L'Inde des Lumières. Discours, histoire, savoirs (XVIIe-XIXe siècle)
Fourcade Marie ; Zupanov Ines
EHESS
32,00 €
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EAN :9782713223778
On sait la nature ambivalente des Lumières, maniant la "raison" comme une arme à double tranchant pour défendre la liberté tout en légitimant le colonialisme, l'hégémonie, les idées de race et on connaît l'ardeur des débats qu'elles ont suscités d'hier à aujourd'hui. Peut-on parler de "Lumières indiennes", comme on parle des revendications pour des Lumières radicales, botaniques, orientalistes, écossaises, françaises et catholiques ? Quel rôle a été assigné à l'Inde dans la construction de l'autorité suprême européenne des Lumières invoquée par les philosophes encyclopédistes sur l'univers. C'est le projet de ce volume que de situer l'Inde dans le mouvement intellectuel des Lumières en tant que moment historique, mais aussi en tant que laboratoire de pratiques épistémologiques. Rendant hommage à l'historienne Sylvia Murr en élargissant son champ d'investigation, ce recueil favorise de nouvelles perspectives croisées dans l'interprétation du rôle des Lumières par rapport à l'Inde émanant de chercheurs portugais, italiens, français, anglais, américains, indiens du sous-continent ou de la diaspora qui conjuguent des disciplines telles que l'histoire, l'histoire des sciences, l'histoire de l'art, l'anthropologie et la philologie. Chez chacun d'entre eux, les sources indiennes ont stimulé le re-pensé des notions opératoires et émergentes telles que civilité, civilisation, race, sexe, religion, etc. Ainsi, à la variété des approches ici présentées correspondent à certains égards l'ampleur et la diversité des programmes proposés par les Lumières.
Nombre de pages
415
Date de parution
12/04/2013
Poids
736g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713223778
Titre
L'Inde des Lumières. Discours, histoire, savoirs (XVIIe-XIXe siècle)
Auteur
Fourcade Marie ; Zupanov Ines
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
736
Date de parution
20130412
Nombre de pages
415,00 €
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Pour brouiller leurs traces, les membres du réseau Alliance ne se connaissaient que sous des noms d'animaux, Aigle, Hermine, Rossignol, Tigre. Les Allemands les appelaient " l'Arche de Noé ". Trois mille soldats de l'ombre, cent postes émetteurs, une liaison aérienne tous les mois avec Londres, " l'Arche de Noé " a été selon le général de Gaulle " l'un des premiers et plus importants services de renseignement sous l'Occupation ". Fonctionnant sans interruption en France de 1940 à 1945, l'Arche a fourni aux Alliés des renseignements aussi précieux que l'existence des armes secrètes, l'emplacement de leurs rampes de lancement, le mouvement des escadrilles fascistes et des ravitailleurs allemands pendant la bataille du désert, celui des U-Boot dans l'Atlantique, la carte complète des plages du débarquement du 6 juin. Le roi George VI a pu dire que c'était " notre plus grande organisation indépendante de renseignenemt opérant en France ". Marie-Madeleine Fourcade avait trente ans quand elle participa, dès 1940, à la création de l'organisation de résistance qui allait devenir l'Alliance. Elle restera à la tête du réseau jusqu'à la fin des hostilités et a le rare privilège d'être le seul témoin vivant tout au long du " combat des animaux " contre le IIIe Reich. La qualité unique des archives utilisées explique pourquoi L'Arche de Noé donne, malgré le nombre de livres sur la Résistance, une impression de jamais lu. Construite de main de maître avec le riche matériau de faits réels vécus par l'auteur, vouée à l'évocation d'êtres auxquels des événements exceptionnels ont forgé un destin hors série, L'Arche de Noé est une bouleversante aventure qui se compare aux plus grands romans de la littérature contemporaine.
S'il est une terre qui vous prend, vous étreint et vous retient, c'est bien la Casamance, tout au sud du Sénégal. Connue pour ses plages de sable fin au bord de l'Atlantique, elle offre bien plus à celui qui prend le temps de l'écouter, de la regarder avec le coeur. Entourés d'une nature extraordinaire, ce sont les hommes qui la dessinent. A tous ces hommes, ces femmes, ces enfants rencontrés furtivement ou qui marquent éternellement, c'est une ode à cette terre imprégnée d'une culture ancestrale que l'on voudrait impérissable parce qu'elle est la vie même de ce peuple, les Diolas.
Plus de quatre cents témoignages, recueillis de la bouche même des protagonistes, sont à l'origine de cette Chronique de la Résistance qu'ils nourrissent, page après page. "Celui qui croyait au ciel" et "celui qui n'y croyait pas"; le plastiqueur et le "pianiste"; le militant du PCF clandestin et l'agent du BCRA londonien; le maquisard et l'agent de liaison; le "corps franc" et la "boîte aux lettres"; le torturé et l'évadé; l'"apatride" des FTP-MOI et l'officier des "Travaux ruraux"; celui de l'AS (Armée secrète) et celui de l'AJ (Armée juive); l'ancien des Glières et l'ancien du Mont Mouchet; le FFI et le FFL; celui de l'"Intelligence Service" et celui de 1'"Orchestre rouge"... - c'est à montrer ce qu'ils furent, comment ils vivaient et comment ils mouraient, que s'attache le livre d'Alain Guérin.
Leucci Tiziana ; Markovits Claude ; Fourcade Marie
L'Inde et l'Italie, l'Italie et l'Inde ! Les études ici réunies mettent en lumière les liens anciens et féconds que ces deux pays ont tissés : Vénitiens et Génois, artisans du commerce des épices entre l'Europe et l'Asie du Sud dès la fin du XIIe siècle ; Sikhs du Panjab venus fabriquer de la mozzarella au sud de Naples aujourd'hui ; orfèvres italiens enrôlés pour leur savoir-faire à la construction du Taj Mahal ou bien encore le Risorgimento pris comme modèle politique par les patriotes indiens à partir des années 1830. Les exemples d'une attirance mutuelle et d'une influence réciproque au plan intellectuel, politique et artistique sont nombreux, donnant lieu à des relations d'une teneur originale, inspiratrice de cet ouvrage. Historiens, spécialistes de littératures sanskrite, hindie et tamoule, conservateurs de musée et anthropologues témoignent du croisement de courants ou de personnalités qui ont incarné cette connexion de longue durée : des échanges nourris et variés s'illustrent à travers les voyageurs, missionnaires, hommes politiques, professeurs, écrivains et artistes en un kaléidoscope où l'on croise Gramsci, Gandhi, Ranajit Guha aussi bien que De Gubernatis, Maria Montessori, Tagore, Satyajit Ray, De Sica et bien d'autres. N'est-ce pas cette communauté des acteurs de l'histoire qui permet par le dialogue de favoriser un art de la rencontre toujours en devenir ? Marie Fourcade, Claude Markovits & Tiziana Leucci.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.