Foucher Zarmanian Charlotte ; Kervran Sophie ; Agi
FATON
29,00 €
Epuisé
EAN :9782878443677
En 1954, l'historienne de l'art Agnès Humbert remarque dans son ouvrage Les Nabis et leur époque (1888-1900) qu' "il n'y a jamais eu de Nabie" . Certes, toutes les femmes qui gravitèrent autour de Mogens Ballin, József Rippl-Rónaï, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Maurice Denis, Georges Lacombe, Paul-Elie Ranson, Edouard Vuillard, Ker-Xavier Roussel, Aristide Maillol, Paul Sérusier, Georges Lacombe, ne sont pas à proprement parler des "Nabies" . Elles évoluèrent au sein du groupe, non comme artistes à part entière, mais bien comme collaboratrice, assistante, soutien moral, financier et affectif. Le rôle et l'action des femmes chez les Nabis sont présentés comme étant étroitement corrélés à ceux des hommes, épousant des conventions et des places qui sont à l'époque traditionnellement assignées aux femmes. Cet entourage peuplé d'épouses, de soeurs, de mères, de belles-mères et d'amantes se veut un point d'entrée pour regarder finement les conditions de réalisation, les logiques d'influences et les processus de création à l'oeuvre chez les Nabis. Dans le prolongement de plusieurs travaux récents, l'exposition souhaite questionner les tensions existantes entre l'oeuvre et l'ouvrage, l'esthétique et l'utile, l'art et l'artisanat, l'amateurisme et le professionnalisme, l'artiste et le modèle, l'actif et le passif, le visible et l'invisible, pour complexifier une vision qui a souvent été masculine, clivée et peu mixte du groupe.
Nombre de pages
208
Date de parution
14/06/2024
Poids
940g
Largeur
202mm
Plus d'informations
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EAN
9782878443677
Titre
Femmes chez les Nabis. De fil en aiguille
Auteur
Foucher Zarmanian Charlotte ; Kervran Sophie ; Agi
Editeur
FATON
Largeur
202
Poids
940
Date de parution
20240614
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Foucher Zarmanian Charlotte ; Marquié Hélène ; Duh
L'enjeu de cet ouvrage est de redonner aux artistes, effacées par l'Histoire, la place et la reconnaissance qu'elles méritent.Dans les histoires des différents domaines artistiques, maîtres, pédagogues, directeurs de lieux de production ou de diffusion, critiques, mécènes, historiens, ou encore syndicalistes sont autant de rôles le plus souvent déclinés au masculin, laissant croire qu'il n'y a pas eu, ou très peu, de femmes dans ces fonctions médiatrices. Alors que depuis une quarantaine d'années, les travaux autour de la présence des artistes femmes ont fortement contribué à la réécriture des histoires des arts, à soulever la question des impensés de l'historiographie et des valeurs sur lesquelles elle s'est construite, les recherches concernant les femmes dans ces missions moins en lumière, mais cependant indispensables à la création artistique et à sa diffusion, sont restées plus marginales. Le chantier est immense. Cette publication a pour objectif d'y concourir au travers de contributions concernant différents domaines ? arts plastiques et visuels, musique, théâtre et danse ? sur une période allant de la fin du XVIIe siècle à nos jours. D'un point de vue à la fois diachronique et synchronique, les questions abordées entrent en écho, permettant de saisir des continuités et des ruptures, des paradoxes et des cohérences, des spécificités propres à chaque domaine mais aussi des invariants. Au-delà de la (re)découverte de figures restées dans l'ombre, étudier au prisme des relations de genre la présence, la place, les trajectoires de femmes dans des activités de médiation permet aussi de décentrer le regard porté généralement sur les arts, pour considérer leur existence même comme intrinsèquement liée à des processus de circulation, de diffusion et de mises en réseaux ? des savoirs comme des personnes.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Le sculpteur bourguignon François Pompon est aujourd'hui célèbre dans le monde entier pour son Ours blanc. Déclinée à plusieurs centaines d'exemplaires cette oeuvre iconique des débuts de la modernité séduit toujours par sa dimension intemporelle ; elle démontre avec quel talent l'artiste parvient à capter l'essence de la forme et à saisir l'animal en mouvement. C'est d'ailleurs la version monumentale en plâtre exposée au Salon d'automne de Paris en 1922 qui vaut à l'artiste alors âgé de 67 ans une renommée aussi immédiate qu'universelle. Pourtant, Pompon a longtemps été praticien au service d'autres sculpteurs et son oeuvre personnelle reste fort mal connue. Cet ouvrage explore l'ensemble de la carrière de l'artiste et replacer sa production dans son contexte.
Cet ouvrage accompagne l'entrée au musée du Louvre d'un ensemble exceptionnel de cent pièces d'orfèvrerie française issues de la collection de Michel Lacoste. Par son ampleur et sa diversité, cette donation donnera lieu à une exposition éponyme, qui aura lieu au musée à partir du 25 juin 2026. Du XVIe au XXe siècle, de Pierre Mangot à Jean Puiforcat, cette sélection met en lumière l'évolution des formes, des usages et des goûts, avec une prédominance des XVIIe et XVIIIe siècles. Aux côtés des grands maîtres parisiens, tels Antoine Béguin, Daniel Cain ou encore Théodore Chastelain, l'ouvrage accorde une place essentielle aux productions provinciales, offrant une vision complète de l'orfèvrerie en France. Pièces de table, objets de toilette, luminaires : les typologies et styles présentés dessinent des pratiques sociales à travers les époques. Richement illustré, cet ouvrage offre un regard construit sur le collectionnisme et constitue une référence dans les arts décoratifs