La forme globale d'existence et d'organisation de la société que nous appelons de nos jours la nation est un produit de l'histoire, bien qu'elle revête pour certains un caractère d'intemporalité. Capables d'engendrer de puissantes passions, le sentiment patriotique et l'idéologie nationaliste résident dans une identification simple, voire élémentaire, des individus au corps social dont ils font partie. Néanmoins, la totalité concrète à laquelle ils s'identifient, pour autant qu'elle constitue effectivement une nation, est tout le contraire d'une réalité simple, élémentaire et immédiatement saisissable. " La nation a deux faces. Objectivement, elle consiste en une communauté historique qu'aucun projet individuel ou collectif n'a eu le pouvoir d'engendrer, bien que des individus et des groupements en aient facilité ou contrarié _ du moins pendant un temps _ le développement ou le parachèvement. Ce type d'existence et d'organisation sociales apparaît comme propre aux Temps modernes, et nous ne pouvons pas savoir quel avenir lui est réservé. Subjectivement, la nation se présente sous les espèces de représentations et d'affects fréquemment générateurs de passions. De la Révolution française jusqu'à nos jours, l'idée nationale a successivement et parfois simultanément servi de motivation ou, pour le moins, d'ingrédient à toutes les entreprises révolutionnaires et à presque toutes les tentatives contre-révolutionnaires. " Peut-être l'ère des nations, autre manière de désigner les Temps modernes, est-elle en train de s'achever sous nos yeux. Peut-être ne subsistera-t-il bientôt que des empires et leurs satellites, recouvrant des sociétés aux capacités intégratives décroissantes et faisant courir à l'humanité des risques accrus d'autodestruction. Peut-être aussi se prépare-t-il des rapports sociaux nouveaux qui détermineront l'émergence de formes globales d'existence différentes des " vieilles " et des " jeunes " nations. " En tout état de cause, l'étude de la formation des nationalités, de la construction des nations, de l'universalisation de ce phénomène et des métamorphoses de l'idée-force qui les ont accompagnées, devrait nous permettre d'aborder avec plus de clairvoyance cet avenir incertain. " Professeur de sociologie à l'Université Paris VII, Pierre Fougeyrollas s'est spécialisé depuis longtemps dans l'étude de la formation et de l'évolution des nations contemporaines.
Nombre de pages
260
Date de parution
02/09/1987
Poids
373g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213020228
Titre
La Nation. Essor et déclin des sociétés modernes
Auteur
Fougeyrollas Pierre
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
373
Date de parution
19870902
Nombre de pages
260,00 €
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A partir de la pensée religieuse, aux origines immémoriales, la création poétique et artistique, le génie scientifique et technique et la philosophie sont devenus autonomes selon un mouvement de divergences qui a finalement abouti à la crise générale de l'esprit moderne. Au-delà de cette crise, les religions ont commencé à découvrir leur pluralité. Ces convergences annonceraient l'ère nouvelle, celle de la mondialisation-globalisation, qui exigerait pour être maîtrisée le déploiement d'une "nouvelle pensée", à la fois "cosmique, ludique et démiurgique
Cet ouvrage est, à la fois, un historique des sciences sociales modernes, principalement de la sociologie, et une tentative d'évaluation épistémologique de ces disciplines qui sont scientifiques par leurs méthodes et leurs constats, mais qui restent idéologiques par leurs tentatives de théorisation. Après avoir présenté les philosophies sociales qui sont à l'origine de la sociologie, l'auteur traite de l'Ecole de Durkheim et de celle de Max Weber. Il soumet ensuite à sa critique le fonctionnalisme et le structuralisme qui ont conduit les sciences sociales actuelles à un certain immobilisme. Tout en dénonçant les dégénérescences bureaucratiques du marxisme, Pierre Fougeyrollas opposait en bloc le marxisme de Marx aux autres théories des sciences sociales (1979). Dans l'Avant-Propos de la nouvelle édition (1990), il tient compte des grands événements récents et propose d'adopter vis-à-vis du marxisme, en tant que théorie et méthode d'analyse des phénomènes sociaux, une attitude problématique.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).