Le Populisme climatique. Claude Allègre et Cie, enquête sur les ennemis de la science
Foucart Stéphane
DENOEL
19,25 €
Epuisé
EAN :9782207107478
Au fil de ses chroniques, de ses livres et de ses interviews, Claude Allègre ne cesse de relativiser le réchauffement climatique. Si l'éminent géologue rencontre un tel succès, c'est qu'il ne doit pas être loin de la vérité... Pourtant il n'y a aucune incertitude sérieuse, ni sur le fait que le climat terrestre se réchauffe, ni sur le fait que les activités humaines en sont les principales responsables. Comment le fossé s'est-il creusé en quelques années entre le monde scientifique, qui doute de moins en moins, et le public, qui doute de plus en plus, encouragé par le populisme de certains ? Des chercheurs qui ont bataillé, dans les années 1980, aux côtés des cigarettiers reprennent du service sur le dossier climatique et appliquent les mêmes stratégies que celles jadis mises en oeuvre pour minimiser les risques du tabac ou de l'amiante. Dans les coulisses de cette bataille, on trouve pèle mêle l'ignorance, le mensonge et la manipulation. Nombre d'intellectuels, aveuglés par leur naïveté, sont séduits et deviennent à leur tour les porte-parole des climato-sceptiques. Mais les mouvements écologistes ont aussi leur part de responsabilité dans cette dérive, notamment par leur recours à une médiatisation parfois outrancière. Le constat est glaçant : c'est tout un domaine d'étude dont la vérité est menacée de disparition. Au risque de démobiliser l'opinion et d'encourager l'inaction des politiques. La situation en France est très singulière. Deux éminents savants, Claude Allègre et Vincent Courtillot, en connivence avec d'influents think tanks, mènent croisade contre la science avec l'appui tacite ou non des institutions. Fruit d'une enquête minutieuse, Le Populisme climatique dévoile leurs arguments, leurs réseaux et leurs agissements de ces dernières années et révèle de toute éthique scientifique
Nombre de pages
315
Date de parution
28/10/2010
Poids
346g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782207107478
Titre
Le Populisme climatique. Claude Allègre et Cie, enquête sur les ennemis de la science
Auteur
Foucart Stéphane
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
346
Date de parution
20101028
Nombre de pages
315,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Revue de presse Stéphane Foucart est journaliste scientifique au Monde et s'intéresse en particulier à la climatologie. En 2012 il a reçu, avec Sylvestre Huet, le prix Diderot-Curien.
En 2009, au sommet de Copenhague, la communauté internationale, qui se retrouve en novembre 2015 à Paris, promettait de maintenir le réchauffement sous le seuil d'une augmentation de 2°C, par rapport à la température moyenne de la période préindustrielle. Cet engagement ne sera pas respecté. Il est désormais trop tard : les Etats-Unis devraient faire baisser leurs émissions de 15 % par an, la Chine de 10 % par an, l'Europe de 6 % par an. Vu les inerties combinées du système économique mondial et de la machine climatique, il est devenu illusoire de conserver un climat stabilisé sous cette limite. Le temps que nous avions pour agir, nous l'avons perdu en tergiversations, en vaines discussions. Comment et pourquoi la science climatique a-t-elle été si longtemps ignorée, relativisée, mise en doute ? Pourquoi des chercheurs qui ont bataillé, dans les années 1980, aux côtés des cigarettiers reprennent-ils du service sur le dossier climatique et appliquent-ils les mêmes stratégies que celles jadis mises en oeuvre pour minimiser les risques du tabac ou de l'amiante ? Dans les coulisses de cette bataille, où Stéphane Foucart nous fait pénétrer, le lecteur trouve pêle mêle l'ignorance, le mensonge et la manipulation. Le constat est glaçant : c'est tout un domaine d'étude dont la vérité est menacée de disparition . Au risque de démobiliser l'opinion et d'encourager l'inaction des politiques et d'abandonner toute éthique scientifique. Cet ouvrage a originellement paru chez Denoel en 2010 sous le titre Le populisme climatique. Enquete sur Claude Allègre et les ennemis de la science .
2007-2008 : la crise des subprimes plonge le monde entier dans la stupeur. Personne ou presque ne l'a vue venir, surtout pas les économistes, aussi médusés qu'une congrégation antique de prêtres-astrologues confrontés à l'incurie de ses oracles. L'économie n'est-elle pas une science infaillible ? S'apparenterait-elle plutôt à une religion ? Dans l'Occident post-religieux, le discours économique semble en effet avoir pris la place du sacré. Ce culte a pour valeurs cardinales la liberté d'agir et d'entreprendre, pour idéal l'équilibre et pour credo l'infinitude du monde physique - condition sine qua non à la satisfaction de l'appétit insatiable des Marchés. Il a ses Bourses, semblables à des temples gréco-romains, et dont les indices reflètent l'humeur des dieux. Il a ses rites de consommation et leur calendrier, de Noël aux soldes. Il a son clergé, le monde de la finance, et ses archiprêtres, les grands banquiers centraux qui chuchotent à l'oreille des Marchés. Eux seuls sont capables d'apaiser la voracité des Dieux, faisant au besoin apparaître de la monnaie ex nihilo et créant de la valeur comme Jésus multipliait les pains. C'est une tâche délicate : le moindre faux pas risque de créer la colère brutale des Marchés. Comme le christianisme a combattu l'astronomie et la biologie avant lui, ce culte nouveau s'affronte aux sciences qui lui fixent des limites, l'écologie au premier chef. L'économie a remplacé l'autorité dont était investie l'Eglise, produisant un discours de plus en plus brutal : à chaque chose (ou presque) il faut un Marché, et à chaque Marché il faut offrir satisfaction. Une fascinante enquête historico-économique à la recherche des ressorts profonds du système économique qui nous régit.
Un pan entier de l'activité des grandes entreprises consiste aujourd'hui à manipuler la science. Confrontés aux faits, les industriels utilisent le discours scientifique comme un instrument de propagande pour instiller le doute. Les fabricants de tabac sont les premiers à avoir recruté des faux experts, fait publier des études biaisées, organisé des fausses conférences scientifiques et corrompu des sociétés savantes afin de convaincre que le tabac n'était peut-être pas responsable du cancer du poumon. Les mêmes procédés ont été remis au goût du jour pour dédouaner l'amiante de ses méfaits, pour relativiser ou nier le réchauffement climatique, pour faire du déclin des abeilles un «mystère» sans lien avec les nouvelles générations d'insecticides. Ils sont également à l'?uvre dans l'affaire du bisphénol A, l'un des plus graves scandales sanitaires de ces dernières décennies. Quant au «débat» sur les OGM, cela fait bien longtemps qu'il n'a plus rien à voir avec la science. Les intérêts en jeu sont trop colossaux pour laisser les chercheurs s'exprimer librement... Au-delà de tout militantisme, La Fabrique du mensonge décortique les mécanismes de ces man?uvres et montre comment abîmer la science et détruire le savoir met nos vies en danger.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...