant civils que criminels (à l'exclusion des juges de la Cour de cassation et des juges de paix). Sont ainsi dévoilées des informations sur leurs parcours : formation, professions exercées, leurs qualités comme leurs défauts. Le chef de l'Etat, par cette vaste et mal connue opération d'épuration, souhaitait reprendre en main le système judiciaire et éviter qu'apparaisse une sorte de gouvernement des juges.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fit l'objet d'une épuration sous le contrôle du Sénat (1807-1808). Pour la première fois, une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération voulue par l'empereur Napoléon. Grâce à un vaste corpus, l'auteur en dévoile les acteurs, les motifs, les moyens et les résultats, ce volume présente les données biographiques de plus de 700 juges dans le ressort de cinq cours d'appel de territoires annexés par la France lors des guerres de la Révolution et de l'Empire. Ce sont les cours de Bruxelles, Gênes, Liège, Trèves et Turin. L'ouvrage étudie en détail les personnalités visées par cette opération politico-judiciaire ainsi que les sanctions dont elles furent frappées, au moment où la magistrature de ces territoires traversait des difficultés particulières liées à l'application des règles sur la fiscalité, la conscription et la sécularisation du clergé. Pour appuyer la compréhension de cet épisode historique peu connu, l'ouvrage propose de nombreux graphiques et tableaux synoptiques, ainsi qu'une carte du système judiciaire français en 1807-1808 et les résultats de cette opération d'épuration de la magistrature.
De 1830 à 1848, la monarchie de Juillet met en oeuvre une série de réformes dans le domaine de l'instruction, des arts, du patrimoine, des sciences, qui traduisent un volontarisme nouveau par son ampleur et sa cohérence. Acteur et théoricien principal de cette innovation, François Guizot pose les bases de ce que, plus tard, Paul Valéry appellera " la politique de l'esprit ". Désormais revêtues d'une importance inédite dans l'action gouvernementale, l'intelligence, la connaissance, la raison, commencent à s'imposer comme les leviers de l'émancipation individuelle et de la prospérité collective. Deux siècles plus tard, la confiscation digitale de notre " temps de cerveau disponible " et le développement incontrôlé de l'IA, nous menacent d'une servitude jamais vue dans l'histoire du monde. Pour affronter ce péril existentiel, la société démocratique doit renouer d'urgence avec la politique de l'esprit. En éclairant les origines méconnues de celle-ci, ce livre montre que le sort réservé à l'éducation, la culture et la science, est intimement lié au destin de la démocratie. Si nous voulons rester libres, libres de nous éclairer, nous n'avons pas d'autre choix que de replacer l'effort de connaissance et de vérité au coeur de notre ambition.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première Fois qu'une étude se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Mais un nombre bien plus important de juges ont été inquiétés par l'opération, qui touche aussi bien les départements français métropolitains, que les territoires annexés par la France (Allemagne, Belgique, Gênes, Piémont, Suisse). Près de 80 portraits illustrent des magistrats de cette époque.