Savoirs et idéologie dans les sciences sociales Tome 1 : Sciences sociales et marxisme
Fougeyrollas Pierre
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782738408495
Cet ouvrage est, à la fois, un historique des sciences sociales modernes, principalement de la sociologie, et une tentative d'évaluation épistémologique de ces disciplines qui sont scientifiques par leurs méthodes et leurs constats, mais qui restent idéologiques par leurs tentatives de théorisation. Après avoir présenté les philosophies sociales qui sont à l'origine de la sociologie, l'auteur traite de l'Ecole de Durkheim et de celle de Max Weber. Il soumet ensuite à sa critique le fonctionnalisme et le structuralisme qui ont conduit les sciences sociales actuelles à un certain immobilisme. Tout en dénonçant les dégénérescences bureaucratiques du marxisme, Pierre Fougeyrollas opposait en bloc le marxisme de Marx aux autres théories des sciences sociales (1979). Dans l'Avant-Propos de la nouvelle édition (1990), il tient compte des grands événements récents et propose d'adopter vis-à-vis du marxisme, en tant que théorie et méthode d'analyse des phénomènes sociaux, une attitude problématique.
Nombre de pages
271
Date de parution
03/05/2000
Poids
368g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738408495
Titre
Savoirs et idéologie dans les sciences sociales Tome 1 : Sciences sociales et marxisme
ISBN
2738408494
Auteur
Fougeyrollas Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
368
Date de parution
20000503
Nombre de pages
271,00 €
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La forme globale d'existence et d'organisation de la société que nous appelons de nos jours la nation est un produit de l'histoire, bien qu'elle revête pour certains un caractère d'intemporalité. Capables d'engendrer de puissantes passions, le sentiment patriotique et l'idéologie nationaliste résident dans une identification simple, voire élémentaire, des individus au corps social dont ils font partie. Néanmoins, la totalité concrète à laquelle ils s'identifient, pour autant qu'elle constitue effectivement une nation, est tout le contraire d'une réalité simple, élémentaire et immédiatement saisissable. " La nation a deux faces. Objectivement, elle consiste en une communauté historique qu'aucun projet individuel ou collectif n'a eu le pouvoir d'engendrer, bien que des individus et des groupements en aient facilité ou contrarié _ du moins pendant un temps _ le développement ou le parachèvement. Ce type d'existence et d'organisation sociales apparaît comme propre aux Temps modernes, et nous ne pouvons pas savoir quel avenir lui est réservé. Subjectivement, la nation se présente sous les espèces de représentations et d'affects fréquemment générateurs de passions. De la Révolution française jusqu'à nos jours, l'idée nationale a successivement et parfois simultanément servi de motivation ou, pour le moins, d'ingrédient à toutes les entreprises révolutionnaires et à presque toutes les tentatives contre-révolutionnaires. " Peut-être l'ère des nations, autre manière de désigner les Temps modernes, est-elle en train de s'achever sous nos yeux. Peut-être ne subsistera-t-il bientôt que des empires et leurs satellites, recouvrant des sociétés aux capacités intégratives décroissantes et faisant courir à l'humanité des risques accrus d'autodestruction. Peut-être aussi se prépare-t-il des rapports sociaux nouveaux qui détermineront l'émergence de formes globales d'existence différentes des " vieilles " et des " jeunes " nations. " En tout état de cause, l'étude de la formation des nationalités, de la construction des nations, de l'universalisation de ce phénomène et des métamorphoses de l'idée-force qui les ont accompagnées, devrait nous permettre d'aborder avec plus de clairvoyance cet avenir incertain. " Professeur de sociologie à l'Université Paris VII, Pierre Fougeyrollas s'est spécialisé depuis longtemps dans l'étude de la formation et de l'évolution des nations contemporaines.
A partir de la pensée religieuse, aux origines immémoriales, la création poétique et artistique, le génie scientifique et technique et la philosophie sont devenus autonomes selon un mouvement de divergences qui a finalement abouti à la crise générale de l'esprit moderne. Au-delà de cette crise, les religions ont commencé à découvrir leur pluralité. Ces convergences annonceraient l'ère nouvelle, celle de la mondialisation-globalisation, qui exigerait pour être maîtrisée le déploiement d'une "nouvelle pensée", à la fois "cosmique, ludique et démiurgique