Médiatrices des arts. Pour une histoire des transmissions et reseaux feminins et feministes
Foucher Zarmanian Charlotte ; Marquié Hélène ; Duh
PARIS OUEST
19,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782840164913
Dans les histoires des différents domaines artistiques, maîtres, pédagogues, directeurs de lieux de production ou de diffusion, critiques, mécènes, historiens, ou encore syndicalistes sont autant de râles le plus souvent déclinés au masculin, laissant croire qu'il n'y a pas eu, ou très peu, de femmes dans ces fonctions médiatrices. Alors que depuis une quarantaine d'années, les travaux autour de la présence des artistes femmes ont fortement contribué à la réécriture des histoires des arts, à soulever la question des impensés de l'historiographie et des valeurs sur lesquelles elle s'est construite, les recherches concernant les femmes dans ces missions moins en lumière, mais cependant indispensables à la création artistique et à sa diffusion, sont restées plus marginales. Le chantier est immense. Cette publication a pour objectif d'y concourir au travers de contributions concernant différents domaines - arts plastiques et visuels, musique, théâtre et danse - sur une période allant de la fin du XVIIe siècle à nos jours. D'un point de vue à la fois diachronique et synchronique, les questions abordées entrent en écho, permettant de saisir des continuités et des ruptures, des paradoxes et des cohérences, des spécificités propres à chaque domaine mais aussi des invariants. Au-delà de la (re)découverte de figures restées dans l'ombre, étudier au prisme des relations de genre la présence, la place, les trajectoires de femmes dans des activités de médiation permet aussi de décentrer le regard porté généralement sur les arts, pour considérer leur existence même comme intrinsèquement liée à des processus de circulation, de diffusion et de mises en réseaux - des savoirs comme des personnes.
Nombre de pages
329
Date de parution
08/06/2022
Poids
434g
Largeur
148mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782840164913
Titre
Médiatrices des arts. Pour une histoire des transmissions et reseaux feminins et feministes
Auteur
Foucher Zarmanian Charlotte ; Marquié Hélène ; Duh
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
148
Poids
434
Date de parution
20220608
Nombre de pages
329,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au passage du XIXe au XXe siècle, le puissant clivage entre genres masculin et féminin s'effrite, se trouble et met progressivement à mal l'idée que la création serait réservée aux hommes et, aux femmes, la procréation. Dans le domaine de l'art, les créatrices sont dès lors autant de figures inattendues, importunes et menaçantes, susceptibles de remettre en cause l'ordre établi. Charlotte Foucher Zarmanian explore ici les stratégies attentistes, " caméléonesques " ou subversives que les femmes artistes déploient avec patience, talent, audace, en France, à cette époque, pour appréhender le monde des arts et s'y faire une juste place. En un mot, pour créer. Loin des poncifs, des chemins battus et des causes rebattues, cette recherche passe de l'autre côté du miroir, du côté de ces femmes qui désirent, agissent, produisent dans le contexte des années 1900 encore largement hostiles à leur cause. Qu'elles s'emparent des arts décoratifs, graphiques et médiumniques, de la peinture et de la sculpture, qu'elles partagent avec les hommes le feu sacré ou qu'elles choisissent, avec tact ou par effraction, de le leur voler, toutes ces créatrices nous apprennent que l'esthétique symboliste, nabie et Art nouveau fut loin d'être alors un apanage masculin.
Au passage du XIXe au XXe siècle, le puissant clivage entre genres masculin et féminin s'effrite, se trouble et met progressivement à mal l'idée que la création serait réservée aux hommes et, aux femmes, la procréation. Dans le domaine de l'art, les créatrices sont dès lors autant de figures inattendues, importunes et menaçantes, susceptibles de remettre en cause l'ordre établi. Charlotte Foucher Zarmanian explore ici les stratégies attentistes, "caméléonesques" ou subversives que les femmes artistes déploient avec patience, talent, audace, en France, à cette époque, pour appréhender le monde des arts et s'y faire une juste place. En un mot, pour créer. Loin des poncifs, des chemins battus et des causes rebattues, cette recherche passe de l'autre côté du miroir, du côté de ces femmes qui désirent, agissent, produisent dans le contexte des années 1900 encore largement hostiles à leur cause. Qu'elles s'emparent des arts décoratifs, graphiques et médiumniques, de la peinture et de la sculpture, qu'elles partagent avec les hommes le feu sacré ou qu'elles choisissent, avec tact ou par effraction, de le leur voler, toutes ces créatrices nous apprennent que l'esthétique symboliste, nabie et Art nouveau fut loin d'être alors un apanage masculin.
Foucher Zarmanian Charlotte ; Kervran Sophie ; Agi
Résumé : En 1954, l'historienne de l'art Agnès Humbert remarque dans son ouvrage Les Nabis et leur époque (1888-1900) qu' "il n'y a jamais eu de Nabie" . Certes, toutes les femmes qui gravitèrent autour de Mogens Ballin, József Rippl-Rónaï, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Maurice Denis, Georges Lacombe, Paul-Elie Ranson, Edouard Vuillard, Ker-Xavier Roussel, Aristide Maillol, Paul Sérusier, Georges Lacombe, ne sont pas à proprement parler des "Nabies" . Elles évoluèrent au sein du groupe, non comme artistes à part entière, mais bien comme collaboratrice, assistante, soutien moral, financier et affectif. Le rôle et l'action des femmes chez les Nabis sont présentés comme étant étroitement corrélés à ceux des hommes, épousant des conventions et des places qui sont à l'époque traditionnellement assignées aux femmes. Cet entourage peuplé d'épouses, de soeurs, de mères, de belles-mères et d'amantes se veut un point d'entrée pour regarder finement les conditions de réalisation, les logiques d'influences et les processus de création à l'oeuvre chez les Nabis. Dans le prolongement de plusieurs travaux récents, l'exposition souhaite questionner les tensions existantes entre l'oeuvre et l'ouvrage, l'esthétique et l'utile, l'art et l'artisanat, l'amateurisme et le professionnalisme, l'artiste et le modèle, l'actif et le passif, le visible et l'invisible, pour complexifier une vision qui a souvent été masculine, clivée et peu mixte du groupe.
Entre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Comment aurait-on pu sauver 100 000 nouveau-nés de mort subite du nourrisson ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. La crise du COVID-19 a dévoilé la " cuisine " interne de la science, mais qui a vraiment pris le temps de vous l'expliquer en détail ? Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.
Résumé : Dans le prolongement des trois précédents ouvrages dédiés au Livre : Le Livre et ses espaces (2007), L'Esthétique du livre (2010), Le Livre au corps (2012), ce quatrième et nouvel opus aborde cette fois le thème des temps du livre. L'ouvrage traite des rapports entre le temps et le livre, le temps et la lecture et s'articule autour de quatre types de temporalités : philosophique, littéraire, numérique et artistique, associées au livre, induites ou générées par ce dernier. Aux temps du livre répond l'espace du livre, un espace irréductible (la forme du livre) enserrant un temps, du temps, mais un espace poreux d'où s?échappent et s?épanouissent des temps multiples (celui de l'histoire, de a mémoire.). Le temps serait l'extériorisation de l'espace intérieur du livre. Si, selon Mallarmé, " le monde existe pour aboutir à un livre ", le livre ne serait-il pas cette forme vivante de concentration et de dilatation ultime du temps ...
Résumé : Ce livre nous fait voyager vers des textes littéraires, des récits personnels d'exil et des interrogations sur l'exode dans la vague des migrations du monde contemporain à l?échelle du globe. La question qui se pose est celle de la définition de l'écriture migrante, définition nécessairement mouvante selon que l'on s'intéresse aux artistes qui choisissent la problématique de l'exil pour mettre en scène un questionnement identitaire ontologique ou à ceux qui, ayant eux-mêmes subi ou choisi l'exil, transforment leur propre exil en un exercice d'espoir dans un double mouvement mnémonique et didactique. Qu'il s'agisse d'une littérature de migrants ou sur les migrants, d'exils politiques ou d'exils imaginaires, l'esthétique de la migrance se construit dans la fracture et dans la perte pour réaffirmer le droit à la vie à travers une nouvelle éducation du regard : celui du sujet sur lui-même et sur l'autre, celui de l'autre sur l'étranger. Dès lors l'exil ne saurait se concevoir simplement comme une expérience purement physique et accidentelle, mais devient la condition même de notre véritable relation à autrui, bouleversant les frontières commodes entre le dedans et le dehors, faisant de tout un chacun tour à tour " un étant qui chemine dans ce qu'il sait ou perçoit du monde " et dont les histoires se donnent à lire comme une " présence au monde [qui] déclenche une mise en mouvement, un obligé d'itinérance, un potentiel d'errance ".
Résumé : Invitant à voyager dans des mises en récit de soi, l'ouvrage présente ces nouvelles expérimentations artistiques en dialogue avec les pratiques du quotidien, en interrogeant le potentiel de refiguration des procédés mis en ouvre, la capacité des sujets à les mobiliser pour produire une expérience esthétique, laisser émerger un vécu, mais aussi visiter une mémoire ou la questionner, raconter une histoire ou seulement l?ébaucher, ouvrir aussi à d'autres virtualités. Entre histoire des représentations et histoire matérielle, études littéraires, visuelles, plastiques et études culturelles, les auteurs ayant contribué à cet ouvrage proposent ainsi différentes perspectives sur l?écriture visuelle de soi et sur ses procédés. Comment aujourd'hui, à l?ère des pratiques photographiques et filmiques amateurs, de la mobilité et de l'importance croissante du numérique, s?écrit visuellement l'intimité ? Selon quels procédés, découpages, montages opèrent les artistes actuels pour tracer les contours du soi contemporain et quels types de narration en proposent-ils ? Bien que partant des pratiques amateurs, c'est dans leur interaction avec les ouvres d'artistes contemporains que les contributeurs de cet ouvrage aborde la réflexion sur les récits visuels de l'intime. Par-delà les pratiques du quotidien, ce sont en effet les langages, les procédés, les mises en ordres artistiques qui en sont proposées (à travers des albums, des films, des récits photographiques, des romans graphiques, des documentaires audiovisuels, des productions muséographiques.) qui sont abordés ici.